Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Walid Sinno

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      Recent
      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      30 décembre 2025

      La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?

      23 décembre 2025

      Au Liban, une réforme cruciale pour sortir enfin de la crise

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Actualités»Scandale de dopage : tempête politique au Sénégal après les propos de Lamine Diack

    Scandale de dopage : tempête politique au Sénégal après les propos de Lamine Diack

    0
    By Le Monde on 21 décembre 2015 Actualités

    Par Cyril Bensimon (avec Yann Bouchez)

     

    Il y a dans les aveux de Lamine Diack de quoi nourrir un scandale d’Etat au Sénégal. En reconnaissant devant des enquêteurs français, comme l’a révélé Le Monde vendredi 18 décembre, qu’il avait couvert des athlètes russes soupçonnés de dopage en contrepartie de financements des campagnes de l’opposition sénégalaise en 2009 puis en 2012 par Moscou, l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) ne pouvait ignorer l’impact de ses déclarations à Dakar. Il s’est d’ailleurs gardé de citer nommément les dirigeants politiques bénéficiaires de ces actes de corruption.

    Dans les heures qui ont suivi la publication d’extraits de son audition, le vieil homme de 82 ans, passé par de hautes fonctions politiques au Sénégal avant de prendre la tête de l’athlétisme mondial puis de se retrouver mis en examen le 3 novembre pour « corruption passive » et « blanchiment aggravé », s’est employé à calmer la polémique et à dédouanerMacky Sall, au pouvoir depuis sa victoire de 2012 sur Abdoulaye Wade.

    « En dehors du président en exercice, il y avait 13 autres candidats. Il y avait des jeunes qui s’étaient mobilisés et j’ai misé sur eux. Je les ai financés (…). Mais je n’ai pas financé un candidat particulier. (…) Je ne suis le copain de personne. Le président Macky Sall, je ne l’ai vu qu’après sa victoire contre Wade, pas avant », a déclaré Lamine Diack sur RFM, une radio locale. Ce dernier, contrairement à ce que plusieurs médias – dont Le Monde dans un résumé erroné – ont affirmé, n’a pas mentionné la campagne de M. Sall comme bénéficiaire de ces versements.

    A l’en croire, ce sont tout d’abord « 400-450 000 euros pour la campagne » des élections municipales de 2009 marquées par la défaite de Karim Wade, le fils et héritier putatif d’Abdoulaye Wade, puis « environ 1,5 million d’euros » pour la présidentielle et les législatives de 2012 qui sont venus « nécessairement du gouvernement » russe.

    Lire aussi : Les incroyables confessions de Lamine Diack, ex-président de la Fédération internationale d’athlétisme

    Démentis

    Les démentis en provenance de Moscou ou de la présidence à Dakar n’ont été d’aucun effet sur le Parti démocratique sénégalais (PDS), qui n’attendait pas meilleure occasion pourattaquer le pouvoir sur le terrain de l’argent sale. Le parti « libéral » vit toujours dans l’ombre tutélaire d’un Wade père bientôt nonagénaire et se bat pour la libération de son fils condamné en mars à six ans de prison pour « enrichissement illicite ». « Nous demandons à Macky Sall qu’il nous dise s’il fait partie des opposants financés par l’argent du dopage et de la corruption », somme l’ancien ministre de la justice Amadou Sall, sans oublier de faire le détail de la déclaration de patrimoine de « ce chef d’Etat qui a promis une gestion vertueuse et transparente et qui a, avec son épouse, 35 véhicules immatriculés, une dizaine de villas dont un appartement à Houston ».

    Oumar Sarr, le secrétaire général adjoint du PDS, a été interpellé samedi matin après avoir porté des accusations du même ordre et Massamba M’baye, le directeur du groupe D-Média, qui avait organisé un débat sur le sujet vendredi, a passé la journée suivante aux mains de la police. Nul doute qu’Abdoulaye Wade, depuis son pavillon versaillais où il s’est retiré, savoure en silence.

    Si les propos de Lamine Diack sont avérés, reste une question : à qui ont profité les fonds en provenance de Russie ? Les options sont peu nombreuses, selon le politologue et éditorialiste Babacar Justin Ndiaye : « Poutine n’aurait pas voulu soutenir un second couteau et il n’y avait que quatre ténors de l’opposition en 2012 : Macky Sall, Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse et Idrissa Seck. » Les trois derniers cités ont soutenu le premier lors du second tour.

    « Rétrospectivement, il apparaît que les électeurs avaient le choix (cornélien) entre une dynastie des Wade qui creuse la tombe de la démocratie et une alternative qui évapore la souveraineté nationale », analyse-t-il encore sur le site Dakaractu.com.

    Selon les documents auxquels Le Monde a eu accès, à la question du juge Van Ruymbeke : « Avez-vous fait part de cette décision d’aide aux opposants ?

    – Oui, en leur disant que l’aide venait des Russes », a répondu Lamine Diack.

    « Ont-ils reçu l’aide ?

    – Oui. »

    LE MONDE  

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleSuspendus huit ans par la FIFA, Michel Platini et Joseph Blatter menacent de saisir la justice
    Next Article Platini-Blatter, un logiciel spécial a fait éclater l’affaire
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Talk and Plot: Teheran Double Game with the Sharaa Regime 6 janvier 2026 Shaffaf Exclusive
    • When “law enforcement” looks like piracy: The Maduro seizure, Türkiye’s caution, and the “precedent” problem 5 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • The Financial Stabilization and Deposits Repayment Act: A Controversial Step in Lebanon’s Crisis Management 5 janvier 2026 Samara Azzi
    • Why Ankara Sees Israels’s Latest Moves As A Strategic Challenge 1 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • Writing Off the State’s Debt to BDL Is Not Reform — It Is Amnesty by Another Name 28 décembre 2025 Walid Sinno
    Flux Articles récents en arabe
    • بدلاً من معالجة مشكلة النفايات: حملات على قرارات صيدا وعلى حساب الناس وصحتهم 9 janvier 2026 وفيق هواري
    • ( شاهد الفيديو) الحاكم للرأي العام:  استرداد الأموال المختلسة، وأصول المركزي، سيوفر السيولة لسداد حقوق المودعين 8 janvier 2026 الشفّاف
    • رسالة مفتوحة من المخرج الإيراني “محسن مخملباف” إلى “رضا بهلوي” 8 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • البنوك اللبنانية: أعذارُكم لم تَعُد مقبولة! 8 janvier 2026 وليد سنّو
    • نتائج تدخل بيونغيانغ في الحرب الأوكرانية 7 janvier 2026 د. عبدالله المدني
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Nord Dach dans «En Syrie, il y a des meurtres et des kidnappings d’Alaouites tous les jours», alerte Fabrice Balanche
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz