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    You are at:Home»Actualités»Malgré ses accusations d’aide au terrorisme, la France ne veut pas rompre avec l’Iran

    Malgré ses accusations d’aide au terrorisme, la France ne veut pas rompre avec l’Iran

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    By Georges Malbrunot on 9 octobre 2018 Actualités

    Paris accuse le ministère du Renseignement d’être derrière un attentat manqué contre des opposants.

    L’attentat manqué de Villepinte contre les Moudjahidins du peuple, ressemble à une tentative de déstabilisation d’Hassan Rohani, le président iranien, en visite à Berne.

    DIPLOMATIE « Pression mais négociation. » Colère française, mais sans volonté de rompre avec l’Iran : Paris suit un véritable chemin de crête dans sa relation tumultueuse avec Téhéran que l’attentat manqué contre un rassemblement d’opposants au régime iranien en banlieue parisienne a singulièrement alourdie.

    Mardi, la France a accusé « sans aucune ambiguïté » le ministère iranien du Renseignement d’avoir fomenté ce projet d’attentat qui devait viser, le 2 juillet à Villepinte, les Moudjahidins du peuple. Cette secte islamo-marxiste, sans grande représentativité en Iran, est toujours abritée par la France, ce qui rend furieuse la république islamique.

    Quelques heures plus tôt, mardi, le gouvernement avait annoncé le gel des avoirs en France de la Direction de la sécurité intérieure de l’Etala’at, le ministère du Renseignement, ainsi que de deux citoyens iraniens, soupçonnés d’être derrière ce projet d’attentat à l’explosif. Trois personnes, dont un diplomate iranien, avaient été arrêtées cet été dans le cadre de l’enquête qui s’étend en Belgique, en Allemagne et en France. Les deux hommes ciblés par les gels sont Assadollah Assadi, le diplomate arrêté en Allemagne, et Saeid Hashemi Moghadam, vice-président chargé des opérations de l’Etala’at.

    Depuis la révélation de cette affaire début juillet, Paris est irrité. C’est « un inacceptable retour en arrière », confiait peu après un diplomate, allusion aux années 1980 lorsque l’Iran réglait ses comptes avec la France – qui soutenait la guerre que son ennemi Saddam Hussein lui avait déclarée – en téléguidant des attentats à Paris. Mais immédiatement, on insistait sur un point : « Ceux qui étaient indirectement visés par cet attentat manqué étaient le président modéré Hassan Rohani et son ministre des Affaires étrangères, Javad Zarif. »

    L’attentat devait en effet coïncider avec l’arrivée en Suisse de Rohani, le 2 juillet. « Un coup supertordu », selon un spécialiste de l’Iran. « Dans le système opaque de pouvoir, ajoute-t-il, le ministère du Renseignement est rattaché au président de la République, mais Hassan Rohani ne le contrôle qu’à moitié et le ministre lui a été imposé » par l’entourage du guide suprême, Ali Khamenei, hostile, lui, à une ouverture sur l’Occident.

    Prosélytisme chiite

    Pour marquer son mécontentement, Paris décida – comme le révéla cet été Le Figaro – de suspendre la nomination d’un ambassadeur, pour succéder à François Sénémaud, rentré en France s’occuper du dossier syrien. Mais dans le même temps, l’Élysée rappelait que le fil du dialogue avec l’Iran n’était pas rompu, comme en témoigne l’appel téléphonique fin août entre Emmanuel Macron et Hassan Rohani, et un mois plus tard leur entretien à New York lors de l’Assemblée générale de l’ONU.

    Côté français, on s’attendait alors à ce que Téhéran livre des explications. Mais que sait Hassan Rohani des basses œuvres d’un ministère du Renseignement qui lui échappe en partie ? Aujourd’hui, la France souhaite poursuivre avec Téhéran un dialogue « fait à la fois de pression et de négociation », estime-t-on au Quai d’Orsay. Cela pour consolider l’accord sur le nucléaire dénoncé par les États-Unis et amener Téhéran à négocier ses missiles balistiques qui constituent une menace pour les alliés saoudiens et émiriens de la France dans le Golfe. Ce n’est pas un hasard si mardi également, la ministre des Armées, Florence Parly, estimait que « le programme balistique » iranien était « une menace » pour le Moyen-Orient. Et même si l’on s’en défend à Paris, l’opération de police qui a visé mardi à l’aube une association chiite dans le nord de la France, proche d’intérêts iraniens, était tout aussi peu fortuite.

    Ces affaires – attentat contre les Moudjahidins, prosélytisme iranien sur le sol français – constituent autant de cartes que Paris compte exploiter dans ses négociations délicates avec l’Iran. Mais à Téhéran non plus, on ne souhaite pas jeter de l’huile sur le feu. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, qui devrait être le prochain ambassadeur d’Iran en France, a évoqué « un malentendu […] à propos d’une chose qui n’existe pas, qu’il s’agisse d’une conspiration ourdie par d’autres ou d’une erreur, nous pouvons nous asseoir et en parler », a déclaré Bahram Ghassemi à l’AFP. Depuis le début, Téhéran accuse le Mossad israélien d’être derrière l’attentat manqué. « Via les services allemands, les Israéliens ont aidé à prévenir l’attentat », rectifie le spécialiste de l’Iran.

    LE FIGARO

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    petra
    petra
    7 années il y a

    Amusant Hassan-Ali Malbrunot! L’opposition iranienne, dont les rencontres rassemblent les plus grandes figures de toutes les démocraties, penseurs politiques, journalistes spécialistes et analystes reconnus; cette opposition iranienne, dirigée par une femme charismatique, fédérant les courants laïques et démocratiques de la société iranienne en guerre contre la clique des enturbannés fanatiques et corrompus, qui la prend en otage depuis 1979 et sème ses mercenaires-colons en Irak, Syrie, Liban, Yémen, qu’elle paie avec l’argent du JCPOA obamien de sinistre mémoire; cette opposition iranienne, notre journaliste apprenti du Figaro la traite de « secte islamo-marxiste sans grande représentativité en Iran » (sic) : Vocable digne… Lire la suite »

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