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    You are at:Home»Querelles chiites-sunnites sur fond d’images en Tunisie

    Querelles chiites-sunnites sur fond d’images en Tunisie

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    By Sarah Akel on 3 septembre 2010 Non classé

    En ce début du mois du Ramadan tunisien, une grosse controverse s’est déclenchée: Un groupe d’avocats, censés être, de part leur noble profession, les défenseurs des droits de l’homme et les gardiens de la liberté d’expression, a saisi le Mufti de la République pour interdire un feuilleton télévisé.

    Ce qui constitue une première en Tunisie, c’est que la censure émane de la société civile qui est définie comme étant l’engagement des individus citoyens vers les intérêts communs.

    L’objet de la « discorde » (fiant) est le feuilleton iranien « le Christ » programmé par la chaine Hannibal qui transmet aux jeunes générations les valeurs de spiritualité et de don de soi!

    Leur argument est que ce feuilleton « se basent sur des fatwas chiites qui autorisent la représentation des prophètes ». Chose à laquelle les Sunnites ne consentent pas.

    Ainsi, au-delà de la problématique de l’image en islam, c’est l’éternelle querelle entre Sunnites et Chiites, et la peur de l’expansionnisme culturel de l’Iran qui alimentent les passions politiques.

    Il faut signaler à ce propos que si l’islam a toujours été perçu comme étant empreint de rigorisme et d’un idéal de pureté, la question de l’image demeure un sujet complexe.

    Au fait, il serait ainsi difficile de trouver, dans le Coran, une «théorie de l’image » ou, du moins, une position bien définie à ce sujet contrairement au judaïsme où la question de l’icône est au centre des dix commandements : « Tu ne feras point d’idole, ni une image quelconque de ce qui est en haut dans le ciel ou en bas sur la terre ou dans les eaux au-dessous de la terre », dit la Bible.

    Néanmoins, de nombreux hadiths font référence à l’image. Ce sont en fait les hadiths, qui ont suscité la jurisprudence en ce domaine.

    Malheureusement, il est très difficile d’interpréter correctement ces textes. Ils ont souvent été rédigés plus d’un siècle après la mort du Prophète et reflètent plus les préoccupations d’une époque postérieure que celles qui virent la naissance de l’islam. De plus, les hadiths ne sont pas unanimement reconnus: ainsi les chiites et les sunnites possèdent chacun un corpus différent de traditions.

    Souvent présentée comme un caractère fondamental de l’islam, l’interdiction de représenter des êtres animés a été diversement suivie selon les périodes et les lieux.

    Si on examine l’interprétation des études qui ont été développées dans le temps par les juristes musulmans, on constatera une grande diversité de points de vue, une grande élasticité des appréciations. Certains auteurs semblent plutôt favorables à l’image. C’est par exemple le cas de Abu ‘Ali al-Farisi (901-979) et al-Qurtubi (mort en 1272 ou 1273). Ceux-ci s’appuient sur deux versets coraniques, celui où il est écrit que Salomon se insuffle la vie dans un oiseau façonné de boue (III, 43).

    D’autres s’appuient sur les dits d’Aicha Mère des Croyants Or, Aïcha qui rapporte que le Prophète, indulgent et compréhensif, a déclaré licites les images et les statues pour les activités ludiques des enfants. En effet, les historiens de l’islam relatent que l’Envoyé de Dieu observant sa jeune épouse qui se divertissait avec des figurines lui demanda:

    – “ Qu’est-ce que c’est ?

    – Mes filles, répondait-elle.

    – Qu’est-ce qui se trouve au milieu? s’enquit-il.

    – Une jument, dit-elle.

    – Et qu’y a-t-il par-dessus? reprit-il.

    – Deux ailes, déclara-t-elle.

    – Une jument ailée! s’étonna-t-il!

    – N’as-tu pas entendu parler de Salomon, fils de David, qui possédait des chevaux ailés ? rétorqua-t-elle.

    Vu cet épisode, certains fuquahas pensent qu’on ne pas affirmer que la religion prohibe en soi l’art de sculpter, de dessiner de figurer. Si tel avait été le cas, les jouets représentant des créatures auraient été interdits aux enfants pour les éloigner d’un éventuel sentiment d’idolâtrie.

    Quant à la représentation des prophètes et des personnages saints, c’est un tabou diversement respecté : apparemment absente du monde arabe, l’imagerie religieuse est abondante dans le monde persan et présente dans les empires ottoman et moghol.

    En outre, cet interdit a été bravé, dans le monde arabe à plusieurs reprises. Les exemples les plus célèbres sont le film “Arrisala” où sont représentés certains compagnons du Prophète comme Hamza et Bile, le film “L’Emigré” de Youssef Chahine qui raconte l’histoire de Joseph, le feuilleton “Al Kâakaâ Ibn Amrou Attamimi” qui passe actuellement sur MBC a osé personnifier non seulement Al Kâakaâ qui est un compagnon mais aussi Abou Baker Essiddik, un des dix Compagnons auxquels le Prophète a promis le Paradis.

    Cela démontre que les restrictions ne visent pas l’art lui-même. Elle se trouve être une condamnation de toute idolâtrie, de toute association, en bref, de tout ce qui fait obstacle sur la voie de Dieu Unique.

    Aujourd’hui, il est utile de rappeler que le respect des traditions, des normes doit aller dans les deux sens. Les grands fondements de la libre expression, de la liberté de la création pour lesquels des milliers d’individus se sont sacrifiés sont aussi dignes de respect. Il est temps de réaliser que pour l’humanité pensante, la démocratie est plus que politique, elle est éthique. Elle n’est pas un simple outil politique mais une valeur.

    * Université Zaytuna

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