Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une L'Orient Le Jour

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      Recent
      18 janvier 2026

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      10 janvier 2026

      Pourquoi la pomme de la tyrannie tombe-t-elle toujours ?

      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Categories»à la une»Les sanctions provoquent un choc financier majeur à Moscou

    Les sanctions provoquent un choc financier majeur à Moscou

    0
    By Florentin Collomp on 1 mars 2022 à la une

    PENDANT que ses troupes bombardaient Kharkiv, Vladimir Poutine « s’occupait » de l’économie, lundi, a fait savoir le Kremlin. L’adoption expresse d’une série de sanctions par les Occidentaux pendant le week-end a plongé la Russie dans un ouragan financier.

    En réaction au bannissement d’une grande partie des banques russes du réseau international de paiement Swift et de toute transaction avec la banque centrale russe, le rouble s’est effondré de près de 30 % lundi matin, avant de regagner une partie du terrain dans la journée. En réaction, la banque centrale a plus que doublé son taux directeur, à 20 %.

    « C’est un choc financier très fort, commente Ana Boata, chef économiste d’Euler Hermes. La banque centrale tente de stabiliser sa monnaie par les taux parce qu’elle a peu de marge de manœuvre pour le faire par ses réserves de change. »

    Le Royaume-Uni a annoncé ­lundi le gel « dans les jours à venir » des avoirs de toutes les banques russes sur son territoire. Le train de sanctions de l’Union européenne et du G7 – auquel s’est jointe la Suisse, rompant avec sa neutralité habituelle – touche directement Vladimir Poutine au portefeuille. En gelant les actifs de la banque centrale russe à l’étranger, il le prive de la jouissance de 40 à 50 % de son trésor de guerre de 630 milliards de dollars accumulé ces dernières années en devises et en or.

    Panique bancaire

    Pendant le week-end, les files d’attente s’allongeaient aux guichets automatiques des banques à Moscou. Les Russes cherchent à se procurer des devises, voire des liqui­dités de précaution en roubles, faisant craindre une panique bancaire. « Il n’y a pas vraiment de panique, mais une très vive inquiétude. Les gens sont au courant de ce qui se passe », relativise Chris Weafer, consultant de Macro-Advisory, basé à Moscou.
    Pour limiter la casse, les marchés financiers russes sont restés fermés toute la journée de lundi. L’ouverture – si elle a lieu – ce mardi risque de voir se produire la correction redoutée. Les entreprises russes cotées à l’étranger ont dévissé : – 75 % pour Gazprom, – 69 % pour Lukoil ou – 46 % pour Rosneft en cours de séance à Londres. L’action Sberbank, plus importante banque ­russe, a plongé de 77 % après que la Banque centrale européenne a averti d’un risque de faillite de ses filiales en Slovénie et en Croatie.

    La patronne de la banque centrale russe, Elvira Nabiullina, toute de noire vêtue lors d’une réunion avec le maître du Kremlin, a mis en place un contrôle des capitaux. Les résidents ont interdiction de transférer des devises à l’étranger. Les exportateurs, comme les producteurs d’hydrocarbures Gazprom et Rosneft, doivent quant à eux convertir en roubles 80 % de leurs revenus en devises.

    Double peine

    « Nous voyons un scénario qui consiste à essayer de dégager des marges de manœuvre pour éviter un défaut de paiement », commente Ana Boata. La Russie fait face à la double peine d’un sursaut inflationniste assorti d’une forte récession. Son PIB pourrait chuter de 5 % à 10 % cette année, selon de premières estimations d’économistes. « Nous naviguons en territoire inconnu. Ces sanctions sont sans précédent, appliquées si rapidement avec une telle coordination par tant de pays à la fois. Elles commencent déjà à produire un effet dramatique sur l’économie russe », constate Elina Ribakova, de l’Institute of International Finance, à Washington.

    Aussi préoccupante soit-elle, la situation ne revient pourtant pas tout à fait à un Armaguédon. En exemptant certaines banques clés de l’interdiction de Swift, les ­Occidentaux ont montré un intérêt bien compris. En gardant ouvert le robinet au gaz et au pétrole russes, ils préservent aussi celui des devises pour Moscou, qui devrait ­pouvoir compter sur 20 à 25 milliards de dollars de surplus net par mois.

    Les échanges commerciaux hors énergie avec l’Occident risquent toutefois de pâtir de l’embargo. « Les gens sont très nerveux à l’idée de passer des contrats commerciaux avec la Russie, étant donné l’incertitude », rapporte Caroline Bain, spécialiste des matières premières chez Capital Economics.
    « Les sanctions sont lourdes, elles posent problème… mais la Russie a tout le potentiel nécessaire pour compenser les dommages », tempère le porte-parole du Kremlin. Elle a notamment développé ses liens avec d’autres pays, dont la Chine, et sécurisé ses échanges en devises alternatives au dollar ou à l’euro, comme le yuan. Elle tente d’inciter ses alliés à se connecter à son propre système d’échanges financiers, bâti pour contourner Swift.

    Au bout du compte, insiste Chris Weafer, « ce sont surtout les citoyens ou les petites entreprises qui vont souffrir, en raison de l’inflation et de la difficulté d’accès au crédit ».
    LE FIGARO
    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleAprès l’Ukraine, la guerre en Méditerranée?
    Next Article Les Occidentaux s’interrogent après les menaces nucléaires de Poutine
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Correction on “Inside the Bank Audi Play Article”! 28 janvier 2026 Samara Azzi
    • Federalism Is the Only Shield Lebanon and Iraq Have Left in a Nuclearizing Middle East 25 janvier 2026 Walid Sinno
    • The Panic Seeps to Dodge City 25 janvier 2026 Khalil Youssef Beidas
    • Inside the Bank Audi Play: How Public Money Became Private Profit 23 janvier 2026 Samara Azzi
    • A necessary conversation: On Cyprus, security, and the missing half of the story 22 janvier 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • الإدعاء الألماني طلب مصادرة ممتلكات لرياض سلامة وآخرين بقيمة 42 مليون دولار 29 janvier 2026 رويترز
    • مير حسين موسوي: “انتهت اللعبة” 29 janvier 2026 شفاف- خاص
    • “أبو عُمَر”: واحد إم إثنان؟ 28 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • (شاهد الفيديو ولا تضحك): “دويلة تعتقل دولة وتصادر شاحنتي سلاح مُهَرَّب من سوريا! 27 janvier 2026 إم تي في
    • لِشهرين أم لِسنتين: الانتخابات النيابية مؤجّلة حُكماً! 25 janvier 2026 كمال ريشا
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz