Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Dr. Fadil Hammoud

      Pourquoi le Koweït a classé huit hôpitaux libanais sur la liste du terrorisme ?

      Recent
      8 février 2026

      Pourquoi le Koweït a classé huit hôpitaux libanais sur la liste du terrorisme ?

      30 janvier 2026

      En Orient, le goût exotique de la liberté est éphémère

      18 janvier 2026

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Nervosité et menaces iraniennes

    Nervosité et menaces iraniennes

    0
    By Sarah Akel on 8 décembre 2011 Non classé


    WASHINGTON – Les dirigeants iraniens ne restent pas les bras croisés face aux pressions économiques croissantes de l’Occident pour qu’ils mettent fin au développement de l’arme nucléaire. La République islamique ne disposant ni du rayonnement suffisant, ni des ressources économiques nécessaires pour faire face à ces pressions, on peut s’attendre à ce qu’ils réagissent par des menaces, voire par la force, comme on vient de le voir avec l’attaque contre l’ambassade britannique à Téhéran.

    Selon les autorités iraniennes, des « étudiants » en colère ont spontanément envahi l’ambassade. Une fois à l’intérieur, ils ont fait main basse sur certains documents, mis le feu à d’autres, et retenus six employés en otage. Ce n’est que bien plus tard que la police a pris la situation en main et que les otages ont été libérés.

    Nous avons l’habitude de ce genre de chose. En 1979, des « étudiants » en colère avaient occupé l’ambassade des USA. Cette affaire est à l’origine d’une hostilité entre les deux pays qui n’a pas cessé à ce jour. Au début l’ayatollah Khomeini ignorait le plan des étudiants, mais par la suite il a cautionné leur action et fait de l’anti-américanisme un pilier de la politique étrangère iranienne.

    L’Iran d’aujourd’hui n’est pas l’Iran révolutionnaire de 1979. Trente-deux ans après l’établissement de la République islamique, la tactique de l’Iran est évidente. Les soi-disant étudiants sont des membres de la milice bassidji qui ont reçu l’ordre d’attaquer l’ambassade, tandis que la police devait faire semblant de vouloir les arrêter.

    Le gouvernement iranien ne s’estime pas responsable de ce qui s’est passé, on n’arrivera pas à identifier les attaquants et personne ne sera accusé ou jugé pour avoir violé la loi. L’agence de presse Fars News qui est liée aux puissants Gardiens de la révolution a qualifié l’ambassade britannique de « nid d’espions », l’expression qui avait déjà été utilisée en 1979 pour l’ambassade américaine.

    Ce n’est pas la première fois que les milices bassidji s’en prennent à une ambassade européenne, mais l’enjeu n’a jamais été aussi important. La Grande-Bretagne a pris des sanctions contre la Banque centrale iranienne à titre de rétorsion au programme nucléaire iranien et au blanchiment d’argent par les banques iraniennes. C’est pourquoi l’Iran s’est senti obligé de réagir, et pas seulement par l’attaque de l’ambassade britannique : quelques jours auparavant, le Parlement iranien avait adopté une résolution abaissant le niveau des relations diplomatiques avec la Grande-Bretagne.

    Craignant de plus en plus une action militaire occidentale contre les installations nucléaires iraniennes, les commandants des Gardiens de la révolution ont récemment intensifié leur rhétorique anti-américaine et anti-israélienne. Amir Ali Hajizadeh, le commandant de l’aérospatiale des Gardiens, a déclaré qu’en cas de guerre, « l’Iran attaquerait le bouclier anti-missiles de l’OTAN ». Il a par ailleurs agité la menace d’une intervention de l’armée iranienne si les « pressions économiques et culturelles » continuent.

    De la même manière, Yahya Rahim Safavi, ancien commandant en chef des Gardiens de la révolution et actuel conseiller militaire du leader suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a souhaité que les autorités iraniennes n’en restent pas au stade des mots, mais réagissent militairement. Non seulement il a appelé à une action offensive plutôt que défensive, mais il a menacé Tel Aviv d’une attaque par le Hamas et le Hezbollah si Israël menait une action militaire contre l’Iran.

    Selon certains experts, si des actions clandestines contre le programme militaire et nucléaire iranien (par exemple l’assassinat d’ingénieurs nucléaires iraniens ou des attentats contre des arsenaux et des dépôts de munitions des Gardiens de la révolution) ont déjà eu lieu, la guerre a déjà commencé. Khamenei et les Gardiens de la révolution pensent que les actions clandestines se transformeront inévitablement en guerre ouverte si Israël et l’Occident sont persuadés que l’Iran atteint un tournant dangereux dans son programme nucléaire. « Nous devons menacer [l’Occident et Israël] en réponse à leurs menaces », a récemment déclaré Khamenei. Le vice-directeur de l’état-major des forces armées iraniennes, le général de brigade Mohammad Baqueri, estime que la déclaration de Khamenei traduit une révision de la stratégie de défense iranienne.

    Les commandants des Gardiens de la révolution ne vont évidemment pas dévoiler la nouvelle stratégie, mais ils espèrent que leurs propres actions clandestines empêcheront l’Occident de renforcer ses sanctions et d’accroître encore sa pression sur l’Iran. Aussi les pays occidentaux devraient-ils se préoccuper avant tout des actions de groupes indépendants comme celui qui a attaqué l’ambassade britannique, plutôt que de la position officielle de l’Iran. Il y a quelques temps, les USA ont accusé un Irano-américain d’avoir reçu l’ordre de la force Al-Qods (une unité des Gardiens de la révolution spécialisée dans les actions extérieures) d’assassiner l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington.

    En 2007 les forces iraniennes avaient capturé une quinzaine de marins britanniques dans le Golfe persique, avant de les relâcher quelques semaines plus tard sous la pression énergique du Royaume-Uni. La tension étant bien plus forte aujourd’hui, un acte de ce genre – même mené par un groupe inconnu ou une milice – pourrait maintenant déclancher une guerre. Finalement l’Iran pourrait craindre une véritable guerre, au point de la déclancher lui-même.

    Mehdi Khalaji est membre du Washington Institute for Near East Policy.

    www.project-syndicate.org

    Traduit de l’anglais par Patrice Horovitz

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleDoit-on envisager la moitié d’un quart de seconde que le tyran de Damas pourrait être encore là au printemps 2013 ?
    Next Article Challenging Facint the Liban Government

    Comments are closed.

    Flux Articles récents en anglais
    • Three years later: the rubble still speaks 10 février 2026 Yusuf Kanli
    • A Second Devaluation Looms Over Lebanon’s Fragile Currency Regime 9 février 2026 Samara Azzi
    • Lebanon Must Prioritise Depositors Before Politics Delays Reform Again 6 février 2026 Samara Azzi
    • U.S. Policy Toward Lebanon: Obstacles to Dismantling Hezbollah’s Grip on Power 3 février 2026 David Schenker
    • U.S. Policy Toward Lebanon: Obstacles to Dismantling Hezbollah’s Grip on Power 3 février 2026 Hanin Ghaddar
    Flux Articles récents en arabe
    • حين يبدّل اليسار معطفه: من شعار الخلاص إلى يقين الهلاك 10 février 2026 محمد الرميحي
    • لأول مرة: خامنئي لم يحضر ذكرى تمرد ضباط سلاح الجو ضد الشاه 10 février 2026 الشفّاف
    • باكستان تعالج اقتصادها العاجز بتصدير السلاح 10 février 2026 د. عبدالله المدني
    • لبنان: خفضٍ ثانٍ لقيمة العملة يلوح في الافق 10 février 2026 سمارة القزّي
    • المصالحة الليبية من “ترميم الاستبداد” إلى “تهشيم بنية الطغيان”  9 février 2026 أبو القاسم المشاي
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.