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    D’une réconciliation à l’autre

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    By Antoine Courban on 19 novembre 2018 Opinions

    Il est toujours heureux de voir se réconcilier d’anciens rivaux qu’une tragédie sanglante a séparés. Tout un chacun a pu se réjouir de voir les deux chefs maronites Sleiman Frangié et Samir Geagea se donner l’accolade à Bkerké sous le regard, paternel et bienveillant, du patriarche de l’Église maronite, le cardinal Raï.

     

    Cet événement s’inscrit-il dans la même logique que le compromis de Meerab, intervenu en 2016 entre les Forces libanaises de Samir Geagea et le Courant patriotique libre de Michel Aoun ?

    L’événement de Meerab nous fut présenté, à l’époque, comme étant un accord définitif enterrant la hache de guerre entre les chefs de ces deux formations, guerre qui a tant coûté au Liban et à ses chrétiens depuis 1988. Néanmoins, l’accord de Meerab n’était pas un accord politique national, mais un compromis politique sur base confessionnelle entre deux factions convaincues de représenter, à elles seules, toutes les composantes des communautés chrétiennes du Liban. Par cet accord, les FL et le CPL se sont accordés à se partager entre eux la part des fonctions publiques et des postes d’influence qui reviennent traditionnellement à des chrétiens, notamment la présidence de la République qui échut donc au chef du CPL, Michel Aoun. Le compromis n’allait pas au-delà. On n’exigea pas du CPL de réviser son alliance avec le Hezbollah, scellée en 2006. De même, les FL ne renièrent pas leurs engagements et leurs alliances dans le camp dit souverainiste, profondément hostile au même Hezbollah, à sa mainmise sur l’État libanais et à son aventurisme militaire aux côtés du régime syrien perçu comme un « ennemi politique » par ce camp. La crise gouvernementale actuelle prouve, si besoin est, que le compromis de Meerab fut une journée de Dupes. Tous les slogans « confessionnels » utilisés (« Prends soin de ton frère » ; « Stop à la guerre interchrétienne », etc.) résonnent comme de lointains échos de la guerre civile. Aujourd’hui, ils se sont évanouis en fumée et on doit remercier les protagonistes de la réconciliation de Bkerké d’avoir pris soin de ne pas en faire usage.

    Les médias ont déployé des trésors de rhétorique pour montrer que l’accolade Frangié-Geagea était celle de la grande réconciliation entre les localités de Bécharré (Geagea) de Zghorta-Ehden (Frangié) ; ou encore entre le parti des Marada (Frangié) et celui des FL (Geagea). Les localités de la haute montagne, Bécharré et Ehden, n’étaient pas en conflit armé entre elles ; de même que les Marada et les FL ne sont pas en état de guerre. Les médias ont donc donné de l’événement une dimension quelque peu abusive.

    Et pourtant, la réconciliation de Bkerké est d’une importance capitale qu’il faut applaudir. Elle permet un apaisement d’une frange importante de l’opinion publique du nord du Liban. Elle ouvre à M. Frangié la possibilité de faire enfin le deuil de l’horrible massacre de sa famille en 1978 à Ehden et dont le Dr Geagea a longtemps été rendu responsable, directement ou indirectement. On ne peut que féliciter les deux hommes d’avoir surmonté leurs rancunes personnelles avec courage. On se doit également de rendre grâce aux efforts déployés par le cardinal Raï pour rapprocher les deux chefs rivaux.

    Mais on doit également pouvoir mesurer, à sa juste valeur, l’impact politique de l’événement. La réconciliation de Bkerké pose deux questions fondamentales ; l’une relative au drame d’Ehden, l’autre au choix de l’ami politique.

    Quelle est l’exacte vérité historique de la tragédie d’Ehden ? Sleiman Frangié a-t-il accepté, en bon chrétien, d’accorder son pardon à Samir Geagea ? Ou bien a-t-il été convaincu, de manière objective et indiscutable, de l’innocence de ce dernier ? L’opinion publique ne peut être laissée dans l’ignorance de la vérité de ces événements qui ont lourdement pesé sur la vie politique libanaise depuis 1978.

    L’autre question est d’ordre national. Elle porte sur le sujet qui divise et oppose tous les Libanais entre eux, en tout cas depuis 2005 et l’assassinat de Rafic Hariri. Elle se formule ainsi : « Le régime alaouite-baassiste de Syrie, avec son président Bachar el-Assad, est-il oui ou non un ami politique ? »

    Jusqu’à plus ample information, Bachar el-Assad demeure un ami politique de Sleiman Frangié et de ses Marada, mais un ennemi politique de Samir Geagea et de son parti.

    Dès lors, quel est aujourd’hui le dénominateur politique commun entre les deux hommes réconciliés s’ils ne sont pas d’accord, politiquement et d’un point de vue national, sur la définition de l’ami et de l’ennemi ?

    acourban@gmail.com

    *Beyrouth

    L’Orient Le Jour

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