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    Un défenseur syrien des Droits de l’Homme enlevé par les moukhabarat

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    By Sarah Akel on 3 octobre 2012 Non classé

    Un défenseur syrien des Droits de l’Homme enlevé par les moukhabarat
    Quelques attentats intervenus dans certains quartiers chrétiens de Damas et d’Alep, au cours des mois écoulés, avaient démontré que le régime syrien ne recule devant rien pour effrayer les communautés religieuses minoritaires. Il doit absolument les convaincre que sa chute serait pour elles synonyme de graves dangers, voire d’éradication. Désireux de s’assurer le maximum de soutiens, au moment où les jeunes Syriens se bousculent pour échapper à la conscription et obtenir les passeports qui leur permettront de quitter le navire avant l’heure fatale, il a commencé à distiller le même message en direction des communautés ethniques minoritaires en général, et de la population kurde de la Jazireh en particulier.

    C’est du moins ainsi que les habitants de Qamichli ont interprété l’explosion d’une voiture piégée, intervenue mardi 2 octobre, à proximité des sièges de la Sécurité politique, de la Sécurité d’Etat, des moukhabarat militaires, de la Sécurité criminelle et d’une partie de la Police locale. D’autant que, selon des témoins, cette opération présente des similitudes avec « l’attentat-suicide » intervenu dans le quartier d’Al Azzaz, à Damas, le 10 mai 2012, à distance convenable des bureaux de la Branche Palestine de la Sécurité militaire.

    Alors que les Syriens savent depuis longtemps à quoi s’en tenir sur la prétendue « protection des minorités » par le régime en place, celui-ci vient de les conforter une fois encore dans leurs doutes en procédant, le même mardi 2 octobre, à l’arrestation d’un avocat… chrétien. Son appartenance à l’église grecque-orthodoxe a pesé de peu de poids face au désagrément que son action constante et courageuse au profit des détenus d’opinion causait aux autorités de son pays.

    Un communiqué du Centre Syrien d’Etudes et de Recherches Juridiques (CSERJ), diffusé mardi 2 octobre, nous apprend en effet que :

    « Des éléments de la sécurité ont arrêté, ce matin, notre collègue, l’avocat Khalil Maatouq, directeur exécutif du CSERJ, alors qu’il se rendait de son domicile de Sahnaya à son bureau, situé au centre de la ville de Damas ».

    « Nous condamnons cette arrestation porteuse d’un message dépourvu d’ambigüité. Il s’adresse aux activistes pacifiques engagés dans la défense des Droits de l’Homme et aux avocats qui prennent la défense des prisonniers d’opinion. Maître Maatouq est l’un des plus connus d’entre eux ».

    « La nature, les objectifs et les pratiques du régime sont pour nous évidents. Nous les connaissons parfaitement. Et ce genre de message ne fera que nous conforter dans nos certitudes ».

    « Ceux qui prennent la peine de suivre les déclarations de personnalités du régime, du ministre des Affaires étrangères ou du ministre de l’Information, sur le dialogue, les libertés et l’action pacifique, risquent de regretter d’avoir déployé tant d’efforts et perdu leur temps à entendre des discours qui ne résistent pas à la réalité des faits ».

    « Nous imputons au régime la responsabilité de la vie de Maître Khalil Maatouq, qui suit un traitement intensif imposé par une maladie respiratoire grave, une paralysie de 60 % de l’activité de ses poumons. Au moment de son arrestation, il revenait à peine d’un séjour de soins à l’extérieur. Il a besoin d’une surveillance médicale constante et minutieuse ».

    « Liberté pour l’avocat Khalil Maatouq ».

    « Liberté pour tous les détenus ».

    « Liberté pour la Syrie ».

    Une page a aussitôt été créée sur Facebook pour réclamer sa libération.

    Khalil Maatouq est âgé de 53 ans. Au cours de sa vie professionnelle, il a été soumis à de multiples tracasseries de la part des services de sécurité, qui prenaient la forme de convocations répétées. Il a été victime d’intimidations, comme la destruction de sa voiture par le feu, et de plaintes devant la justice militaire, en raison de son engagement constant dans la défense des détenus. Il est membre de l’Organisation de Défense des Prisonniers en Syrie.

    Avec son collègue et ami l’avocat Anwar Al Bounni, remis en liberté au milieu de l’année 2011 après avoir purgé une peine de prison de 5 ans de prison pour « diffusion de fausses nouvelles de nature à altérer le moral de la nation », il avait créé, au début des années 2000, le Centre Syrien d’Etudes et de Recherches Juridiques. Ils entendaient proposer des conseils aux sociétés désireuses d’investir en Syrie, pour leur éviter de s’égarer et de perdre trop de plumes dans le labyrinthe des lois et des passe-droits. Mais, du fait de leur engagement dans la défense des détenus d’opinion, ils avaient été contraints de geler leurs activités.

    En juillet 2001, Khalil Maatouq avait échappé par miracle à une tentative d’assassinat ou, dans le meilleur des cas, à une intimidation qui aurait pu fort mal tourner. Les moukhabarat lui reprochaient alors d’assurer, en collaboration avec Anwar Al Bounni, la défense du détenu d’opinion Nizar Nayyouf. Après avoir accompagné son client au Service de l‘Emigration et des Passeports de Damas, pour retirer le document de voyage dont celui-ci avait besoin pour gagner la France où il était attendu pour des soins dès sa sortie de prison, l’avocat avait rendu visite à sa famille, dans le village d’Al Mouchaïrfeh, près de Tall Kalakh, sur la frontière syro-libanaise, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Homs. Alors que la nuit était déjà tombée, il avait été prié de rentrer immédiatement à Damas par le général Moustapha Al Tajer, directeur de la Branche Palestine des moukhabarat militaires, qui l’attendait dans son bureau. Il avait tenté d’ajourner sa visite au lendemain, afin de ne pas circuler de nuit, une activité toujours dangereuse en Syrie. Mais son interlocuteur n’avait rien voulu entendre. L’avocat avait donc pris le volant pour regagner la capitale. En route, il avait été pris en tenaille entre deux camions. Poussé par celui qui le suivait sous celui qui le précédait, il avait échappé de justesse à ce qui lui était apparu comme un accident délibéré. Blessé, il avait néanmoins été hospitalisé à Damas.

    En avril 2009, il avait été accusé par la Justice militaire de Homs d’ « insulte au président de la République et à l’administration, et incitation à la dissension confessionnelle et religieuse ». Sa faute : il avait porté plainte devant ce tribunal contre des moukhabarat. Au cours d’une course poursuite avec des contrebandiers, nombreux dans cette région, ils avaient tué son neveu Sami Maatouq, qui prenait l’air avec des amis. Mais le caractère « fortuit » de son décès n’apparaissant pas évident, l’avocat avait adressé une requête au chef de l’Etat pour réclamer que toute la lumière soit faite sur cette affaire. C’était effectivement, en Syrie, beaucoup trop demander.

    Quand on vous dit qu’en Syrie, le régime ne protège pas les minorités mais les utilise pour se protéger, et que les seuls minoritaires qui l’intéressent et qu’il cajole sont ceux qui devant lui courbent l’échine… Les autres doivent subir les mêmes avanies et vexations que la majorité des Syriens qui, eux, n’ont pas « la chance » d’appartenir à une communauté minoritaire…

    Les malheurs de Khalil Maatouq sont l’occasion de rappeler que les avocats, en Syrie, ne sont pas traités différemment de leurs compatriotes et qu’ils sont nombreux à avoir été emprisonnés depuis le début de la révolution pour avoir déplu aux autorités. Les uns avaient défendu des contestataires. D’autres avaient poursuivi leur dénonciation de la corruption, un mal endémique dans le pays. Parmi eux figurent Samer Idris, Nawras Mouchawwah, Ali Aswad, Khaled Salah, Ahmed Armouch, Amer Izeddin, Mohammed Tahsin Khabiyyeh, Mohammed Huseïn Al Helou, Mohammed Meqdad… et, depuis ce même mardi 2 octobre, Zaynab Abou Adhan. Cette dernière a été enlevée, sans mandat d’arrêt, au siège de la branche damascène de l’Ordre des Avocats. Totalement inféodé au pouvoir en place, celui-ci n’a jugé bon ni d’intervenir, ni de protester contre le caractère illégal de la procédure…

    Révoltés par les agissements du régime et par l’immobilisme de leur syndicat, et désireux d’apporter leur soutien à leurs compatriotes détenus pour leur participation à la « révolution contre Bachar Al Assad », des avocats appartenant à toutes les communautés et originaires de tous les gouvernorats avaient créé, le 12 mai 2012, un Rassemblement des Avocats Libres de Syrie.

    http://syrie.blog.lemonde.fr/

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