Un officel sportif Koweïtien dément les propos de Miro de l’IOC

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KOWEIT, 10 Novembre (KUNA) –Le directeur général adjoint de l’Autorité Publique Sportive (PAS) Humoud Fulaiteh a rejeté les accusations du vice-directeur général du Comité Olympique International et directeur des relations au sein des Comités Nationaux Olympiques (CNO) Pere Miro contre le ministre de l’Information et ministre d’État à la Jeunesse Cheikh Salman Sabah Al-Salem Al-Sabah Al-Humoud.

Les déclarations de Miro sont « loin d’être vraies et écartent des faits documentés », a déclaré Fulaiteh dans un communiqué de presse mardi.

Il a dit que le travail de la COI est censé être transparent, crédible et neutre, se demandant comment il a permis à un de ses agents de le mettre dans une position partiale et non crédible.

M. Fulaiteh a rejeté les récentes déclarations de Miro au magazine Insidethegames dans lesquelles il avait défendu le président du KOC, Sheikh Talal Al-Fahed Al-Sabah, le president du Conseil Olympique d’Asie (OCA), Cheikh Ahmad Al-Fahd Al-Sabah et le directeur du Conseil olympique d’Asie (OCA) M. Hussein Al-Musallam

M. Miro avait nié que les trois dirigeants avaient déposé une plainte au CIO contre le KOC qui a conduit à la suspension des activités olympiques koweïtiennes.

Injustement, M. Miro affirme que le cheikh Salman avait informé le CIO sur les détails de la nouvelle loi sur le sport, dit Fulaiteh.

Il a ajouté que M. Miro est soit ignorant des faits ou était sous pression pour faire de telles déclarations.

Le prétendu message mentionné par M. Miro au travers de son argumentaire a été envoyé par le cheikh Salman au président du CIO, Thomas Bach, portant la date du 8 Octobre 2015, en expliquant que les dispositions de la loi de décret n°117/2014 et la loi 25/2015 ne contrevenaient pas à la Charte Olympique, dit le Directeur général adjoint du PAS.

Le message de Cheikh Salman est venu en réponse aux trois lettres envoyés par le CIO.

Le premier de ces messages porte la date du 22 Juin 2015 et a été signé par Patrick Hickey de la COI.

Dans son message, M. Hickey fait référence à une lettre de la KOC au CIO, portant la date du 9 mai 2015.  Cette lettre avait informé le CIO des résolutions prises par l’Assemblée générale du KOC, tenue le 23 Mars 2015, et incluait des traductions des amendements aux lois sportives du  Koweït, envoyés au CIO le 5 et le 7 Juin à 2015. M. Hickey avait noté que les amendements pouvaient porter atteinte à l’indépendance des institutions sportives au Koweït. Le CIO a exigé que la KOC l’informe de toute évolution avant le 30 Juillet à 2015.

Quant au deuxième message, M. Fulaiteh explique, il a été envoyé par le CIO au KOC, portant la date du 5 Août 2015 et a été signé par M. Hickey. M. Hickey avait exigé que le KOC informe le CIO de l’issue des discussions avec le gouvernement koweïtien avant le 15 Octobre 2015.

La troisième lettre du COI au KOC, datée du 28 Septembre, avait conclu que les modifications apportées récemment aux législations sportives affecteraient l’indépendance des institutions sportives au Koweït et nuiraient à leur gestion.

Cette dernière lettre, note M. Fulaiteh, avait mentionné le Tribunal Arbitral du sport et l’Agence mondiale antidopage, appelant à parvenir à une entente avant le 15 Octobre 2015, sinon la participation du Koweït dans les activités internationales serait affectée.

M. Fulaiteh s’étonne que M. Miro dise que toutes les nouvelles sont publiées par l’Agence KUNA « ce qui signifie qu’il suit de près les agences de presse pour obtenir ses informations. »

« Cela signifie-t-il que les résolutions du CIO reposent principalement sur les agences de presse et non pas sur les notifications émises par les comités nationaux olympiques ? », se demande M. Fulaiteh.

Il semble que M. Miro n’a pas lu la lettre du CIO à Sheikh Salman portant la date du 22 Octobre 2015, avec la signature de Patrick Hickey.

Dans cette dernière lettre, M. Hickey avait expliqué que le CIO devient impliqué dans la question des lois sportives en raison d’un différend entre le KOC et le gouvernement koweïtien, dit M. Fulaiteh. Cela est une preuve supplémentaire que la plainte avait été déposée par le KOC.

Fulaiteh fait référence a l’allégation de M. Miro, dans l’entretien, que le Koweït avait omis de respecter le délai du CIO, du 27 Octobre 2015, pour modifier les lois soi-disant nuisibles à indépendance des institutions sportives.

En réponse, le vice-directeur général du PAS a souligné que la loi koweïtienne ne s’ingère pas dans les affaires des institutions sportives, ni ne contrevient à « aucun article » de la Charte olympique. Il a également noté que les institutions sportives koweïtiennes jouissent de « la pleine indépendance ».

En outre, M. Fulaiteh a appelé le dirigeant du CIO à exposer les points où les législations sportives koweïtiennes contreviennent à la Charte Olympique, au lieu d’accuser le Koweït de ne pas répondre aux exigences du CIO.

Miro affirme également que le Koweït demande a d’autres gouvernements de faire pression sur le CIO et d’autres organismes sportifs afin de révoquer la suspension, ce qui est, si avéré, une violation des principes de l’autonomie et de l’indépendance de la Charte Olympique.

« Ceci est un droit souverain du Koweït et Miro n’a pas le droit d’interférer là-dessus », a souligné M. Fulaiteh.

Le dirigeant du CIO avait également allégué que toutes les autres fédérations internationales devraient suivre la CIO bientôt.

Ceci est la preuve irréfutable que M. Miro suit « un certain agenda et certaines orientations inavouables», a déclaré M. Fulaiteh.

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