Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Walid Sinno

      Pourquoi la pomme de la tyrannie tombe-t-elle toujours ?

      Recent
      10 janvier 2026

      Pourquoi la pomme de la tyrannie tombe-t-elle toujours ?

      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      30 décembre 2025

      La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Les casques bleus redoutent une nouvelle attaque au Liban

    Les casques bleus redoutent une nouvelle attaque au Liban

    0
    By Sarah Akel on 2 juillet 2007 Non classé

    Ahmed Hussein Youssef, Abou Ali pour les intimes, ainsi qu’Oum Ali, son épouse, allaient se mettre aux fourneaux, dimanche 1er juillet, pour mijoter un repas « libanais » pour les quarante casques bleus confinés derrière les murs blancs du quartier général de la Force intérimaire de l’ONU pour le Liban (Finul), à Naqoura, à la quasi-extrémité sud de la côte. Abou Ali et son épouse, ravis de la confiance dont ils font l’objet, auraient tellement préféré que les casques bleus viennent, comme ils en avaient l’habitude depuis l’automne 2006, prendre le repas dans leur restaurant.

    Depuis l’attentat à la voiture piégée qui, dimanche 24 juin, a tué six soldats du contingent espagnol de la Finul, ordre a été donné à tous les effectifs de ne plus fréquenter les restaurants et les boutiques, et de limiter les déplacements aux patrouilles à l’itinéraire bien balisé. Les villes et les villages situés dans la zone d’opération, au sud du fleuve Litani, sont en quelque sorte orphelins de « leurs » casques bleus.

    Ils souhaitent que la mesure soit provisoire. Mais, surtout, comme le dit Hussein Youssef, gérant d’un commerce de téléphones portables à Bint Jbeïl, ils redoutent d’autres attentats « terroristes » qui entraîneraient un retrait de la Finul, avec des conséquences désastreuses pour la zone.

    Abou Ali et Ali, son fils, propriétaire du restaurant, ont un petit faible pour les casques bleus français. La soeur d’Ali, qui vit à Metz, a d’ailleurs épousé un Français, membre de « l’ancienne Finul », qui était déployée dans la zone entre 1978 et 2006.

    Parmi les dizaines de photos de militaires placardées sur l’un des murs du restaurant, celles des Français règnent en maîtres, et sont parfois dédicacées : telle celle de la compagnie qui intronise Ali « Paul Bocuse de Naqoura » ; ou celle d’un lieutenant au patronyme indéchiffrable, qui le crédite des qualificatifs de « Libanais au grand coeur, restaurateur de talent et ami sincère ».

    Abou Ali assure les aimer tous, ces jeunes casques bleus « belges, canadiens, allemands, espagnols, turcs, indonésiens et autres, venus protéger » les populations, même si les Italiens, « ou pour le moins certains d’entre eux », sont réputés pingres – « ils trairaient une fourmi » – et si les moyens financiers des Ghanéens sont limités. Oum Ali a d’ailleurs « pleuré toutes les larmes de son corps » pour ces malheureux Espagnols qui ont péri dans l’attentat. « Ne sont-ils pas des êtres humains ? De quoi sont-ils coupables ? », interroge-t-elle.

    Sur la route qui grimpe jusqu’à l’extrémité ouest de la zone frontalière confiée à l’armée libanaise et aux soldats de la Finul, ces derniers continuent leurs patrouilles motorisées, mais sont désormais casqués. Les patrouilles à pied ont été supprimées. La Finul a été placée en alerte rouge. Fixé par la résolution 1701 de l’ONU, le mandat de ses effectifs qui, selon son commandant en chef, le général Claudio Grazziano, dépassent les 13 000 hommes (dont une unité maritime), est d’épauler l’armée libanaise dans sa mission. Celle-ci consiste à interdire toute présence armée dans la zone s’étendant au sud du fleuve Litani et à maintenir la paix dans la région.

    L’attentat atterre les habitants, qu’ils soient musulmans (majoritaires) ou chrétiens. La première conséquence en a été « un repli sur soi des gens », affirme Joseph Moawad, qui tient une pharmacie dans la petite ville de Rmeich. « Nous ne nous y attendions pas du tout. Qu’est-ce qui justifie un tel acte ? » Sur le marché du dimanche de Jdeïdet Marjeyoun, les marchands déplorent la raréfaction des chalands, qui, comme le dit le dicton, « gardent leur piastre blanche pour leur jour noir ». Autrement dit, n’achètent que ce qui est indispensable.

    La propriétaire de la pizzeria de Marjeyoun est au bord des larmes. Les Espagnols, « bons vivants, qui se sentaient chez eux ici, étaient d’excellents clients. Depuis dimanche, ils ne viennent plus, mais la population libanaise non plus », dit-elle. « A croire que cette région est maudite ! Nous venions à peine de finir les travaux à l’été 2006 lorsque la guerre entre le Hezbollah et Israël a éclaté ! Depuis le déploiement de l’armée et des casques bleus, tout allait bien. Jusqu’à ce maudit attentat ! »

    Le Monde

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleBeyrouth Adrénaline
    Next Article La presse réformatrice bâillonnée en Iran

    Comments are closed.

    Flux Articles récents en anglais
    • Confidence in Trump: A test written in Venezuela, read in Cyprus and Ukraine 10 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • Liquidity at the Core of Lebanon’s Financial Deposit Repayment Act 9 janvier 2026 Samara Azzi
    • Talk and Plot: Teheran Double Game with the Sharaa Regime 6 janvier 2026 Shaffaf Exclusive
    • When “law enforcement” looks like piracy: The Maduro seizure, Türkiye’s caution, and the “precedent” problem 5 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • The Financial Stabilization and Deposits Repayment Act: A Controversial Step in Lebanon’s Crisis Management 5 janvier 2026 Samara Azzi
    Flux Articles récents en arabe
    • أموال رئيسة فنزويلا وأموال “مادورو” مجمّدة في سويسرا منذ 2018  10 janvier 2026 سويس أنفو
    • ليبيا واستراتيجية “القفل الفولاذي”: نموذج الاستقرار القسري 2026 10 janvier 2026 أبو القاسم المشاي
    • ثرثرة على ضفّة “الحركة” بمناسبة الذكرى الحادية والستين لانطلاقة حركة فتح! 10 janvier 2026 هشام دبسي
    • طالبت الغرب بالتدخّل، عبادي: قطع الإنترنيت في إيران مقدّمة لارتكاب “مجرزة”! 10 janvier 2026 شفاف- خاص
    • هل الجمهورية الإسلامية على وشك الانهيار؟ 9 janvier 2026 خاص بالشفاف
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.