Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Shaffaf Exclusive

      Réunion tendue du cabinet : différend entre le Premier ministre et le chef d’état-major des armées, qui a menacé de démissionner !

      Recent
      3 mars 2026

      Réunion tendue du cabinet : différend entre le Premier ministre et le chef d’état-major des armées, qui a menacé de démissionner !

      27 février 2026

      En Arabie saoudite, le retour au réalisme de « MBS », contraint d’en rabattre sur ses projets pharaoniques

      18 février 2026

      À Benghazi, quinze ans après, les espoirs déçus de la révolution libyenne

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Categories»à la une»L’après Riad Salamé : la transparence enfin?

    L’après Riad Salamé : la transparence enfin?

    0
    By Antoine Courban on 1 août 2023 à la une

    L’ancien gouverneur de la Banque Centrale, Riad Salamé, a donc quitté sa fonction ce 31 juillet 2023 au milieu d’une fanfare, tout autant festive qu’inutile. La démocratie exige que le pays puisse comprendre, enfin, les aléas de l’effondrement financier général et de l’appauvrissement d’une grande partie de la population, notamment les catégories les plus fragiles parmi les citoyens du troisième âge. L’ancien gouverneur observera-t-il un silence sépulcral sur certaines grandes décisions qu’il a prises; ou bien lèvera-t-il le secret sur certaines informations sensibles, de nature à mieux faire la lumière sur comment le peuple libanais a été dévalisé par son propre État.

     

    Je ne connais pas Riad Salamé et ne suis pas compétent pour juger la politique financière qu’il a suivie à la tête de la Banque Centrale depuis 1993. Trente ans, presqu’une génération, à la tête de l’institut d’émission de l’Etat libanais; ce n’est pas rien.

    En démocratie, une telle longévité d’exercice d’un pouvoir, somme toute régalien, est inhabituelle. En démocratie, s’incruster dans une fonction est inapproprié, car cela se fait toujours au détriment du principe d’alternance. Rien n’est aussi naturel que de remplir une mission puis de partir en laissant la place à quelqu’un d’autre. L’alternance se fait en douceur, conformément aux lois et aux dispositions constitutionnelles. Nul n’est indispensable dans la fonction publique.

    Au Liban, hélas, l’exercice d’une fonction identifie, d’office, le pouvoir qui en découle avec la personne qui occupe le poste. Le cas de Nabih Berri en est un exemple particulièrement illustratif. Il occupe le perchoir de la chambre des députés depuis 1993. Mais il est toujours là, comme maître incontesté et inamovible du pouvoir législatif, émanant du suffrage universel.

    Riad Salamé fait l’objet d’actions en justice dans certains pays européens, pour des transactions ayant eu lieu dans les États concernés. Quelles suites ces actions auront-elles pour la personne de l’ancien gouverneur ? Ce n’est pas là ce qui préoccupe le peuple libanais. La vraie question c’est le droit du peuple libanais à faire la lumière sur comment il a été légalement dévalisé et par qui exactement. Le pillage systématique semble se poursuivre, puisqu’il est question de financer, encore et toujours, le trésor public avec les fonds particuliers déposés à la BDL, et ce afin de payer les salaires des fonctionnaires de l’Administration et des forces armées. En d’autres termes, on continue à ne pas vouloir réformer et à s’obstiner à remplir le tonneau des Danaïdes. Tant pis pour les épargnants. Surtout, évitons de mettre en place les réformes structurelles que le monde entier nous réclame. Qu’on dilapide ce qui reste encore, afin de payer les salaires et les retraites d’un secteur public où s’amoncellent les clientèles inutiles des seigneurs des mafias politiques.

    En 2017, le mandat de Riad Salamé, comme gouverneur de la BDL, fut renouvelé à la demande personnelle de l’ancien chef de l’Etat, Michel Aoun ; demande faite en dehors de l’ordre du jour d’un conseil des ministres. Le gouvernement de l’époque accepta à l’unanimité. Cinq ans après, lors de son discours de fin de mandat, le président Aoun se lança dans une philippique peu commune contre le gouverneur Salamé l’accusant d’être le coordonnateur des réseaux de la corruption mafieuse qui a mis le Liban à sec.

    Il aurait été souhaitable, pour Riad Salamé, de ne pas accepter de reprendre ses fonctions en 2017. Rien ne sert de s’incruster quelque part. Il vaut mieux quitter la tête haute ; et surtout jouer la transparence afin de rendre des comptes sur sa gestion de son poste de grand argentier de l’État. Aujourd’hui, son image de marque est malheureusement ternie par toute une campagne de la part de certains clans politiques, et par des actions en justice entreprises par une magistrature libanaise qui leur est inféodée.
    On souhaiterait que quiconque a exercé une quelconque responsabilité depuis 1993 puisse, de même, rendre des comptes devant une cour de justice. C’est alors que le slogan ambigu de 2019 « kellon ye3ni kellon » (Tous c’est-à-dire tous) prendrait son vrai sens démocratique : « Tout le monde sans exception est justiciable, nul n’est au-dessus de la Loi ».

    Aujourd’hui qu’il n’est plus aux affaires, il appartient à Riad Salamé d’organiser sa défense en justice et surtout de répondre à la question angoissée de tout citoyen libanais : « Dîtes-moi Monsieur Salamé, qui m’a dévalisé ? Qui m’a précipité dans la pauvreté après tant d’années de dur labeur? ».

    acourban@gmail.com

     

    Ici Beyrouth

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleLa retraite dorée de Riad Salamé, discrédité mais intouchable au Liban
    Next Article Une tragédie grecque chez Marcel Ghanem
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Did Iran just activate Operation Judgement Day? 8 mars 2026 Ronald Sandee
    • Another Lebanon Campaign: A Path Toward Peace? 5 mars 2026 Assaf Orion
    • New Front to be Opened in Kurdish areas of Iran 4 mars 2026 Ronald Sandee
    • A return to the same process, or a new modality? 3 mars 2026 Yusuf Kanli
    • The Death of Khamenei and the End of an Era 2 mars 2026 karim Sadjadpour
    Flux Articles récents en arabe
    • ما هي خطة إسرائيل في لبنان؟ 9 mars 2026 يزيد صايغ
    • “أكسيوس”: واشنطن لا ترد على عون وتطلب إقالة قائد الجيش! 9 mars 2026 أكسيوس
    • بعد الافراج عن موقوفي حزب الله: نصار يتحرك واتّجاه لإقالة رئيس المحكمة العسكرية! 9 mars 2026 المركزية
    • كتيبة “حبيب بن مظاهر”، أو فريق “مُجتبى خامنئي”! 9 mars 2026 خاص بالشفاف
    • الشيعة والنضال ضد الظلم*: الاختلاف الحادّ حول “ولاية الفقيه” بين المرشد وابنه مجتبى! 8 mars 2026 مجتبى خامنئي
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz