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    You are at:Home»Categories»à la une»Liban: SOS libertés publiques

    Liban: SOS libertés publiques

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    By Antoine Courban on 16 octobre 2018 à la une

    Les libertés publiques sont-elles en danger au Liban ? Est-il possible qu’un pays rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme puisse, de manière cavalière et arrogante, bafouer ces droits élémentaires ? On connaît la crise politique qui paralyse l’État ; on est conscient de la mainmise iranienne, via le Hezbollah libanais, sur les rouages institutionnels ; on appréhende avec grande angoisse la débâcle économique imminente. Faut-il encore assister sans réagir au muselage de l’opinion publique par un pouvoir qui se dit « fort » ?

     

    On peut penser ce qu’on veut du Dr Farès Souhaid, ancien député et secrétaire général de la défunte coalition du 14 Mars. Président fondateur du Rassemblement de Saydet-el-Jabal, il s’est vu interdire l’accès de deux grands hôtels de Beyrouth où il avait demandé de louer une salle afin de tenir les assises annuelles de son mouvement. Des informations ont filtré comme quoi les établissements en question auraient subi de fortes pressions de la part du Hezbollah, face au mutisme assourdissant des autorités libanaises.

    Qui est dérangé par le Dr Souhaid ? Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il n’en demeure pas moins que son parcours plaide en faveur de son patriotisme sans concession, de son attachement à la souveraineté de son pays, de son respect scrupuleux de l’État de droit ainsi que de sa fidélité indéfectible à l’esprit du vivre-ensemble que la culture du vieux parti de Béchara el-Khoury, le Destour, lui avait inculqué. De toutes les figures de l’establishment politique libanais, le Dr Souhaid est sans conteste un ardent défenseur de la formule libanaise de ce vivre-ensemble. On peut ne pas souscrire aux options politiques du Dr Souhaid, mais nul n’a le droit de se permettre de le réduire au silence quand il s’agit d’exprimer son opinion, quitte à dénoncer ce qu’il appelle « l’occupation iranienne du Liban ». Selon lui, après l’hégémonie armée palestinienne, après l’occupation militaire syrienne, le Liban ploie aujourd’hui sous une occupation d’un type particulier. Politiquement, elle est iranienne ;  mais sur le terrain, elle est exercée par des Libanais membres de la milice Hezbollah. L’État libanais se trouve ainsi en pleine schizophrénie.

    Nombreux sont ceux qui font contre mauvaise fortune bon cœur et se disent : « Tant qu’on n’est pas plus fort que le Hezbollah, jouons le jeu de la conciliation. » Le Dr Souhaid est de ceux qui refusent justement de plier l’échine au nom du fameux « consensus », notamment celui de novembre 2016 qui permit au général Michel Aoun d’accéder à la présidence de la République. C’est ce qui lui vaut sans doute l’ire des forces de facto. Le Dr Souhaid n’a jamais caché ses positions. C’est son droit le plus strict de répandre ses idées comme il l’entend, en vertu de l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

    On peut comprendre le jeu politicien des forces de facto qui exercent leur hégémonie sur l’État libanais. Leur rôle naturel est de faire peur afin de museler toute opposition possible. Mais le silence des autorités libanaises est inadmissible car il couvre la violation du droit. Cela nous remet en mémoire ce que disait Michel el-Khoury, fils du président Béchara el-Khoury, en novembre 2004 lors d’un hommage organisé en l’honneur de Sélim Takla à la faculté de droit. Évoquant « l’esprit de cette société consensuelle », fruit d’une longue tradition consacrée par le pacte de 1943, il constate que cet esprit est bafoué : « On refuse au vouloir-vivre-ensemble toute velléité de se réformer ; on le remplace par un devoir-vivre-ensemble dans une unité de commande appelée “communauté de destin” et on dicte à des figurants serviles un déluge de mots qu’on veut nous faire prendre pour un torrent de leçons de politique et de morale. Il s’est ensuivi une érosion progressive de la notion même d’indépendance. »

    Ces paroles prononcées en 2004 sont aujourd’hui d’actualité. Ce n’est plus la « communauté de destin » qu’on veut imposer, mais tout simplement l’obéissance servile aux intérêts de l’étranger. Le harcèlement du Dr Souhaid traduit le retour en force de l’ancien occupant.

    Les libertés publiques au Liban sont aujourd’hui en danger.

    acourban@gmail.com

    *Beyrouth

    L’Orient Le jour

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