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    Une impossible unité politique ?

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    By Antoine Courban on 21 octobre 2021 à la une

    (Capture d’écran montrant un homme, posté derrière une ambulance, tirer au fusil automatique, jeudi 14 octobre, à Beyrouth. © Twitter)

    Jeudi 14 octobre 2021 : six heures d’une miniguerre civile comme en 1975-1990, sur les mêmes lignes de démarcation. Qui a tiré le premier ? Qui a allumé le brasier ? Autant demander qui a tué Maarouf Saad en mars 1975 ou qui a planifié le passage de l’autobus de Aïn el-Remmané le 13 avril de la même année, plongeant le Liban dans une guerre civile qui ne parvient pas à prendre fin en 2021.

     

     

    Regardant les images dantesques des échanges armés, tout homme doté de raison pouvait se dire : mais pourquoi n’a-t-on jamais mis en application la première clause de l’accord de Taëf de 1989, qui exige la dissolution des milices et le ramassage des armes ? Dans quel but a-t-on sciemment laissé intact l’arsenal des miliciens khomeynistes du Hezbollah et de son acolyte Amal ? La réponse se trouve dans l’émergence de la révolution islamique iranienne en 1979, et de sa doctrine eschatologique et millénariste de la wilayet el-faqih, ou vicariat du jurisconsulte, expression théologique pour dire l’extension d’un nouvel empire perse étendant son hégémonie du golfe Arabique jusqu’à la Méditerranée, en passant par le contrôle des détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, ainsi que des rivages du Levant.

    Rien de ce qui se passe à Beyrouth ne peut donc ignorer les intérêts géostratégiques du régime des mollahs de Téhéran. Est-ce la bonne grille de lecture pour comprendre la férocité inouïe avec laquelle le tandem khomeyniste Hezbollah-Amal lutte pour torpiller l’enquête sur la double explosion du port de Beyrouth le 4 août 2020 ? S’agit-il seulement d’une question de stockage de matériel prohibé de contrebande ou s’agit-il de plus que cela ? Mais que représente donc le port de Beyrouth pour le régime iranien prêt à tout pour défendre son programme nucléaire ? Est-ce la bonne question à poser, au-delà des vulgaires compromissions de quelques hauts fonctionnaires, magistrats et politiciens corrompus du Liban ? Est-ce que l’intérêt stratégique majeur de Téhéran exige que l’enquête sur la double explosion du 4 août 2020 à Beyrouth soit clôturée toutes affaires cessantes ?

    À la lumière de ces questions, on peut mieux comprendre la détermination fermement affichée du tandem khomeyniste libanais : « Choisissez : ou la guerre civile dévastatrice ou la clôture de cette enquête par n’importe quel moyen. » Au prix du viol de la règle du droit et de la loi ? À n’importe quel prix. Tel était le sens du message de la « protestation » contre le juge Tarek Bitar du jeudi 14 octobre.

    En réalité, il vaut mieux parler de deux manifestations simultanées ou successives en ce jour funeste. Dans un premier temps, on nous dit que des « élites intellectuelles » se sont rendues au Palais de justice pour protester. Et puis, on ne sait trop comment (et on ne le saura jamais), on a vu des hordes de bassidjis armés jusqu’aux dents, comme ceux du bazar de Téhéran, assaillir, à la mitraille, les quartiers résidentiels de Badaro, Furn el-Chebback, Aïn el-Remmané et Tayouné qui se sont retrouvés en état de légitime défense. Le reste de la journée appartient désormais à l’histoire sanglante du Liban qui dure depuis 1820.

    Le second temps de la manifestation, l’attaque des bassidjis, n’avait rien à voir avec une protestation démocratique contre les dérives supposées de l’enquête judiciaire. Techniquement et politiquement, c’était une authentique ratonnade d’une horde guerrière lançant son cri de guerre « Chiaa, chiaa, chiaa » qu’on a si souvent entendu quand les mêmes bandes, droguées de haine, venaient tabasser, avec leurs gourdins et leurs chaînes, les manifestants civils des journées mémorables d’octobre 2019 qu’il ne faut plus appeler « révolution ». Que faisait l’armée pendant ces six heures de razzia destructrice ? Seule l’enquête pourra le dire.

    La seule conclusion qu’on pourrait tirer de cette journée de ratonnade, c’est que le Liban unitaire est en train de se désagréger à grande vitesse. Le scrutin législatif du printemps 2022 s’éloigne de plus en plus, ainsi que l’élection présidentielle de l’automne prochain. On voit mal comment, à l’ombre d’un tel arsenal, la population pourrait sereinement exprimer son vote. Il y a clairement un Liban iranisé khomeyniste à dominante chiite comportant d’autres composantes confessionnelles. Mais il y a aussi un Liban souverainiste multiconfessionnel qu’il serait dramatique de qualifier de « chrétien » car il ne l’est pas majoritairement.

    Toute la question est : comment organiser la séparation de corps entre ces deux entités sans effusion de sang, sans massacres, sans violences barbares, sans délires identitaires. Telle est la lourde tâche pour reconstituer l’unité politique apparemment perdue. Une formule décentralisée et fédérative ? Toute fédération implique un État central souverain en matière de défense, de diplomatie et de finances ; la Belgique en est une bonne illustration. Le Liban dispose des outils constitutionnels et légaux nécessaires pour aménager cela : la Constitution de Taëf ainsi que les résolutions internationales 1559 et 170.

    *Beyrouth

    OLJ

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