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    Le Liban en proie aux tensions entre Washington et Téhéran

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    By Laure Stephan on 1 juillet 2020 à la une

    Des propos de l’ambassadrice américaine contre le Hezbollah ont suscité une vive polémique

     

    BEYROUTH- correspondanceLe ton s’est voulu apaisant, lundi 29 juin, à l’issue de l’entretien entre le ministre des affaires étrangères libanais, Nassif Hitti et l’ambassadrice américaine au Liban, Dorothy Shea. La polémique suscitée par les propos tenus par la diplomate contre le Hezbollah, poids lourds de la vie politique libanaise, allié de Téhéran et bête noire de Washington, a enflammé les esprits. Elle a révélé des divisions toujours plus profondes, sur fond de crise économique, entre ceux qui estiment que le Liban est acculé par la politique de « pression maximale » américaine contre l’Iran, et ceux qui accusent le parti chiite libanais de conduire le pays à l’impasse et à l’isolement.

    Dans une interview diffusée vendredi soir par la télévision saoudienne Al Hadath, la représentante américaine avait accusé le Hezbollah « d’empêcher toute solution économique » au Liban et d’avoir « siphonné des milliards de dollars qui auraient dû aller dans les coffres du gouvernement ».

    Le lendemain, un juge des référés, accusant la diplomate de semer la sédition, décidait d’interdire aux médias locaux et étrangers au Liban de donner la parole, durant un an, à Dorothy Shea, sous peine de sanctions financières. Le juge Mohamad Mazeh a été convoqué par le Conseil supérieur de la magistrature, mardi. Chacune de ces interventions a radicalement divisé les Libanais, selon leur sensibilité politique. « L’intervention de Mme Shea n’était pas du tout diplomatique. Sa fonction lui donne-t-elle le droit de distribuer les bons et les mauvais points ?, interroge un expert politique qui a requis l’anonymat. Mais la décision du juge était également déplacée : c’est au gouvernement de traiter avec une ambassadrice. »

    « Corruption et pillage »

    Si la polémique semble pour l’heure éteinte, elle a révélé le climat explosif dans lequel s’enfonce le pays. Les tensions s’y aggravent, sur l’échiquier politique mais aussi dans la rue, où les manifestations sporadiques sont de plus en plus infiltrées par des partis, et où la livre libanaise est en chute libre sur le marché noir.

    « La controverse de ce week-end n’est qu’un détail. La stabilité sociale est en péril : c’est le point fondamental. Tous les partis du système libanais sont responsables du désastre. La corruption et le pillage, depuis l’après-guerre [en 1990], se sont faits au vu et au su des acteurs occidentaux qui demandent aujourd’hui des réformes, poursuit la même source. Ce qui se passe au Liban est indissociable du contexte régional : le bras de fer entre l’Iran et les Etats-Unis, toujours plus compliqué, et les décisions américaines sur la région, de la loi César [sanctionnant tout « soutien significatif » au régime syrien] au “deal du siècle” [le plan de paix proposé par le président américain Donald Trump pour résoudre le conflit israélo-palestinien] »

    Les propos de Dorothy Shea s’inscrivaient dans la ligne de la stratégie de « pression maximale » menée par Washington contre l’Iran et ses alliés. « Ses déclarations ont déjà été tenues au plus haut niveau de l’administration américaine. Les Etats-Unis veulent mettre la pression sur leurs alliés [européens] pour qu’ils adoptent la même fermeté sur les réformes demandées au Liban, dont ils affirment la réalisation impossible avec le Hezbollah », juge Heiko Wimmen, spécialiste du Liban à l’International Crisis Group (ICG).

    « Ils veulent que le peuple paie »

    La confrontation dépasse l’échelle du Liban. « Le Hezbollah a peu de marge de manœuvre pour réagir. Il peut blâmer les Etats-Unis de tous les maux au Liban, mais après ? », estime M. Wimmen. A la mi-juin, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah − parti sous sanctions américaines −, avait accusé Washington de « faire pression sur la Banque du Liban pour l’empêcher d’injecter des dollars en quantité suffisante sur le marché », « au prétexte » que le Hezbollah envoyait ces devises en Syrie − ce qu’il a démenti. Il avait aussi prévenu : « Celui qui veut nous donner le choix entre mourir par les armes ou par la faim, je lui dis : nos armes resteront entre nos mains et nous n’aurons pas faim », coupant le pied à toute exigence de désarmement du parti, classé organisation terroriste par les Etats-Unis.

    « Il est évident que le contexte régional et la stratégie de pression américaine pèsent sur la situation. Mais cela ne justifie pas de ne pas faire de réformes, comme s’y refuse l’ensemble de la classe politique. Il y a une mauvaise gestion et une corruption qui se sont accumulées », avance une source diplomatique. Habiles à user des tensions régionales, les chefs politiques poursuivent leur lutte pour le pouvoir ou les gains financiers et le mouvement social est trop faible pour leur tenir tête.

    Signe de l’échec à réformer, un haut fonctionnaire du ministère des finances, qui a participé à l’élaboration du plan de sauvetage présenté par le gouvernement au FMI, afin d’obtenir une aide financière, a démissionné lundi. « Ceux qui ont récolté d’énormes profits durant de longues années (…) refusent toujours de contribuer ne serait-ce que partiellement pour couvrir les pertes », a dénoncé Alain Bifani. « Ils veulent que le peuple paie. Nous allons vers une nouvelle phase de mainmise sur les actifs des Libanais. »

    LE MONDE

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