Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Shaffaf Exclusive

      Réunion tendue du cabinet : différend entre le Premier ministre et le chef d’état-major des armées, qui a menacé de démissionner !

      Recent
      3 mars 2026

      Réunion tendue du cabinet : différend entre le Premier ministre et le chef d’état-major des armées, qui a menacé de démissionner !

      27 février 2026

      En Arabie saoudite, le retour au réalisme de « MBS », contraint d’en rabattre sur ses projets pharaoniques

      18 février 2026

      À Benghazi, quinze ans après, les espoirs déçus de la révolution libyenne

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Categories»à la une»Après l’Ukraine, la guerre en Méditerranée?

    Après l’Ukraine, la guerre en Méditerranée?

    0
    By Jean-Pierre Filiu on 28 février 2022 à la une

    La stratégie de Poutine a intégré le théâtre méditerranéen au front européen, les avancées en Syrie favorisant les coups de boutoir en Ukraine, avec envoi de renforts en Méditerranée orientale dès le début de l’offensive en cours.

     

     

    Les analyses de l’offensive russe en cours en Ukraine la situent généralement dans le prolongement des différents coups de force perpétrés par le Kremlin dans son environnement post-soviétique. Il est néanmoins possible d’élargir la perspective au théâtre syrien, voire méditerranéen. C’est en effet là que Vladimir Poutine a tiré le plus grand profit de l’absence de détermination des Etats-Unis et de leurs alliés européens, ce qui n’a pu que l’encourager à une posture belliciste face à Kiev. A l’inverse, rien n’interdit d’envisager qu’une escalade de la crise ukrainienne pourrait désormais avoir des retombées en Méditerranée, tant Moscou entend profiter de sa capacité à intégrer les deux théâtres d’opération, face à des dirigeants occidentaux qui tardent à prendre la mesure de cette nouvelle donne.

    DE DAMAS A LA CRIMEE

    Barack Obama n’a jamais compris qu’il avait sabordé en Syrie une bonne partie de la dissuasion des Etats-Unis envers la Russie, car il est resté prisonnier d’une vision distinguant le théâtre européen « stratégique » d’un espace moyen-oriental « tactique ». Sa reculade d’août 2013, lorsqu’il a refusé de mettre en oeuvre ses propres « lignes rouges », après le bombardement chimique par Bachar al-Assad de banlieues insurgées de Damas, a convaincu Poutine que Washington ne réagirait pas sérieusement à l’invasion de la Crimée, lancée six mois plus tard. Une fois empochée l’annexion de cette province ukrainienne, le Kremlin s’est retourné vers le théâtre syrien, avec une intervention cette fois directe, en soutien au régime Assad, à partir de septembre 2015. Le Kremlin a profité de cette offensive pour étoffer en Syrie son dispositif en Méditerranée orientale, l’ancienne implantation maritime de Tartous étant désormais complétée par une base aérienne proche de Lattaquié.

    Le chef de l’Etat russe a également tiré le plus grand profit des tensions croissantes, à propos de la Syrie, entre la Turquie et le reste de l’OTAN. Alors qu’Ankara était longtemps considéré comme le « pilier Sud » de l’alliance atlantique, l’OTAN s’est bien gardée de réagir aux multiples violations des l’espace aérien turc par l’aviation russe. Le président Erdogan a dénoncé en vain un tel « lâchage », avant de se décider à traiter directement avec Moscou et d’abandonner, en décembre 2016, les révolutionnaires syriens. Le partenariat ainsi noué a permis au Kremlin de consolider le contrôle d’Assad sur deux tiers du territoire syrien, alors que la Turquie s’emparait d’enclaves frontalières en Syrie. Les Etats-Unis et les pays européens ont été ostensiblement exclus de cette nouvelle donne, qui a servi de modèle, trois ans plus tard, à un autre « condominium » russo-turc, cette fois en Libye, toujours aux dépens de Washington et de ses alliés.

    DE L’EUROPE ORIENTALE A LA MEDITERRANEE OCCIDENTALE 

    Le Kremlin n’a pas fait que saper les positions stratégiques des Occidentaux en Syrie et en Libye pour mieux renforcer sa main en Europe orientale. Il y a aussi banalisé des techniques de guerre non-conventionnelles qui ont démontré leur nocivité en Ukraine, qu’il s’agisse du recours à des mercenaires de type Wagner ou des campagnes de désinformation systématique. Sur tous ces registres, c’est le caractère méthodique des avancées russes qui frappe face à l’impuissance apparente de Washington et des puissances européennes à s’adapter à un contexte aussi agressif. Moscou a bel et bien développé et appris à maîtriser en Syrie des manoeuvres, certes peu sophistiquées, mais qui lui assurent de conserver l’initiative face à un camp occidental toujours sur la défensive et souvent divisé. En clair, Poutine est fermement campé sur ses deux jambes, l’une européenne, l’autre méditerranéenne, alors que ses adversaires désignés entretiennent la schizophrénie d’une distinction opérationnelle entre l’Ukraine et la Méditerranée.

    Le Kremlin ne s’embarrasse pas de telles rigidités, lui qui a dépêché son ministre de la Défense en Syrie, neuf jours seulement avant l’invasion de l’Ukraine. Ce déplacement visait à l’évidence à s’assurer de la solidité du dispositif russe en Méditerranée orientale, peu avant une offensive que l’état-major avait déjà programmée sur le front européen. Le 25 février, Bachar al-Assad a d’ailleurs tenu à féliciter son homologue russe pour cette « correction de l’histoire et ce rétablissement de l’équilibre international, après la chute de l’URSS ». Mais la planification de Moscou n’est sans doute pas limitée à la Syrie, elle prend en compte d’éventuels points d’appui dans l’est de la Libye, voire l’opportunité de s’imposer en Algérie en cas de conflit avec le Maroc. Alors que l’attention mondiale est légitimement concentrée sur l’Ukraine, la Russie est peut-être déjà en train de préparer le coup d’après, non plus à l’Est, mais au Sud de l’Europe. Des renforts russes viennent d’ailleurs d’être envoyés en Méditerranée orientale, avec au moins deux sous-marins d’attaque et deux groupes navals.

    Ce scénario-catastrophe peut à ce stade paraître échevelé, sauf à oublier que ce qui paraissait encore il y a peu inconcevable en Ukraine est en train de se dérouler sous nos yeux.

    Le Monde

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleWestphalie, Sainte Alliance, Yalta …. Et puis quoi ?
    Next Article Les sanctions provoquent un choc financier majeur à Moscou
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Scoop: French plan to end Lebanon war includes recognition of Israel 15 mars 2026 Axios
    • Iran Alone 13 mars 2026 General Yoav Gallant
    • A Farewell to a Mind That Spoke with History: In memory of Prof. Dr. İlber Ortaylı 13 mars 2026 Yusuf Kanli
    • Lebanon’s failure to disarm Hezbollah keeps doing greater damage 13 mars 2026 Hussain Abdul-Hussain
    • Mojtaba Khamenei: From silent heir to Supreme Leader 12 mars 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • كيف أصبحت إيران شيعية سنة 1501؟ 15 mars 2026 يان ريشار
    • كيف تحول التيار الرسمي للقوميين العرب إلى معادين للعروبة؟ 14 mars 2026 حسين الوادعي
    • تقييم متشائم: بأُمرة “الحرس” مباشرةً، 30 الف مقاتل في حزب الله ومعركة طويلة 13 mars 2026 خاص بالشفاف
    • 500 ألف دولار شهريا لنبيه برّي لدعم نفوذ إيران في بيروت 12 mars 2026 إيران إنترناشينال
    • بالفيديو والصور: بلدية صيدا “قَبَعت” القرض الحسن من شارع رياض الصلح! 12 mars 2026 خاص بالشفاف
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz