Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Shaffaf Exclusive

      Réunion tendue du cabinet : différend entre le Premier ministre et le chef d’état-major des armées, qui a menacé de démissionner !

      Recent
      3 mars 2026

      Réunion tendue du cabinet : différend entre le Premier ministre et le chef d’état-major des armées, qui a menacé de démissionner !

      27 février 2026

      En Arabie saoudite, le retour au réalisme de « MBS », contraint d’en rabattre sur ses projets pharaoniques

      18 février 2026

      À Benghazi, quinze ans après, les espoirs déçus de la révolution libyenne

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Actualités»«Erdogan : 50% des Turcs l’adorent, 50 % le haïssent»

    «Erdogan : 50% des Turcs l’adorent, 50 % le haïssent»

    0
    By Le Figaro on 2 novembre 2015 Actualités
    Par Eugénie Bastié

    INTERVIEW – Pour le politologue turc, Ahmet Insel, si le président turc Recep Tayyip Erdogan a remporté la majorité aux législatives de dimanche, c’est grâce à sa stratégie «moi ou le chaos».

    LE FIGARO – Recep Tayyip Erdogan et son parti islamo-conservateur l’AKP ont obtenu la majorité dimanche, après l’avoir perdu en juin dernier. Cette victoire est-elle étonnante? Comment l’expliquer?

    AHMET INSEL* – Une victoire si large est étonnante en effet. Toutes les enquêtes d’opinion, même celles d’instituts proches de l’AKP, ont sous-estimé le report de voix: les sondages les plus favorables mettaient l’AKP à 46 %, il a obtenu 49,4 % des suffrages. La menace «moi ou le chaos» a fonctionné. Il faut dire que les Turcs ont assisté ces derniers mois à la concrétisation de scènes de chaos, avec l’attentat très meurtrier de la branche turque de Daech début octobre à Ankara ou encore dans des villes kurdes où les jeunes radicaux dressaient des barricades et agressaient les forces de l’ordre.

    L’incapacité des partis d’opposition à faire une coalition en juin dernier a aussi été sanctionnée. Le grand perdant de cette élection c’est d’ailleurs le parti d’extrême droite MHP qui a vu deux millions de ses électeurs rejoindre l’AKP. Après le 7 juin, c’est lui qui avait bloqué toute solution de coalition en refusant de s’allier avec Erdogan. C’est le parti du non pour tout.

    En Turquie, le centre de gravité de la politique est par ailleurs fortement à droite. Il y a un bloc incompressible de 60 % d’électeurs sunnites nationalistes conservateurs.

    Est-ce le vote de la peur ou bien le président bénéficie-t-il d’une vraie popularité?

    La popularité d’Erdogan est à deux faces: 50 % de la population le hait, 50 % l’adore. Les Turcs ont peur des Kurdes, et de la possibilité d’une nouvelle guerre civile, c’est pourquoi ils ont fait le choix de la stabilité avec l’AKP. Les scènes de violence dans les villes kurdes, les déclarations autonomistes de certains dirigeants du PKK (parti autonomiste kurde, considéré comme terroriste par le gouvernement) ont aussi effrayé la classe moyenne kurde, qui s’est détourné du parti de gauche pro-kurde le HDP. Le PKK est donc en partie responsable de l’échec du HDP. C’est une leçon: la stratégie de la tension, de la violence, du conflit, ne sont pas récompensés dans les urnes. Au contraire, elles poussent les gens à voter pour un chef autoritaire, et renforcent Erdogan, qui se présentait dans la campagne comme celui qui mettrait en œuvre le processus de paix.

    Peut-on s’attendre à un regain d’autoritarisme de la part d’Erdogan fort de sa nouvelle légitimité?

    Pas un regain, mais une poursuite d’un autoritarisme qui n’a jamais ralenti en intensité! Nous sommes entrés en Turquie dans l’ère d’un régime présidentiel de fait, à défaut d’être de droit (la Constitution ne le reconnaît pas). En Août 2014, Erdogan devenait le premier président turc élu au suffrage universel (52 % au premier tour). Cette large majorité parlementaire confirme et renforce sa légitimité. Il a les mains libres pour imposer son régime présidentiel.

    *Ahmet Insel, est politologue en Turquie, et vice-président de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Il est l’auteur de La nouvelle Turquie d’Erdogan (La Découverte, mai 2015).

    Le Figaro

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleSaisies de drogue record à l’aéroport de Beyrouth
    Next Article Crash dans le Sinaï : « L’avion était incontrôlable, il ne volait pas mais tombait »
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Scoop: French plan to end Lebanon war includes recognition of Israel 15 mars 2026 Axios
    • Iran Alone 13 mars 2026 General Yoav Gallant
    • A Farewell to a Mind That Spoke with History: In memory of Prof. Dr. İlber Ortaylı 13 mars 2026 Yusuf Kanli
    • Lebanon’s failure to disarm Hezbollah keeps doing greater damage 13 mars 2026 Hussain Abdul-Hussain
    • Mojtaba Khamenei: From silent heir to Supreme Leader 12 mars 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • كيف أصبحت إيران شيعية سنة 1501؟ 15 mars 2026 يان ريشار
    • كيف تحول التيار الرسمي للقوميين العرب إلى معادين للعروبة؟ 14 mars 2026 حسين الوادعي
    • تقييم متشائم: بأُمرة “الحرس” مباشرةً، 30 الف مقاتل في حزب الله ومعركة طويلة 13 mars 2026 خاص بالشفاف
    • 500 ألف دولار شهريا لنبيه برّي لدعم نفوذ إيران في بيروت 12 mars 2026 إيران إنترناشينال
    • بالفيديو والصور: بلدية صيدا “قَبَعت” القرض الحسن من شارع رياض الصلح! 12 mars 2026 خاص بالشفاف
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz