Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabic)
    • English
    • Français (French)
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Home
    • Categories
      1. Headlines
      2. Features
      3. Commentary
      4. Magazine
      5. Cash economy
      Featured
      Headlines Shaffaf Exclusive

      Talk and Plot: Teheran Double Game with the Sharaa Regime

      Recent
      6 January 2026

      Talk and Plot: Teheran Double Game with the Sharaa Regime

      5 January 2026

      When “law enforcement” looks like piracy: The Maduro seizure, Türkiye’s caution, and the “precedent” problem

      5 January 2026

      The Financial Stabilization and Deposits Repayment Act: A Controversial Step in Lebanon’s Crisis Management

    • Contact us
    • Archives
    • Subscribe
    • العربية (Arabic)
    • English
    • Français (French)
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Categories»Headlines»Un État schizophrène

    Un État schizophrène

    0
    By Antoine Courban on 9 March 2020 Headlines

    Le 7 mai 2008, suite à la razzia du Hezbollah contre Beyrouth, le Liban entama sa descente aux enfers. Le 7 mars 2020, par la bouche du Premier ministre, le pays a atteint le fond de l’abîme et se trouve réduit à un État mendiant.

     

    Un siècle après sa création dans ses frontières actuelles, l’État libanais est devenu, au pire, une dépouille cadavérique livrée aux charognards et, au mieux, un vagabond sans domicile fixe (SDF) réduit à la mendicité. Sous le mandat de Aoun-2, le Liban est revenu à la situation catastrophique qui prévalait financièrement sous Aoun-1, avant l’entrée en scène de feu Rafic Hariri assassiné par des hommes du Hezbollah qui tient en otage le Liban pour le compte d’une puissance étrangère.

    Pourquoi et comment vit-on une telle catastrophe, dont les Libanais ne se relèveront pas avant une ou deux générations au moins ?

    Y aura-t-il quelqu’un en 2100 qui leur racontera le Liban de la prospérité insouciante et de la douceur de vivre des années 1950-1960 ? Quelqu’un leur dira-t-il la vérité du Liban qui s’est offert lui-même comme otage à la voracité des autres depuis le funeste accord du Caire ? Quelqu’un leur rappellera-t-il objectivement les crimes d’une caste politique pourrie et corrompue qui a pillé le pays sous l’œil protecteur et narquois d’une milice armée composée de Libanais, mais dont le Liban n’est pas la patrie d’appartenance ? Comment évoquera-t-on en 2100 ce 17 octobre 2019 où une population aux abois a dit « non » de manière si brouillonne ?

    Un constat doit être fait. Aujourd’hui, la République libanaise, un État-nation inachevé, vit un drame familial peu commun en géopolitique. L’État et la nation se sont séparés l’un de l’autre comme un couple qui divorce ou comme un patient qui entre en schizophrénie. Recevant récemment le corps consulaire, le Premier ministre Hassane Diab avait publiquement déclaré : « En toute franchise, compte tenu de la situation dans laquelle il se trouve, l’État n’est plus en mesure de protéger les Libanais et de leur assurer une vie décente. »

    Ainsi, l’État ne garantit plus cette « unité du multiple », pierre angulaire du vivre-ensemble. L’État, en tant que personne morale, est souverain dans la mesure où il peut protéger ses citoyens. Toute faillite à ce devoir signifie la mort de l’entité souveraine. Le risque est grand d’un retour à l’état tribal, voire à l’état sauvage. L’État libanais, pas la nation, souffre d’un syndrome de dépersonnalisation risquant de le mener à l’implosion schizophrénique qui le démembrera définitivement.

    Cette condition tragique est due à l’aliénation de la personnalité de l’État par la discorde qu’entretient la mainmise du Hezbollah pour le compte de l’Iran. L’État ressemble à ces patients des cliniques psychiatriques qui disent : « Je sens comme si je n’avais pas de corps… Mes pensées ne semblent pas être les miennes… Mon bras décide ce qu’il veut, etc. » L’État libanais n’est plus qu’un agglomérat de composantes sectaires qui voguent chacune pour son compte. Leur seul point commun est leur caractère mafieux, et piller impunément est la règle. Aliéné, étranger par rapport à soi, dépouillé de sa volonté propre par l’Iran des mollahs, l’État libanais a perdu toute cohérence lui permettant de jouer son rôle premier de régulateur constitutionnel de la vie publique. En son sein, les forces politiques qui monopolisent le pouvoir sont des partis uniquement habités par les intérêts de l’esprit sectaire et non citoyen. Cet État schizophrène ne peut qu’user de violences physiques face au désarroi du peuple.

    La nation libanaise, depuis le 17 octobre, a entrepris un réveil citoyen salutaire qu’elle n’a pas traduit en un projet politique. Elle rejette l’esprit sectaire et tout ce qui ressemble à l’establishment institutionnel. Le social de la société dite civile ne parvient pas à triompher de l’ordre politicien en décomposition avancée. Cependant, ce face-à-face n’est pas réductible à la seule lutte des classes. Le maillage réticulé des « sahate » (places révolutionnaires) révèle des masses d’individus conscients de leur identité citoyenne commune qui n’élimine pas les appartenances confessionnelles mais les contient toutes.

    La nation n’est point schizophrène ; elle est traversée de turbulences. Le peuple des dominés affronte une caste de dominants qui forment un club fermé, vaste réseau mafieux où la vie politique se résume au partage d’un butin.

    Le gouvernement de Hassane Diab est-il en mesure de sortir le pays d’une telle situation ? Il est permis d’en douter tant que la souveraineté de l’État n’est pas reconquise afin que ce dernier puisse se réconcilier avec la nation.

    acourban@gmail.com

    OLJ

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleOil Prices Dive as Saudi Arabia Takes Aim at Russian Production
    Next Article لـ”متعة القارئ”: (بالفيديو) “اللئيم” بوتين.. يبهدل إردوغان!
    Subscribe
    Notify of
    guest
    guest
    0 Comments
    Newest
    Oldest Most Voted
    Inline Feedbacks
    View all comments
    RSS Recent post in french
    • La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants 2 January 2026 Walid Sinno
    • La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ? 30 December 2025 Pierre-Étienne Renaudin
    • Au Liban, une réforme cruciale pour sortir enfin de la crise 23 December 2025 Sibylle Rizk
    • Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025 16 December 2025 Walid Sinno
    • Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise 5 December 2025 Clément Fayol
    RSS Recent post in arabic
    • نتائج تدخل بيونغيانغ في الحرب الأوكرانية 7 January 2026 د. عبدالله المدني
    • مشروع قانون الانتظام المالي وسداد الودائع: خطوة مثيرة للجدل في إدارة ازمة لبنان! 6 January 2026 سمارة القزّي
    • التدخل العسكري.. والمعيار الأخلاقي 6 January 2026 فاخر السلطان
    • لعبة طهران المزدوجة مع نظام الشَّرَع: عروض مالية وتحريك “الساحل” 6 January 2026 خاص بالشفاف
    • ردّاً على فاخر السلطان: إما قانون دولي يُحترم، أو فوضى يدفع ثمَنَها الجميع 5 January 2026 د. فيصل الصايغ
    26 February 2011

    Metransparent Preliminary Black List of Qaddafi’s Financial Aides Outside Libya

    6 December 2008

    Interview with Prof Hafiz Mohammad Saeed

    7 July 2009

    The messy state of the Hindu temples in Pakistan

    27 July 2009

    Sayed Mahmoud El Qemany Apeal to the World Conscience

    8 March 2022

    Russian Orthodox priests call for immediate end to war in Ukraine

    Recent Comments
    • P. Akel on The Grand Hôtel Abysse Is Serving Meals in 2025
    • Rev Aso Patrick Vakporaye on Sex Talk for Muslim Women
    • Sarah Akel on The KGB’s Middle East Files: Palestinians in the service of Mother Russia
    • Andrew Campbell on The KGB’s Middle East Files: Palestinians in the service of Mother Russia
    • farouk itani on A Year Later, Lebanon Still Won’t Stand Up to Hezbollah
    Donate
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz