Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une L'Orient Le Jour

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      Recent
      18 janvier 2026

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      10 janvier 2026

      Pourquoi la pomme de la tyrannie tombe-t-elle toujours ?

      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Opinions»Déliquescence de l’État libanais

    Déliquescence de l’État libanais

    0
    By Antoine Courban on 18 septembre 2017 Opinions

    En remportant une belle victoire militaire contre les bandes de l’État islamique sur l’Anti-Liban, l’armée libanaise vient probablement de sauver, in extremis, l’entité politique libanaise dans les frontières qui sont les siennes depuis ce 1er septembre 1920 où le général Gouraud, au nom de la puissance mandataire française, a proclamé l’État du Grand Liban. Il y a lieu de saluer à sa juste mesure l’exploit des militaires libanais qui ont su gérer cette question avec courage, sagesse, souplesse, tact et grande fermeté. L’état-major libanais ne s’est pas laissé emporter par l’exaltation guerrière désordonnée et s’est abstenu de collaborer activement aux combats menés conjointement par l’armée du régime syrien et le Hezbollah contre les opposants au président syrien, qualifiés de terroristes takfiristes et daechistes, afin de ne pas s’embourber dans la guerre interne de Syrie.

    L’histoire retiendra le sens de la discipline dont a fait preuve l’armée ainsi que son souci d’épargner les civils à Ersal, libanais et syriens réfugiés, comme ce fut le cas lors des combats de Nahr el-Bared en mai 2007 contre l’officine qui ne s’appelait pas l’État islamique ou al-Nosra, mais Fateh el-Islam. On se demande toujours comment Chaker el-Absi, le chef de bande de l’époque, échappa à la justice libanaise et fut exfiltré, comme par magie, vers le territoire syrien. Sur l’Anti-Liban, l’armée libanaise fut privée de sa victoire finale car, et toujours comme par magie, le régime syrien et le Hezbollah négocièrent (avec qui ? ?) l’exfiltration confortable des membres de Daech, avec armes et bagages, vers Raqqa à l’extrémité orientale de la Syrie.

    Le Premier ministre Saad Hariri déclara lors de sa visite en France que le président Michel Aoun et lui-même avaient donné l’ordre d’évacuation des effectifs de Daech sans expliquer le pourquoi politique de cette mesure. En principe, il y aurait là comme une entrave à la justice car on aurait soustrait au pouvoir judiciaire, pour raison d’État, des criminels ayant porté atteinte à la sécurité de ce dernier. Face à la détermination des militaires libanais, force est de constater l’extrême faiblesse des instances politiques. Un seul terme conviendrait pour décrire une telle situation : délitement ou déliquescence de l’État, c’est-à-dire dilution, désagrégation, décomposition, fragmentation, morcellement, pourrissement et ruine.

    Afin de masquer, sans doute, les peu glorieuses tractations qui aboutirent à l’exfiltration des terroristes, on s’en prend à ce que le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a appelé « hésitation de l’armée » en 2014, et ce en vue de justifier l’intervention unilatérale du Hezbollah afin de pallier, selon lui, aux insuffisances hésitantes de la troupe. L’histoire jugera si l’opinion du ministre est fondée ou non.

    Mais la déliquescence est dans tous les domaines. Une loi est votée portant sur la grille des salaires. Profondément injuste, elle viole le principe absolu de l’égalité de tous les citoyens face à la loi. Elle discrimine entre les employés du privé et du public. Elle impose de manière injuste certaines catégories et en épargne d’autres. De plus, elle ne se préoccupe nullement de son cadre budgétaire, vu l’impossibilité de faire voter une loi de finances tant que le quitus n’a pas été accordé à la gestion du gouvernement de Fouad Siniora qui fut politiquement contraint, à l’époque, de procéder à des dépenses courantes hors budget.

    Des détenus sont libérés de prison dans le cadre des négociations menées par le Hezbollah avec l’ex-Front al-Nosra. Aucun juge n’a, en principe, ordonné leur relaxation. Une loi électorale, à peine laborieusement votée, s’avère n’être du goût de personne à tel point qu’il est aujourd’hui quasi certain que les législatives de 2018 n’auront pas lieu.
    Dès lors, il n’y a pas lieu de s’étonner du récent discours de Samir Geagea. D’un côté il affirme avec fougue et rigueur, contre le Hezbollah, les principes intangibles de la souveraineté du Liban. De l’autre, il proclame son attachement sans faille à l’alliance de son parti (Forces libanaises) avec le Courant patriotique libre, allié indéfectible du Hezbollah et qui accepte invariablement son diktat.

    Déliquescence est encore un mot d’une exquise douceur pour décrire la situation du grand malade qu’est l’État libanais.

    acourban@gmail.com

    * Beyrouth

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticlePatrice Franceschi : « Les Kurdes ont capturé des dizaines de djihadistes français »
    Next Article Bagdad menace de recourir à la force contre les Kurdes
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Correction on “Inside the Bank Audi Play Article”! 28 janvier 2026 Samara Azzi
    • Federalism Is the Only Shield Lebanon and Iraq Have Left in a Nuclearizing Middle East 25 janvier 2026 Walid Sinno
    • The Panic Seeps to Dodge City 25 janvier 2026 Khalil Youssef Beidas
    • Inside the Bank Audi Play: How Public Money Became Private Profit 23 janvier 2026 Samara Azzi
    • A necessary conversation: On Cyprus, security, and the missing half of the story 22 janvier 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • “أبو عُمَر”: واحد إم إثنان؟ 28 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • (شاهد الفيديو ولا تضحك): “دويلة تعتقل دولة وتصادر شاحنتي سلاح مُهَرَّب من سوريا! 27 janvier 2026 إم تي في
    • لِشهرين أم لِسنتين: الانتخابات النيابية مؤجّلة حُكماً! 25 janvier 2026 كمال ريشا
    • ثرثرة على ضفة الحركة (2): “الفلسطينيّة” و”العربيّة” 25 janvier 2026 هشام دبسي
    • الهَلَع يتسرَّب إلى دودج سيتي 25 janvier 2026 خليل يوسف بيدس
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz