Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Walid Sinno

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      Recent
      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      30 décembre 2025

      La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?

      23 décembre 2025

      Au Liban, une réforme cruciale pour sortir enfin de la crise

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»En Iran, les épouses des deux candidats appuyés par les réformateurs s’invitent dans la campagne présidentielle

    En Iran, les épouses des deux candidats appuyés par les réformateurs s’invitent dans la campagne présidentielle

    0
    By Sarah Akel on 1 juin 2009 Non classé

    L’épouse d’un candidat, plantée sur un podium de campagne pour haranguer la foule tandis que son mari la rejoint et lui prend discrètement la main ? De la routine électorale en Europe ou aux Etats-Unis, sauf que cette fois cette scène s’est déroulée à Tabriz, en Iran, ou l’ancien premier ministre Mir Hossein Moussavi, soutenu par les réformateurs, faisait campagne la semaine dernière avec sa femme, Zahra Rahnavard, pour l’élection présidentielle du 12 juin.

    Dans un pays où les femmes ne possèdent que la moitié des droits accordés aux hommes (notamment en matière de succession) et qui a puni de lourdes peines de prison une centaine d’Iraniennes en deux ans pour avoir fait campagne pour l’égalité de leurs droits, c’est une grande première. Une revanche même, après l’éviction des 42 aspirantes candidates sur les listes pour la présidentielle.

    Zahra Rahnavard, 64 ans, sculptrice après avoir été la première femme doyen d’université, fait partie de cette génération d’étudiantes émancipées qui s’est mise à porter volontairement le hidjab (foulard) à la révolution comme un signe de revendication face aux valeurs « occidentales » imposées par le chah. Aujourd’hui, sous le tchador de circonstance, son hidjab est fleuri, son verbe acéré. Ce qu’elle dénonce, comme ce week-end à Téhéran, ce sont les « excès » à l’encontre des femmes pour qui, à l’instar de son mari, elle réclame sous les ovations « plus d’ouverture et de liberté ».

    Et à ceux qui s’étonnent de cette irruption soudaine d’une « first lady » en puissance, alors que tous ignorent jusqu’au nom de l’épouse du président Mahmoud Ahmadinejad qui n’a fait parler d’elle qu’en janvier en envoyant une lettre à Mme Moubarak, en plein conflit de Gaza, pour demander que l’Egypte « laisse transiter de l’aide », Zahra Rahnavard répond : « L’homme a besoin de la femme, il faut deux ailes à un oiseau pour voler… »

    L’épouse du candidat réformateur Mehdi Karoubi, Fatemeh, s’est, à 63 ans, elle aussi lancée dans la campagne et dirige les opérations pour la province de Téhéran. Editrice du magazine féminin Irandokht, elle veut rallier, au nom de « l’égalité des droits », toutes ces Iraniennes dégoûtées de la politique mais qui sont au coeur de la société. Notamment à l’université où elles sont majoritaires (60 %). « Cette présence des épouses est électoraliste, mais c’est un signal symbolique fort, nous a expliqué par téléphone la féministe Zarah Rezai. C’est d’autant plus important que nous, les femmes et les jeunes, si nous nous mobilisons, c’est mauvais pour la réélection d’Ahmadinejad. C’est notre vote qui a fait élire Mohammad Khatami (président réformateur) en 1997 (…). Quelque chose de nouveau est peut-être en train d’arriver… »

    L’autre nouveauté de cette campagne aussi féroce qu’atypique, c’est la bataille sur Internet, les SMS et la télévision. Six débats télévisés entre les quatre candidats sont prévus, chacun disposera de dix-sept heures d’audience.

    L’Iran compte 23 millions d’usagers d’Internet. Beaucoup flirtant avec la censure font campagne, ces derniers jours. Une trentaine de sites font l’apologie de M. Moussavi, qui compte plus de 7 000 amis sur Facebook, avec pour mot d’ordre « changement » et un gadget qui fait fureur, la couleur verte comme signe de reconnaissance déclinée en brassard, en bracelet, en foulard. « C’est l’effet Obama, une véritable campagne à l’américaine ! », ironise Reza Tajzadeh, un informaticien réformateur qui « encadre » des volontaires.

    « FIRST LADY » EN PUISSANCE

    Comme M. Moussavi, M. Karoubi aligne le soutien des intellectuels, mais ne dédaigne pas les « coups » médiatiques. Ainsi, ce religieux moderne et combatif a fait irruption à l’université contestataire de Téhéran, Amir Kabir, entouré de caméras. Les grilles étaient fermées, il les a forcées pour parler aux étudiants. Les pancartes de ses partisans étaient explicites : « A bas le dictateur ! »

    Côté conservateur, la campagne de Mohsen Rezaï, ex-chef des gardiens de la révolution, décolle à peine. En revanche, les stratèges en communication de M. Ahmadinejad lui ont confectionné un clip électoral en trois volets, particulièrement impressionnant. Tout commence par la mise en orbite d’un satellite, puis le président-candidat est évoqué dans ses voyages à l’étranger, Venezuela, Cuba, Afrique. Tout est là, même des épisodes qui ont fait grincer des dents à l’étranger et en Iran : « L’accueil des peuples du monde », dit le commentaire. Suit un volet de voyages en province pour montrer « Ahmadinejad, le frère du peuple ».

    Faute d’artistes de renom, le clip montre la joueuse de tennis française d’origine iranienne Aravane Rezaï qui dit, parlant des positions du président : « Elles nous font honneur. » La joueuse était filmée à Téhéran et portait foulard. Pas question sans doute de la montrer sur le court, cuisses à l’air, même dans une campagne « à l’américaine ».

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/06/01/en-iran-les-femmes-s-invitent-dans-la-campagne-presidentielle_1200727_3218.html#ens_id=1190750

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleLe Yémen, nouvelle base arrière d’al-Qaida
    Next Article Une tante du roi Mohamed VI demande 100000 Euros de dédommagement contre l’hebdomadaire «ALMICHAAL»

    Comments are closed.

    Flux Articles récents en anglais
    • Liquidity at the Core of Lebanon’s Financial Deposit Repayment Act 9 janvier 2026 Samara Azzi
    • Talk and Plot: Teheran Double Game with the Sharaa Regime 6 janvier 2026 Shaffaf Exclusive
    • When “law enforcement” looks like piracy: The Maduro seizure, Türkiye’s caution, and the “precedent” problem 5 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • The Financial Stabilization and Deposits Repayment Act: A Controversial Step in Lebanon’s Crisis Management 5 janvier 2026 Samara Azzi
    • Why Ankara Sees Israels’s Latest Moves As A Strategic Challenge 1 janvier 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • طالبت الغرب بالتدخّل، عبادي: قطع الإنترنيت في إيران مقدّمة لارتكاب “مجرزة”! 10 janvier 2026 شفاف- خاص
    • هل الجمهورية الإسلامية على وشك الانهيار؟ 9 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • بدلاً من معالجة مشكلة النفايات: حملات على قرارات صيدا وعلى حساب الناس وصحتهم 9 janvier 2026 وفيق هواري
    • ( شاهد الفيديو) الحاكم للرأي العام:  استرداد الأموال المختلسة، وأصول المركزي، سيوفر السيولة لسداد حقوق المودعين 8 janvier 2026 الشفّاف
    • رسالة مفتوحة من المخرج الإيراني “محسن مخملباف” إلى “رضا بهلوي” 8 janvier 2026 خاص بالشفاف
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.