Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Walid Sinno

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      Recent
      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      30 décembre 2025

      La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?

      23 décembre 2025

      Au Liban, une réforme cruciale pour sortir enfin de la crise

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Les milices du Hamas imposent leur loi à Gaza

    Les milices du Hamas imposent leur loi à Gaza

    0
    By Sarah Akel on 15 juillet 2007 Non classé

    On pourrait l’appeler « M. Propre ». Depuis la prise de contrôle de la bande de la Gaza par le Mouvement de la résistance islamique (Hamas), ce commandant de police s’est assigné pour tâche de nettoyer ce territoire de toute criminalité. Son secteur à lui, c’est la drogue. Et tout ce qui ressemble de près ou de loin à un délinquant n’a qu’à bien se tenir.

    « Kidnappeurs, voleurs, meurtriers, trafiquants, profiteurs, je m’attaque à tout ce qui est illégal et illicite », s’enflamme Mumtaz Elkhady. Assailli de coups de téléphone, submergé par sa tâche, le « nettoyeur de Gaza » ne sait plus où donner de la tête. Avant, il avait sous ses ordres une centaine de personnes. Maintenant, il n’en a plus que quelques-unes. Les autres refusent de venir travailler sous la houlette du Hamas, même s’il tente de les persuader qu’avec le Mouvement de la résistance islamique tout va rentrer dans l’ordre ; que le chaos qui régnait jusqu’à présent va disparaître. « Dieu nous a montré la voie. Ma tâche est sainte et je veux laisser mes empreintes sur la terre de Gaza. »

    Mumtaz Elkhady se vante d’avoir déjà arrêté 70 trafiquants depuis le 15 juin, date du coup de force du Hamas. Il sort son petit carnet avec près de 400 noms. Ses prochaines cibles. Méticuleux, rigoureux, méthodique avec ses hommes vêtus de noir, il prépare ses interventions. Des opérations coup de poing auxquelles participe la Force exécutive, le bras armé du Hamas. Il ne lésine jamais sur les moyens et affirme que toute action se fait sous le contrôle de la loi et dans les règles de la procédure.

    Ce qui est loin d’être l’avis du centre des droits de l’homme Al-Mezan. « Il n’y a pas de garanties, pas de recours. La justice ne fonctionne pas. Le Hamas a pris le contrôle de presque tout : les mosquées, les organisations caritatives, les centres de sports. Il n’y a plus de radio du Fatah, ni de télévision, explique Issam Younés, le directeur du centre. Nous avons demandé à deux reprises de visiter le centre de détention Al-Machtal. Nous n’avons pas eu l’autorisation. Il y a des arrestations, des mauvais traitements, des abus, des interrogatoires mais nous avons très peu de plaintes. Les victimes ont peur de venir témoigner. »

    Depuis le 15 juin, une liste de 28 morts a été établie avec les circonstances de leur disparition. Tous ne sont pas des victimes du Hamas. Et il est difficile de faire la part des choses entre les règlements de comptes, les décès de blessés graves et les vendettas politiques. Ce qui est sûr, c’est que le Hamas a des listes de noms de personnes qui sont arrêtées et interrogées totalement hors du cadre légal, qui n’existe plus. Et qu’il a procédé de façon systématique à la recherche et à la collecte des armes. Le nouveau pouvoir règne en maître absolu sur la bande de Gaza.

    « La Force exécutive n’a pas d’expérience du maintien de l’ordre. C’est une milice. Pas une police. Ils ne savent pas ce qu’est la procédure et il n’y a personne pour leur dire », déplore Issam Younès.

    Hassan, un ancien membre de la Force 17 du président palestinien Mahmoud Abbas, raconte, exemples à l’appui, comment les forces de sécurité du Hamas se comportent à Khan Younés. « Tous ceux qui ne sont pas avec eux sont contre eux. Alors ils font ce qu’ils veulent. Le 9 juillet, ils sont intervenus dans un mariage car il y avait des chansons du Fatah. Ils ont blessé quatre personnes, en ont embarqué cinq autres et, à la recherche d’armes, ont fouillé cinq maisons. Un voisin a été tué parce qu’il ne voulait pas donner son revolver. Le bureau du Fatah n’a pu être rouvert. Chaque jour, il y a des incidents. C’est la chasse au fatahoui ! »

    A Gaza, des banderoles jaunes barrent les rues pour souhaiter la bienvenue aux étrangers, dire aux commerçants qu’ils ne seront plus extorqués et que le Hamas est là « pour soutenir les faibles et arrêter les criminels ». Et il est vrai que la sécurité est revenue. Qu’il n’y a plus de tirs ni de barrages et que les habitants profitent de la plage.

    Le prix des armes a chuté fortement au marché noir. La kalachnikov est passée de 2 500 dollars (1 800 euros) à 250 dollars et le cours des munitions a été divisé par quatre.

    Comme si les motifs de querelle ne suffisaient pas, un nouveau est venu s’ajouter à une liste déjà longue. Le Hamas a décidé de fixer les jours de repos au jeudi et au vendredi alors que le gouvernement d’urgence en Cisjordanie a opté pour le vendredi et le samedi. Une décision qui engendre confusion et tension dans la bande de Gaza et permet aux islamistes de distinguer rapidement ceux qui se sont ralliés au pouvoir et ceux qui sont restés fidèles à Ramallah.

    Le gouvernement d’urgence de Salem Fayyad a, de toute façon, décidé d’exclure des listes de paiement de salaires les fonctionnaires qui n’observent pas les mesures de boycottage du pouvoir représenté par Ismaïl Haniyeh, l’ancien premier ministre (Hamas) du gouvernement d’union nationale. Et Israël a décidé d’accentuer la pression sur la bande de Gaza en décidant, le 21 juin, de suspendre le code de douane. Ce qui, selon le centre Al-Mezan, revient « à rayer Gaza de la carte économique puisque pratiquement 100 % des importations et des exportations transitent par les ports israéliens ».

    « La situation est préoccupante et on ne voit pas comment les choses peuvent revenir à la normale », constate Issam Younès. Si, pour le moment, une certaine sérénité règne dans la bande de Gaza et que les voitures s’arrêtent désormais aux feux rouges, une vraie inquiétude est perceptible quant à l’avenir. Un mois après le coup de force, le point de passage de Rafah est toujours fermé. Six mille personnes attendent. Vingt-huit d’entre elles sont mortes.

    Mercredi 11 juillet, des inconnus ont tenté de faire sauter le mur qui sépare la bande de Gaza de l’Egypte. Le Caire a renforcé sa présence de l’autre côté de la route Philadelphie qui sépare les deux territoires. Certains prédisent un assaut d’habitants désespérés qui voudront sortir de ce qui devenu, plus que jamais, une nasse.

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-935506@51-909163,0.html

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleLe régime iranien étouffe toute contestation
    Next Article Rama Yade « s’étonne » des critiques sur son voyage à Tunis

    Comments are closed.

    Flux Articles récents en anglais
    • Talk and Plot: Teheran Double Game with the Sharaa Regime 6 janvier 2026 Shaffaf Exclusive
    • When “law enforcement” looks like piracy: The Maduro seizure, Türkiye’s caution, and the “precedent” problem 5 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • The Financial Stabilization and Deposits Repayment Act: A Controversial Step in Lebanon’s Crisis Management 5 janvier 2026 Samara Azzi
    • Why Ankara Sees Israels’s Latest Moves As A Strategic Challenge 1 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • Writing Off the State’s Debt to BDL Is Not Reform — It Is Amnesty by Another Name 28 décembre 2025 Walid Sinno
    Flux Articles récents en arabe
    • بدلاً من معالجة مشكلة النفايات: حملات على قرارات صيدا وعلى حساب الناس وصحتهم 9 janvier 2026 وفيق هواري
    • ( شاهد الفيديو) الحاكم للرأي العام:  استرداد الأموال المختلسة، وأصول المركزي، سيوفر السيولة لسداد حقوق المودعين 8 janvier 2026 الشفّاف
    • رسالة مفتوحة من المخرج الإيراني “محسن مخملباف” إلى “رضا بهلوي” 8 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • البنوك اللبنانية: أعذارُكم لم تَعُد مقبولة! 8 janvier 2026 وليد سنّو
    • نتائج تدخل بيونغيانغ في الحرب الأوكرانية 7 janvier 2026 د. عبدالله المدني
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Nord Dach dans «En Syrie, il y a des meurtres et des kidnappings d’Alaouites tous les jours», alerte Fabrice Balanche
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.