Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Walid Sinno

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      Recent
      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      30 décembre 2025

      La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?

      23 décembre 2025

      Au Liban, une réforme cruciale pour sortir enfin de la crise

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Categories»à la une»Échec au muscle

    Échec au muscle

    0
    By Issa Goraieb on 27 novembre 2019 à la une

    Légitime certes est l’inquiétude, mêlée d’indignation et de colère, qu’inspire l’intrusion de la violence milicienne dans les événements historiques, exaltants, que vit le pays depuis le 17 octobre. Intimider, effrayer, terroriser et balayer ainsi toute velléité d’opposition, tels sont bien d’ailleurs les objectifs, naturels si l’on peut dire, de toute violence programmée, organisée ; ce n’est là, en fait, que le b.a.-ba du fascisme.

     

    Cette fois cependant, le peuple épris de paix, d’unité, de justice et de dignité n’est pas seul à s’alarmer. Si les patrons des cogneurs, casseurs et provocateurs ont, plus d’une fois, lancé leurs hordes à l’assaut des manifestants, s’ils en sont venus à de telles – et aussi hasardeuses – extrémités, c’est parce que le contrôle de la situation leur échappait. C’est parce que pour la première fois ils ont senti le sol se dérober sous leurs pieds, leurs chasses gardées n’échappant guère à ce soudain glissement de terrain.

    Déjà dans son premier commentaire sur la révolution naissante, le chef du Hezbollah évoquait les risques de guerre civile que comportait une contestation résolue à déboulonner les idoles consacrées. Or cette touchante préoccupation de Hassan Nasrallah n’était en réalité qu’une menace à peine voilée : celle, on l’aura aisément compris, d’être le premier à dégainer. C’est ce sinistre message qu’étaient chargés de préciser les hooligans envoyés attaquer les manifestants à l’aide de gourdins ou de jets de projectiles divers, comme à se livrer à des actes de vandalisme dans des quartiers bien ciblés de la capitale. À plus d’un titre, leurs patrons n’en sortent guère grandis.

    Que le Hezbollah et le mouvement Amal aient tombé le masque pour afficher leur nature et leur vocation essentiellement milicienne n’est certes pas chose nouvelle, du moins pour ceux qui se donnaient seulement la peine de voir. Voilà, en revanche, que l’intolérable arrogance de la provocation se double d’une incroyable maladresse. Comment ainsi a-t-on imaginé pouvoir opposer aux slogans d’unité arborés par la révolte populaire des serments de fidélité à des leaders sectaires et même au régime meurtrier de Bachar al-Assad ? Dans quel but les assaillants clamaient-ils à pleine gorge leur chiisme face à des foules rassemblant toutes les communautés libanaises, sinon pour attiser les tensions, tant locales que régionales, entre les deux branches majeures de l’islam? Quelle tortueuse logique guidait-elle ces hargneuses incursions de casseurs dans un quartier d’Achrafié, au risque d’entamer la couverture chrétienne que s’obstinent à fournir au Hezbollah les partisans du président Michel Aoun ?

    De toutes ces atteintes portées au tissu socioculturel libanais, la plus insensée demeure cependant l’insulte faite par les milices à leur propre environnement communautaire, qu’elles croyaient à jamais verrouillé. Quasiment partout en province comme à Beyrouth, un nombre notable de citoyens chiites ont héroïquement brisé tous les tabous pour se joindre à la contestation. Pour s’affirmer en tant que Libanais chiites, et non que chiites libanais mâtinés d’iranien, comme le voudraient ceux qui prétendent leur dicter leur identité. Pour se dédier à la culture de la vie, non du martyre enduré sur les chemins de traverse de Syrie ou du Yémen. Pour se fondre dans un peuple voué au même destin, pas pour faire chambre à part et se laisser enfermer dans des ghettos armés, où même leur bouquet de télévision câblée est aujourd’hui censuré par les maîtres des lieux …

    À l’heure où se profile un volontaire pour la succession du Premier ministre démissionnaire Saad Hariri, la priorité demeure à la préservation des acquis de la contestation, mais aussi de son caractère résolument pacifique. Cet impératif implique le respect de la libre circulation sur les routes, les blocages des premières semaines s’avérant désormais contre-productifs, ou alors prétexte à affrontements. Cette circonspection, ce n’est pas seulement la prudence qui la commande. Répondre à la violence par la violence, c’est faire le jeu des trublions, c’est les affronter sur l’unique terrain où ils savent y faire, bien mieux que l’honnête citoyen.

    OLJ

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleEditorial « Le Monde »: Vent de changement au Liban
    Next Article Un « 1er congrès des chrétiens arabes » vient de se tenir à Paris
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Talk and Plot: Teheran Double Game with the Sharaa Regime 6 janvier 2026 Shaffaf Exclusive
    • When “law enforcement” looks like piracy: The Maduro seizure, Türkiye’s caution, and the “precedent” problem 5 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • The Financial Stabilization and Deposits Repayment Act: A Controversial Step in Lebanon’s Crisis Management 5 janvier 2026 Samara Azzi
    • Why Ankara Sees Israels’s Latest Moves As A Strategic Challenge 1 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • Writing Off the State’s Debt to BDL Is Not Reform — It Is Amnesty by Another Name 28 décembre 2025 Walid Sinno
    Flux Articles récents en arabe
    • بدلاً من معالجة مشكلة النفايات: حملات على قرارات صيدا وعلى حساب الناس وصحتهم 9 janvier 2026 وفيق هواري
    • ( شاهد الفيديو) الحاكم للرأي العام:  استرداد الأموال المختلسة، وأصول المركزي، سيوفر السيولة لسداد حقوق المودعين 8 janvier 2026 الشفّاف
    • رسالة مفتوحة من المخرج الإيراني “محسن مخملباف” إلى “رضا بهلوي” 8 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • البنوك اللبنانية: أعذارُكم لم تَعُد مقبولة! 8 janvier 2026 وليد سنّو
    • نتائج تدخل بيونغيانغ في الحرب الأوكرانية 7 janvier 2026 د. عبدالله المدني
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Nord Dach dans «En Syrie, il y a des meurtres et des kidnappings d’Alaouites tous les jours», alerte Fabrice Balanche
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz