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    Quand la loi défigure la démocratie

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    By Antoine Courban on 19 mars 2018 Actualités
     L’establishment veut nous faire croire que toute opposition au scrutin proportionnel, imposé par la nouvelle loi électorale, serait un signe de refus de toute modernité. Que l’establishment se rassure. Critiquer cette loi est un devoir que dictent à la fois le civisme et la morale. Cette loi est scélérate. Elle empêche les forces en compétition, à l’exclusion du binôme Amal-Hezbollah, de proposer aux électeurs un programme, à défaut d’une vision, leur permettant d’opérer un choix entre l’une ou l’autre liste de leur circonscription.

     

    Le scrutin plurinominal proportionnel date du XIXe siècle. La Belgique fut le premier pays à l’adopter. Depuis lors, elle tient à éviter les listes fermées en permettant à l’électeur d’exprimer un vote préférentiel en faveur de plusieurs candidats, et non d’un seul. La loi libanaise oblige l’électeur à choisir une liste de coalition représentant une circonscription « fabriquée » pour la circonstance. Le même électeur doit exprimer, au sein de la même liste, un vote préférentiel en faveur d’un seul candidat qui se présente pour un des sièges « confessionnels » attribués, non pas à la circonscription électorale « fabriquée », mais à l’unité administrative plus petite qu’est le caza (sous-préfecture).

    Tout être doué de raison est en mesure de comprendre que l’affiliation à une liste de circonscription relève, dans ces conditions, du pur opportunisme. La finalité de tout candidat est de pouvoir décrocher tel ou tel siège confessionnel d’un caza. Il est clair que le vote préférentiel unique, au sein de la liste, crée automatiquement un esprit de compétition entre les membres de la même coalition et interdit, de ce fait, toute solidarité et toute cohésion des composantes de ladite liste. En d’autres termes, ce tour de passe-passe est un plat réchauffé de l’ancien projet dit du « rassemblement orthodoxe » dont la scélératesse a été dénoncée haut et fort en son temps. On avait reproché à ce projet de loi ses conséquences néfastes sur l’unité du peuple et l’égalité des citoyens. Le projet du « Rassemblement orthodoxe » atomisait le peuple libanais en groupuscules confessionnels et enfermait chacun d’eux, non dans l’espace public commun, mais dans un ghetto identitaire. Une telle scélératesse se trouve aujourd’hui déplacée, de manière insidieuse et perverse, du niveau national à celui d’une circonscription électorale. Le vote préférentiel unique, aux limites d’un caza, ne fait que faire voler en éclats la cohésion des listes de coalition, leur interdisant d’élaborer le moindre programme politique. Les candidats d’une même liste ne peuvent qu’entrer en compétition féroce entre eux.

    Le scrutin proportionnel fut inventé par Victor Considerant en 1846 afin de permettre la création de partis politiques à l’échelle nationale et limiter, tant que faire se peut, le poids des forces traditionnelles ou féodales dans la vie politique. La loi libanaise actuelle est loin d’atteindre ce but. Au contraire, elle consacre les traditions, même si elle autorise que certaines nouvelles figures puissent entrer au Parlement. L’establishment a bien compris l’opportunité qui lui est offerte de se reproduire. Il suffit de voir la galerie de portraits des « héritiers » dont l’unique mérite est d’être sortis des entrailles de maman et de porter le nom de famille de papa.

    Les jeux sont-ils faits d’avance ? Les observateurs affirment que les noms de 75 députés sur 128 seraient pratiquement connus. Le paysage politique qui émergera du scrutin du 6 mai prochain pourrait être considéré comme la réussite achevée du coup d’État permanent que mène le Hezbollah depuis l’année 2005. Ce qu’il n’a pu obtenir par les assassinats, la terreur exercée, la paralysie de la ville de Beyrouth et des institutions, la guerre déclenchée contre Israël en 2006, il risque bien de l’obtenir légalement en 2018 par le truchement d’une loi électorale scélérate qui, sauf surprise, risque de lui livrer en toute légalité l’État libanais.

    Il est inutile d’égrener les découpages scandaleux des circonscriptions. La capitale se retrouve divisée, comme durant la guerre civile, en Beyrouth-Est et Beyrouth-Ouest. Passons sur les étrangetés d’autres divisions qui favorisent encore plus le rapt de la communauté chiite par le binôme Amal-Hezbollah. Passons également sur la possibilité accordée aux candidats du Hezbollah d’opérer leurs dépenses à partir d’un compte géré par l’État et non via un compte bancaire spécifique comme le stipule la loi.

    Le citoyen se demande comment voter puisque aucun programme digne de ce nom n’existe. Il n’y a que des slogans plus insignifiants les uns que les autres. Telle formation A est l’alliée de B dans la circonscription Y mais sa rivale farouche dans la circonscription Z. C’est à vous donner la nausée.

    Que doit faire le citoyen le jour du vote ? Comment pourrait-il exprimer son choix et en vertu de quels critères ? Soit il ne coche aucune case de tête et son vote est blanc. Soit il évite le piège et exprime un vote préférentiel en faveur du candidat dont les prises de position sont clairement opposées au compromis politique éhonté actuel qui accepte la mainmise du Hezbollah sur l’État libanais. Quoi qu’il en soit, la vraie bataille politique, inexistante aujourd’hui, commencera dès le 7 mai prochain.

    acourban@gmail.com
    *Beyrouth
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