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    À Clichy, les élus battent le pavé contre les prières de rue

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    By Le Figaro on 11 novembre 2017 Actualités

     Chaque ven­dre­di de­puis mars, plu­sieurs cen­taines de mu­sul­mans in­ves­tissent la voie pu­blique, ré­cla­mant un lieu de culte.

    STÉ­PHANE KOVACS @Ko­vacsSt

    LAÏ­CI­TÉ La Mar­seillaise contre un prêche en arabe. Le face-à-face était ten­du, ce ven­dre­di à 13 heures, aux abords de l’hô­tel de ville de Cli­chy (Hauts-de-Seine). Bou­le­vard Jean-Jau­rès, der­rière une ban­de­role «Stop aux prières de rue illé­gales», une soixan­taine d’élus de la ré­gion pa­ri­sienne s’avance, écharpe tri­co­lore en ban­dou­lière, en­tou­rant le maire (LR) Ré­mi Mu­zeau. Place du Mar­ché, ce sont quelque 150 mu­sul­mans qui ins­tallent ta­pis et en­ceintes sur le trot­toir. Au mi­lieu, une poi­gnée de mi­li­tants laïcs, et des Cli­chois sou­vent en co­lère. «L’es­pace pu­blic ne peut pas être ain­si ac­ca­pa­ré !, s’ex­clame Va­lé­rie Pé­cresse, pré­si­dente du con­seil ré­gio­nal d’Ile-de-France. Et ce n’est pas au maire de Cli­chy de ré­gler cette si­tua­tion tout seul, c’est le rôle de l’État !»

    De­vant les élus, un jeune Magh­ré­bin hurle : «Les fa­chos de­hors !». Un mi­li­tant Front na­tio­nal ré­plique : «Le seul fas­cisme qu’il y a en France, il est re­li­gieux, et c’est le vôtre !» Les fi­dèles – qui peuvent être jus­qu’à 600 se­lon les ven­dre­dis sont beau­coup moins nom­breux que d’ha­bi­tude. «On ai­me­rait bien que ça s’ar­rête !, sou­pire le pa­tron de la piz­ze­ria Le Si­ci­lien, de­vant la­quelle est ga­rée une longue file de ca­mions des forces de l’ordre. Ils prient, c’est bien, mais faut pas que ça gêne com­mer­çants et ri­ve­rains !»

    Le bras de fer a com­men­cé voi­là plus de huit mois. «Le 22 mars, on a été ex­pul­sé, par ré­fé­ré, de notre lieu de culte en centre-ville, ra­conte Ha­mid Ka­zed, pré­sident de l’Union des as­so­cia­tions mu­sul­manes de Cli­chy (UAMC). Et ça pour construire une mé­dia­thèque pro­vi­soire dont on ne voit tou­jours rien ! Non seule­ment le maire ne nous a ja­mais re­çus, mais il a fait ins­tal­ler une grande ban­de­role «stop aux prières de rue illé­gales» pour mieux di­vi­ser la po­pu­la­tion !»

     

    Des ap­pels à la vio­lence

    À la mai­rie, on s’in­surge : «Au contraire, il y a eu de mul­tiples ten­ta­tives de mé­dia­tion, qui n’ont ja­mais abou­ti.» «De­puis juillet 2016, deux as­so­cia­tions mu­sul­manes oc­cu­paient en toute illé­ga­li­té des lo­caux ap­par­te­nant à la Ville après la fin du bail pré­caire et ré­vo­cable qui leur avait été dé­li­vré par l’an­cienne équipe mu­ni­ci­pale, rap­pelle-t-on. Elles ont re­fu­sé de re­joindre le nou­veau lieu de culte pour des rai­sons en­core floues et ont ap­pe­lé à des prières de rue. Le maire leur avait pro­po­sé l’ins­tal­la­tion d’une salle de prière com­plé­men­taire sur un ter­rain mu­ni­ci­pal et la mise à dis­po­si­tion de salles à la Mai­son des as­so­cia­tions pour les ac­ti­vi­tés d’éveil cultu­rel. Ces deux pro­po­si­tions n’ont re­çu au­cune ré­ponse.» À no­ter que la mé­dia­thèque ou­vri­ra «avant Noël», pro­met le maire.

    Pour­quoi l’UAMC ré­cuse-t-elle le nou­veau lieu de prière, rue des Trois-Pa­villons, à en­vi­ron 15 mi­nutes à pied du centre-ville ? «Trop pe­tit, trop ex­cen­tré, et in­digne», juge Ha­mid Ka­zed. «Ah, moi aus­si j’ai­me­rais mieux être au coeur de Pa­ris !, sou­rit Mo­ha­med Be­cha­ri, pré­sident de ce nou­veau centre cultuel et cultu­rel, qui di­rige aus­si la Fé­dé­ra­tion na­tio­nale des mu­sul­mans de France (FNMF). Mais je re­mer­cie le maire, qui a fa­ci­li­té l’ache­mi­ne­ment des fi­dèles en met­tant en place une si­gna­li­sa­tion très pré­cise et un ar­rêt du bus (gra­tuit) juste en face! Ici, tous les mu­sul­mans sont les bien­ve­nus. Nous avons 2 000 m² de lo­caux tout à fait dignes et, le ven­dre­di, comme nous sommes très nom­breux, nous or­ga­ni­sons deux prières, à 13 heures et à 14 heures. Mais je pré­cise qu’on est ni Frères mu­sul­mans, ni sa­la­fistes…»

    De­puis mars, donc, «des agitateurs in­citent à des prières de rue chaque ven­dre­di sur le plus grand bou­le­vard de la ville me­nant à Pa­ris, dé­plore Ré­mi Mu­zeau. Ces fi­dèles, qui ne sont pas tous Cli­chois, puis­qu’on en voit beau­coup re­par­tir en mé­tro en­suite, sont ma­ni­pu­lés par des gens qui veulent ba­fouer la Ré­pu­blique et stig­ma­ti­ser notre ville». La se­maine der­nière dé­jà, le par­ti Forces laïques était ve­nu de­man­der la fin de «ces ma­ni­fes­ta­tions or­ga­ni­sées dans la plus grande illé­ga­li­té». «On peut y en­tendre en arabe des ap­pels à la vio­lence, qui ont été re­layés sur les ré­seaux so­ciaux, sans qu’au­cune me­sure de ré­pres­sion ne soit prise à l’en­contre des or­ga­ni­sa­teurs, sou­te­nus de­puis le dé­but par le CCIF, s’in­digne Lau­rence Mar­chandTaillade, sa pré­si­dente. Et les forces de l’ordre, mis­sion­nées par la Pré­fec­ture, sont là en nombre. Le bud­get de l’In­té­rieur doit-il être consa­cré à la pro­tec­tion de prières de rue illé­gales?» Le 13 oc­tobre der­nier, des tracts d’un cer­tain «Mrap» (Mou­ve­ment pour le res­pect et l’ado­ra­tion du Pro­phète) ont été ré­cu­pé­rés après la prière sur les trot­toirs, rap­porte le maire. On peut y lire no­tam­ment, sous le sous-titre «Mé­créants» : «vous les met­trez à mort ou vous leur fe­rez su­bir le sup­plice de la croix (…) Vous les chas­se­rez de leur pays».

    Au­cune loi n’in­ter­dit spé­ci­fi­que­ment les prières de rue. D’après la loi de 1905, les «cé­ré­mo­nies, pro­ces­sions et autres ma­ni­fes­ta­tions ex­té­rieures d’un culte» sont au­to­ri­sées à condi­tion de ne pas en­tra­ver le «pas­sage des rues» ni de trou­bler la tran­quilli­té pu­blique. «Ren­dez-­vous compte qu’il y a peu, huit femmes de chambre d’un hô­tel ont ma­ni­fes­té contre leurs condi­tions de tra­vail, et elles ont éco­pé cha­cune d’une amende de 68 eu­ros !, se ré­crie Ré­mi Mu­zeau. Pen­dant ce temps, j’ai plu­sieurs fois in­ter­pel­lé l’État de ma­nière of­fi­cielle, face à ce sta­tu quo in­ac­cep­table pour la tran­quilli­té des ri­ve­rains, pour le res­pect de la laï­ci­té et pour l’État de droit. En vain.» La Place Beau­vau n’a pas non plus ré­pon­du aux sol­li­ci­ta­tions du Fi­ga­ro.

     Le Figaro
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