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    Syrie : « La guerre est terminée, il faut revenir à la lutte politique »

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    By Benjamin Barthe on 24 février 2017 Actualités

    L’opposant Louay Hussein appelle le camp anti-Assad, vaincu à Alep, à tourner la page de la lutte armée.

     

    LE MONDE  | Propos recueillis par Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)

    Agé de 57 ans, incarcéré à plusieurs reprises par le régime syrien, Louay Hussein a longtemps été une figure de l’opposition dite de l’intérieur – un courant critique du pouvoir mais hostile à la militarisation du soulèvement anti-Assad, à l’égard duquel les autorités usent alternativement de la carotte et du bâton. En 2015, après un séjour de quelques mois en prison pour un article dénonçant l’oppression, M. Hussein s’est exilé en Espagne.

    De passage vendredi 10 février à Beyrouth, pour le lancement d’un nouveau mouvement, baptisé le Bloc national, il a évoqué pour Le Monde les perspectives de règlement du conflit, et notamment les pourparlers de paix qui doivent rouvrir jeudi 23 février à Genève, sous l’égide de l’ONU.

    Quelles sont les chances de succès de ce nouveau round de négociations ?

    La guerre en Syrie est terminée. Les groupes armés ont été vaincus. Les pays qui les armaient et les finançaient ont cessé de les soutenir. Une nouvelle phase s’ouvre. C’est le résultat de la bataille d’Alep et de la conférence d’Astana [organisée à la mi-janvier, à l’issue de laquelle le cessez-le-feu proclamé fin décembre 2016 a été réaffirmé]. Ces deux événements ont acté l’échec de la guerre visant à renverser le régime. C’est la fin de la lutte militaire. Il nous faut revenir à la lutte politique et cela passe par Genève.

    Lire aussi :   Nouveaux pourparlers à Genève sous influence russe

    Le régime Assad ne s’est jamais senti aussi fort. Pourquoi ferait-il des compromis ?

    Si le régime avait toutes les cartes en main, on pourrait effectivement dire qu’il a gagné. Mais ce n’est pas le cas. C’est la Russie qui a gagné à Alep et son approche du conflit est différente de celle du régime.

    En quoi ?

    La Russie dispose de nombreux leviers de contrôle sur le régime. On l’a vu à Astana. Les Russes ont obligé le régime à rencontrer des représentants de groupes armés, qu’il considère comme terroristes. La Russie a aussi donné des garanties pour le cessez-le-feu, qui est un succès pour l’instant.

    Mardi 7 février, des avions russes ou syriens ont bombardé la ville d’Idlib, faisant une trentaine de morts…

    Il y a des violations, mais en général, le pays est en voie de stabilisation.

    A quoi pourrait ressembler la transition qui est censée être discutée à Genève ?

    La chute d’Alep a bouleversé la donne. L’année dernière [lors des précédents pourparlers organisés à Genève, en avril 2016], il était encore possible de pousser pour une mise en œuvre du communiqué de Genève 1 [élaboré par les Etats-Unis et la Russie en 2012, il prévoyait la mise en place d’un organe de gouvernement, doté des pleins pouvoirs, ce qui impliquait une forme de mise à l’écart de Bachar Al-Assad]. Aujourd’hui, il est évident que le régime aura la plus grosse part dans la transition. Il n’est plus possible de réduire les pouvoirs du président comme cela l’était l’an passé.

    Un gouvernement d’unité pourrait-il émerger à moyen terme ?

    Oui, mais la plupart de ses membres seront choisis par la Russie, puis les Etats-Unis et enfin les autres pays. Il n’y aura pas de force organisée face au régime. L’opposition devra se contenter de portefeuilles mineurs. Elle ne pourra pas prétendre  occuper les ministères de la défense, de l’intérieur ou des affaires étrangères.

    Quid de Bachar Al-Assad ?

    Il restera en place au moins jusqu’à la prochaine élection présidentielle [censée se tenir en en 2021]. Mais on ne sait pas s’il pourra se représenter. Ce n’est pas encore décidé. Cela dépendra des Russes. Ils verront à ce moment s’il est dans leur intérêt ou non de le maintenir au pouvoir.

    Pour le Haut-Comité des négociations (HCN), qui sera confronté aux émissaires du régime à Genève, le plan que vous esquissez paraît difficile à accepter. Surtout pour la Coalition nationale syrienne, la principale plateforme d’opposition. Ses membres pourraient-ils se résigner à un tel scénario en forme de reddition ?

    Personne ne leur propose de se rendre. Ils sont vaincus, point à la ligne. Leur présence à Genève est décorative. Elle sert juste à faire plaisir à leurs parrains. La lutte politique est la seule voie qui nous reste. Malheureusement, l’opposition est une coquille vide sur le plan politique. Elle n’existe que sur les écrans de télévision. Elle ne sait pas se battre. C’est pour cela que nous avons formé à Beyrouth ce Bloc national, qui rassemble plusieurs partis, organisations de la société civile et personnalités. Nous voulons combler ce vide, nous doter d’un nouvel outil, prouver que le combat n’est pas terminé.

    Que comptez-vous faire ?

    Il faut pousser le pouvoir à accorder plus de libertés. Plus personne ne renversera le régime. Si nous pouvions au moins ouvrir la voie à des élections transparentes et pluralistes, ce serait un succès.

    Vous avez des contacts avec les Russes, vous ont-ils fourni des garanties en ce sens ?

    Non, mais il est dans leur intérêt d’obtenir un bon accord en Syrie. De manière à utiliser leur succès diplomatique sur d’autres terrains, en Europe principalement, où ils ont de vieux contentieux à régler.

    Autrement dit, nous sommes de retour à la case départ, en 2011…

    Oui, avec des centaines de milliers de morts en plus. J’avais prédit en 2012 que c’était ce qui arriverait si la militarisation du soulèvement continuait. Les puissances étrangères se sont fait la guerre sur notre dos, en armant le régime et les groupes rebelles. Et maintenant que la poursuite de la guerre n’est plus dans leur intérêt, elles viennent nous demander, sur un ton arrogant : « Quelle est la solution ? » La guerre n’a servi à rien, sinon empêcher les Syriens de se lancer dans un combat politique.

    Vous êtes allé en prison. Vous savez qu’elles sont pleines d’opposants qui n’ont jamais touché une arme et qui sont malgré cela torturés, affamés, exécutés. Le récent rapport d’Amnesty International sur le bagne de Saidnaya l’a encore une fois rappelé. Appeler à un retour à la lutte politique, n’est ce pas naïf ?

    Je suis au courant de ces pratiques. Je n’ai pas attendu le rapport d’Amnesty International pour savoir ce qui se passe. Je confirme qu’il y a eu des exécutions à Saidnaya, même si je pense aussi que le rapport est loin d’être exact. Comment mettre un terme à ces actes ? Est-ce qu’en publiant de tels rapports on empêche les citoyens d’être tués à Saidnaya, ou bien dans les prisons du Front Al-Nosra [l’ex-branche syrienne d’Al-Qaida, aujourd’hui intégré dans le mouvement Tahrir Al-Cham], d’Ahrar Al-Cham, de Jaich Al-Islam [groupes rebelles salafistes] ou d’autres formations armées ? Pour arrêter ces pratiques, qui s’accélérent en temps de guerre, nous travaillons sur le plan politique.

    Si un gouvernement d’unité voit le jour, serez-vous candidat à un poste de ministre ?

    Je ne veux pas être ministre. Je n’ai pas eu de contact avec le régime depuis que j’ai quitté la Syrie. Je reviendrai à Damas le jour où un compromis aura été trouvé et quand une autorité mixte sera en place. Ce jour approche. Les Russes et les Américains ont besoin de mettre un point final à ce conflit. La menace de Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique] est trop forte.

     Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)

    LE MONDE    

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