Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une L'Orient Le Jour

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      Recent
      18 janvier 2026

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      10 janvier 2026

      Pourquoi la pomme de la tyrannie tombe-t-elle toujours ?

      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Opinions»Nous sommes les symptômes de notre mal être

    Nous sommes les symptômes de notre mal être

    3
    By Bélinda Ibrahim on 19 juillet 2015 Opinions

    Il suffit, pour le comprendre, de prendre le pouls de la population pour  mesurer l’angoisse, la peur du lendemain et le désarroi profond dont souffrent les Libanais livrés à eux-mêmes dans un état en perte de repères… Nous sommes informés, pratiquement quotidiennement, d’un acte de violence accompli avec brutalité, de la libération d’une agressivité qui a dégénéré, de comportements irascibles dans les salons, sur les routes, dans les avions, d’actes impulsifs et irresponsables dans les institutions scolaires ou médicales, etc.

    Le Liban est un pauvre petit pays de 10.452 km2 aux frontières poreuses, délaissé par une  caste politique qui se restreint à ses intérêts particuliers et identitaires  et qui préfère se remplir les poches au lieu de se souder pour affronter l’inconnu qui nous menace.  Les pays autour de lui sont en train de tomber l’un après l’autre dans un effet domino qui ne semble pas devoir s’arrêter.

    En appendice fidèle assujetti à la Syrie, le sort du Liban dépend bien évidemment  de celui qu’on réserve à sa « sœur » exsangue. Nous, simples citoyens spectateurs réduits à des pions, ne sommes plus que des individus livrés à nous- mêmes, sans protection, sans sécurité et surtout sans l’ombre d’une solution à l’horizon.

    La seule lumière que nous percevons parfois au bout du tunnel n’est autre que celle des feux d’artifices de ceux qui ont opté pour la fuite en avant, pour la politique de la poudre jetée aux yeux, pour une apparence qui tente désespérément de s’accrocher à des lambeaux de vie n’a rien de réel. Quelques « happy few » cherchent l’oubli dans la fête, l’alcool ou les drogues, les festivals s’enchainent dans les coins les plus reculés de bon nombre de régions et de quartiers pour s’auto-persuader de vivre encore dans les années d’avant l’horreur actuelle. Pour s’accrocher encore et surtout encore à l’idée d’un pays qui n’existe plus en tant que tel.

    Un nombre important de Libanais crève la dalle. Une minorité lustre les apparences d’une vie dorée.

    L’afflux de réfugiés a asphyxié le peu d’oxygène encore disponible.

    Les épidémies se déclarent un peu partout. Les routes sont engorgées, le pays se bétonne par des tours qu’achèteront des promoteurs immobiliers étrangers nous retirant ainsi, en douce, ce qui nous reste de territoire.

    De plus en plus de Libanais quittent le pays. Et ceux qui restent n’ont aucun autre choix que de se constituer un mini état dont les limites s’arrêtent à leur porte d’entrée. Ils doivent assurer leur propre électricité, acheter l’eau à coup de citernes et depuis que la criminalité a atteint un pic effrayant, songer à assurer leur propre défense.

    De nos jours, il suffit de sortir de chez soi pour être en danger ou pour se sentir en terrain étranger. L’autre, les autres, sont devenus des ennemis en puissance. Ca hurle, ça klaxonne, ça vous jette des pétards autour de votre véhicule si votre tronche ne plait pas et pourquoi pas, ça vous écrase sous ses pneus et ça vous poignarde en face, et non pas dans le dos, en vous regardant dans les yeux devant un public sidéré, absent et amorphe.

    Si toutes ces dérives ont lieu c’est parce que toutes les digues qui renvoient à la citoyenneté  et au droit ont été rompues. Et c’est en perte de repères, dans la transformation des lois en points de vue personnels que les Libanais poursuivent leur bout de chemin vers des lendemains qui s’annoncent de plus en plus sinistres.

    D’aucuns manifestent ce mal être profond plus que d’autres, mais nous sommes tous habités par la même terreur: celle des conséquences atroces qu’aura sur nous la folie déchaînée des hommes: cette violence meurtrière qui met tous les jours un peu plus de monde à genoux.

    Si l’agressivité est si palpable, c’est parce que nous, citoyens libanais, sommes le symptôme d’un pays aux abois. D’un Liban qui va aussi mal que ses habitants.

    Au Liban même Dieu a son parti pris. Ainsi notre devise pourrait être la suivante: chacun pour soi et Dieu pour tous les membres de son parti et tous ceux qui bénéficient de Son impunité divine.

    Bonnes vacances d’été en pleine vacance de pouvoir!

    belibrahim@gmail.com

    * Beyrouth

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleCameron interpellé sur l’engagement de Britanniques en Syrie
    Next Article Experts: l’Arabie saoudite s’opposera à l’Iran sur le pétrole
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    3 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Bélinda Ibrahim
    Bélinda Ibrahim
    10 années il y a

    Merci infiniment. Je n’ai fait que transcrire mon ressenti. En essayant bien sûr de trouver des raisons à ce chaos sans nom…

    0
    Répondre
    BERRY
    BERRY
    10 années il y a

    Article on ne peut plus lucide et plus impartial , digne des thèses de Doctorat en sciences politiques .

    0
    Répondre
    Flux Articles récents en anglais
    • Correction on “Inside the Bank Audi Play Article”! 28 janvier 2026 Samara Azzi
    • Federalism Is the Only Shield Lebanon and Iraq Have Left in a Nuclearizing Middle East 25 janvier 2026 Walid Sinno
    • The Panic Seeps to Dodge City 25 janvier 2026 Khalil Youssef Beidas
    • Inside the Bank Audi Play: How Public Money Became Private Profit 23 janvier 2026 Samara Azzi
    • A necessary conversation: On Cyprus, security, and the missing half of the story 22 janvier 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • “أبو عُمَر”: واحد إم إثنان؟ 28 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • (شاهد الفيديو ولا تضحك): “دويلة تعتقل دولة وتصادر شاحنتي سلاح مُهَرَّب من سوريا! 27 janvier 2026 إم تي في
    • لِشهرين أم لِسنتين: الانتخابات النيابية مؤجّلة حُكماً! 25 janvier 2026 كمال ريشا
    • ثرثرة على ضفة الحركة (2): “الفلسطينيّة” و”العربيّة” 25 janvier 2026 هشام دبسي
    • الهَلَع يتسرَّب إلى دودج سيتي 25 janvier 2026 خليل يوسف بيدس
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz