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    Trump veut un pape à son image

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    By François Clemenceau on 3 mai 2025 à la une

    L’HOMME EST UN RUSTRE et son ego est démesuré, tout le monde le sait. Plutôt que d’obéir hier au strict protocole du Vatican qui l’avait placé au troisième rang à la droite de l’autel, Donald Trump a jugé bon de faire un caprice. Lors des funérailles de ce pape qu’il conspuait, il voulait être aux premières loges pour le voir partir. À gauche de l’autel figuraient dix des cardinaux américains qui participeront au conclave, dont sept avaient des positions plutôt proches de celles du pape François. Et deux en particulier, qui s’étaient exprimés publiquement contre les méthodes ou la politique de Donald Trump. Le premier cardinal afro-américain, Wilton Gregory, exarchevêque de Washington et d’Atlanta, avait critiqué au cours du premier mandat du milliardaire son discours « générateur de divisions ». Plus récemment, en février, son successeur dans la capitale américaine, le cardinal Robert McElroy, n’avait pas hésité, en pleine messe à San Diego, à parler de la « guerre de la peur et de la terreur » imposée par le gouvernement de Trump contre les migrants. Déjà en 2018, lorsque le président américain s’était déplacé à la frontière pour voir les progrès dans la construction du mur entre les États-Unis et le Mexique, le dignitaire catholique avait eu cette phrase : « C’est un jour triste pour notre pays lorsque nous échangeons le symbolisme majestueux et plein d’espoir de la statue de la Liberté contre un mur inefficace et grotesque. »

    MAIS DONALD TRUMP n’a que faire de ces cardinaux qui lui sont hostiles. Trois autres sont plus proches de ses thèses, dont le fameux Raymond Burke, chef de file du courant ultra-traditionaliste au sein de l’Église catholique américaine. Ce dernier avait osé défier le pape dès 2016 en critiquant son texte de recommandations postsynodales Amoris laetitia. À ses yeux, il était scandaleux que l’Église puisse ouvrir les bras aux divorcés-remariés. En 2023, il se joignait à d’autres frondeurs pour « douter » de l’utilité de débattre de la bénédiction à accorder à des couples non mariés de même sexe ou de l’ordination des femmes.

    Donald Trump sait que ce conservatisme catholique, qui s’exprime davantage dans les églises et les séminaires, les associations et les fondations financées par de très riches mécènes réactionnaires, est bien plus puissant et représentatif que les hommes à la pourpre. Entre sa première victoire présidentielle en 2016 et la seconde en 2024, le vote catholique en sa faveur est passé de 52 % à 58 %.

    CERTES, tous les catholiques américains pratiquants ne sont pas forcément d’extrême droite. Près de la moitié d’entre eux sont aussi d’origine hispanique, avec des visions partagées sur la politique migratoire ou la politique sociale de l’État fédéral. Mais dans la lutte pour la conquête de cet électorat si particulier, presque aussi important sur le plan stratégique que celui de la droite évangélique, il faut revenir à ce que disait l’un des artisans de ce combat, le fameux et si sulfureux conseiller de l’ombre Steve Bannon. « La hiérarchie catholique américaine est dans un si sale état qu’elle essaie, le plus cyniquement du monde, de se refaire une santé en remplissant ses églises vides d’immigrés latinos catholiques, confiait-il en 2019 à la revue française Politique internationale. Les évêques n’ont rien compris à ce phénomène. Le Parti républicain, de son côté, ne s’y oppose guère : il a toujours été favorable à un capitalisme embaucheur d’immigrés peu qualifiés et payés une misère. »

    AUJOURD’HUI, ce même épiscopat américain est tiraillé aux extrêmes. La plupart des grandes ONG catholiques, très actives sur le plan humanitaire aux États-Unis et dans le monde, voient leurs subventions diminuées ou éliminées du fait de la politique à la tronçonneuse visant le budget de l’aide fédérale au développement. Le 8 février, la conférence épiscopale américaine a même licencié un tiers de ses effectifs voués à l’accueil des migrants et des réfugiés. Sur ce thème de la migration, ce n’est donc un secret pour personne que Donald Trump et son vice-président, J.D. Vance, converti récemment à un catholicisme de combat identitaire, veulent voir un nouveau pape bien plus proche de leurs idées. N’importe qui sauf un disciple de François, en somme. « Le Vatican et les États-Unis ont longtemps été des empires parallèles, avec des relations compliquées et ambivalentes qui évitaient le conflit ouvert, écrivait récemment dans La Croix le professeur de théologie Massimo Faggioli. Aujourd’hui, avec Trump de retour, ils sont bien partis pour entrer en collision. »

     

     

    La Tribune Dimanche

     

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