Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Dr. Fadil Hammoud

      Pourquoi le Koweït a classé huit hôpitaux libanais sur la liste du terrorisme ?

      Recent
      8 février 2026

      Pourquoi le Koweït a classé huit hôpitaux libanais sur la liste du terrorisme ?

      30 janvier 2026

      En Orient, le goût exotique de la liberté est éphémère

      18 janvier 2026

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Entre guerre et paix

    Entre guerre et paix

    0
    By Sarah Akel on 6 septembre 2013 Non classé

    Antoine Courban

    « Nul homme n’est assez dénué de raison pour préférer la guerre à la paix. » À moins d’être de mauvaise foi, cette célèbre phrase d’Hérodote ne peut être comprise que comme normative. La guerre en soi ne trouverait jamais sa propre justification en elle-même. Il ne peut exister de guerre juste car la guerre ne serait qu’« un moyen en vue de la paix » (Aristote).

    Mais qu’est-ce que la guerre ? Les pacifistes, en général, rejettent le principe du recours à la force pour faire valoir le droit. Leur présupposé fondamental est probablement une certaine morale évangélique qui accorde la primauté à la non-violence. Mais sous bien des formes, le face-à-face conflictuel se trouve comme pierre angulaire de systèmes de pensée qui ont façonné le monde : dialectique hégélienne, lutte pour la vie, lutte des classes, volonté de puissance, etc. La guerre doit être distinguée « non seulement du conflit biologique ou social, ou de la contradiction conceptuelle, mais aussi de la violence individuelle ou collective ». La guerre ne peut qualifier un rapport d’homme à homme car elle est une forme de relation intercollective entre deux entités jouissant d’un espace de souveraineté. On peut imaginer, comme le suggère K. Waltz, que « tous les hommes soient des anges ou des saints », qu’ils soient tous parfaitement équilibrés psychiquement, voire lobotomisés ou sous l’effet de doux hallucinogènes, que tous les États du monde aient un régime démocratique ; la guerre demeurerait inévitable et possible à cause de l’émiettement de la planète en une pluralité d’États et de « l’absence d’autorité supérieure s’imposant à eux pour arbitrer leurs conflits et sanctionner leurs fautes ». En d’autres termes, la question fondamentale demeure celle de la « limite », concept abstrait qui n’a cessé de troubler l’esprit humain depuis l’aube de la pensée grecque.

    Tel est l’enjeu qui se profile derrière les bruits de botte que nous entendons actuellement à propos d’une intervention internationale possible en Syrie. Le monde d’après Assad ne sera plus le même car, selon toute vraisemblance, une forme particulière de surveillance policière des États du monde émergera immanquablement des ruines du Levant. Qui fera le gendarme planétaire ? Comment ? Par quels moyens ? C’est ce nouvel ordre du monde qui semble en gestation aujourd’hui. Un ordre qui, selon toute vraisemblance, impliquera une riposte automatique en cas de dépassements des bornes et des limites qui seront assignées à l’action des états.

    Une telle hypothèse futuriste implique de devoir faire le constat de la faillite de l’Organisation des Nations unies qui avait cru que la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 pouvait servir comme moyen juridique suffisamment dissuasif. Il n’en est rien. Toute l’agitation diplomatique et militaire actuelle traduit une telle impuissance. Le concept même de devoir d’ingérence, élaboré durant les guerres balkaniques postsoviétiques, se trouve mis à mal à cause du choc des intérêts stratégiques.

    Qui donc aura le contrôle de la force de riposte automatique ? Une nation ? Ce serait un nouvel empire hégémonique. Un collectif de nations ? Ce serait un retour vers une forme de dangereux paternalisme impérialiste. Une armée internationale distincte des grandes coalitions géostratégiques ? Comment la recruter ?

    Quelle mission lui assigner ? À l’intérieur de quelles limites ?

    Au nom de quelle autorité souveraine agirait-elle ?

    En d’autres termes, peut-on imaginer dans l’après-Assad l’émergence d’une instance planétaire qui parlerait et agirait, non au nom d’une multitude de nations réunies, mais au nom de l’humain et de l’humanité ?

    L’Orient Le Jour

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleGouvernement : Les efforts de Sleiman et Salam freinés par le 8 Mars et les tambours de la guerre
    Next Article Liban: L’attitude arabe hostile au Hezbollah complique encore plus la formation du cabinet

    Comments are closed.

    Flux Articles récents en anglais
    • Lebanon has a new Sunni terror front. Period. 11 février 2026 The Times of Israel
    • Three years later: the rubble still speaks 10 février 2026 Yusuf Kanli
    • A Second Devaluation Looms Over Lebanon’s Fragile Currency Regime 9 février 2026 Samara Azzi
    • Lebanon Must Prioritise Depositors Before Politics Delays Reform Again 6 février 2026 Samara Azzi
    • U.S. Policy Toward Lebanon: Obstacles to Dismantling Hezbollah’s Grip on Power 3 février 2026 David Schenker
    Flux Articles récents en arabe
    • “وول ستريت جورنال”: وليّ العهد السعودي يضغط على المكابح 11 février 2026 أراب فايلز
    • حين يبدّل اليسار معطفه: من شعار الخلاص إلى يقين الهلاك 10 février 2026 محمد الرميحي
    • لأول مرة: خامنئي لم يحضر ذكرى تمرد ضباط سلاح الجو ضد الشاه 10 février 2026 الشفّاف
    • باكستان تعالج اقتصادها العاجز بتصدير السلاح 10 février 2026 د. عبدالله المدني
    • لبنان: خفضٍ ثانٍ لقيمة العملة يلوح في الافق 10 février 2026 سمارة القزّي
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.