Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Walid Sinno

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      Recent
      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      30 décembre 2025

      La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?

      23 décembre 2025

      Au Liban, une réforme cruciale pour sortir enfin de la crise

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Communiqué des prisonnières politiques de la Prison centrale de Damas (Adra)

    Communiqué des prisonnières politiques de la Prison centrale de Damas (Adra)

    1
    By Sarah Akel on 23 octobre 2014 Non classé

    Avertissement

    Il n’existe pas de statistiques précises concernant le nombre de détenues dans les prisons et centres de détention en Syrie. Il en va de même pour toutes les victimes du régime syrien et de ses alliés.

    Les statistiques publiées peuvent couvrir seulement une partie de la réalité, sur une période de temps déterminée. Ceci est valable également pour ce communiqué.

    Le sort des victimes est certainement plus grave et leur situation plus dramatique que celle qui est ici décrite.

    Communiqué des détenues politiques de la Prison centrale de Damas

    Dans l’attente de sa liberté, notre peuple souffre de nombreux maux. Nous partageons ses souffrances dans un silence assourdissant, malheureusement délibéré. Aujourd’hui, nous voulons nous faire la voix de celles qui n’ont pas la parole.

    Nous avons procédé à un sondage approximatif pour contribuer à lever le voile sur notre situation et nos souffrances quotidiennes :

    1. Le nombre des prisonnières politiques incarcérées à la prison centrale de Damas (prison de Adra) approche les 500 détenues, auxquelles s’ajoutent les prisonnières des différents Services de Sécurité, évaluées à plusieurs milliers, qui croupissent parfois dans les geôles depuis des mois alors que, selon la loi, les étapes préliminaires des enquêtes ne devraient pas dépasser les 60 jours.

    2. La proportion des détenues de plus de 50 ans s’élève à 30%.

    3. La proportion des femmes enceintes atteint les 5%

    4. La moyenne des naissances est d’une mise au monde par mois.

    5. La proportion des femmes atteintes de blessures à séquelles permanentes, provoquées par les tortures endurées dans les Services de Sécurité, s’élève à quelque 10%.

    6. La proportion des détenues atteintes de maladies incurables ainsi que de maladies non traitées, en raison de l’insuffisance du nombre des médecins et de l’absence totale de médicaments, est de 60%.

    7. La proportion des détenues ayant bénéficié de la dernière amnistie présidentielle n’excédait pas les 10%, mais seules 3% d’entre elles ont effectivement été libérées.

    8. La proportion des détenues susceptibles de faire appel à un avocat et d’assumer les frais d’un procès se limite à 20%, sachant que les plaidoiries ne servent pas à grand chose devant le Tribunal d’exception antiterroriste et que ce recours ne sert au mieux qu’à accélérer la procédure.

    9. La proportion des détenues autorisées à recevoir des visites familiales et à percevoir l’argent dont elles ont besoin pour subvenir à leurs frais personnels ne dépasse pas 30%, alors que chaque prisonnière doit pouvoir disposer d’environ 5000 livres syriennes par mois.

    Face à une telle situation, nous demandons :

    1. Un appui médiatique sous toutes ses formes mettant en exergue la situation inhumaine qui est la nôtre et son caractère contraire à la loi. La majorité des détenues a été incarcérée pour une durée indéterminée par des juges du Tribunal d’exception antiterroriste sans aucune base légale. D’autres ont vu leurs demandes de remise en liberté rejetées par des juges qui réclamaient des sommes d’argent exorbitantes, qui excèdent les moyens de la plupart d’entre elles.

    2. Un soutien financier ainsi que l’organisation de collectes de dons en faveur des détenues emprisonnées depuis plus d’une années, pour leurs familles et pour les enfants dont elles sont séparées avec les conséquences matérielles et psychologiques qui en découlent. Certaines détenues, et en particulier celles dont les époux sont également incarcérés, ne parviennent à récolter que des sommes d’argent très modiques qu’elles envoient à leurs enfants abandonnés à leur sort.

    3. L’intensification des pressions internationales et la dénonciation de la dernière amnistie annoncée par le régime syrien, qui n’a jamais été appliquée dans les faits. Il faut le contraindre à remettre en liberté toutes les détenues politiques.

    Damas, le 10 octobre 2014

    Syrie Blog

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleLes incohérences de la coalition internationale ouvrent devant Bachar al-Assad un vaste champ de manœuvre
    Next Article 150 à 200 millions de chrétiens persécutés dans le monde
    1 Commentaire
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Ramez
    Ramez
    11 années il y a

    Communiqué des prisonnières politiques de la Prison centrale de Damas (Adra)
    Quand on pense que certains « politiques » et « spécialistes » en France (en sus d’autres pays de l’UE) osent continuer de chercher à réhabiliter le dictateur psycopathe de service à Damas et ses acolytes… Et dire que d’aucuns s’étonnent, encore, devant ces horreurs « normalisées », de voir éclore des « EILs » et autres monstres çà et là!

    0
    Flux Articles récents en anglais
    • Liquidity at the Core of Lebanon’s Financial Deposit Repayment Act 9 janvier 2026 Samara Azzi
    • Talk and Plot: Teheran Double Game with the Sharaa Regime 6 janvier 2026 Shaffaf Exclusive
    • When “law enforcement” looks like piracy: The Maduro seizure, Türkiye’s caution, and the “precedent” problem 5 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • The Financial Stabilization and Deposits Repayment Act: A Controversial Step in Lebanon’s Crisis Management 5 janvier 2026 Samara Azzi
    • Why Ankara Sees Israels’s Latest Moves As A Strategic Challenge 1 janvier 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • طالبت الغرب بالتدخّل، عبادي: قطع الإنترنيت في إيران مقدّمة لارتكاب “مجرزة”! 10 janvier 2026 شفاف- خاص
    • هل الجمهورية الإسلامية على وشك الانهيار؟ 9 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • بدلاً من معالجة مشكلة النفايات: حملات على قرارات صيدا وعلى حساب الناس وصحتهم 9 janvier 2026 وفيق هواري
    • ( شاهد الفيديو) الحاكم للرأي العام:  استرداد الأموال المختلسة، وأصول المركزي، سيوفر السيولة لسداد حقوق المودعين 8 janvier 2026 الشفّاف
    • رسالة مفتوحة من المخرج الإيراني “محسن مخملباف” إلى “رضا بهلوي” 8 janvier 2026 خاص بالشفاف
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Nord Dach dans «En Syrie, il y a des meurtres et des kidnappings d’Alaouites tous les jours», alerte Fabrice Balanche
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz