Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une L'Orient Le Jour

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      Recent
      18 janvier 2026

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      10 janvier 2026

      Pourquoi la pomme de la tyrannie tombe-t-elle toujours ?

      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Categories»à la une»Le régime iranien abolit sa police des mœurs

    Le régime iranien abolit sa police des mœurs

    0
    By Georges Malbrunot on 5 décembre 2022 à la une

    Ce geste du pouvoir envers les femmes et les contestataires intervient à la veille de trois jours de grèves et de manifestations.

     

     

    C’est un geste – le premier – du régime envers les manifestants. Mais il ne devrait pas suffire pour éteindre leur colère. Dimanche, l’agence de presse Isna a indiqué que la justice révolutionnaire, en la personne du procureur général, Mohammad Jafar Montazeri, avait annoncé la veille que « la police des mœurs », à l’origine de la révolte lancée depuis deux mois et demi contre le pouvoir, « a été abolie par ceux qui l’ont créée ».

     

     

    Connue sous le nom de « patrouilles d’orientation », cette police avait été créée sous le président ultra conservateur Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), pour « répandre la culture de la décence et du hidjab », obligatoire en République islamique d’Iran, depuis plus de quarante ans.

    C’est cette police des mœurs qui avait arrêté le 13 septembre Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, à Téhéran, en l’accusant d’avoir mal porté le voile. Sa mort trois jours plus tard – après avoir succombé à un tabassage, selon sa famille – a déclenché une vague de manifestations durant lesquelles des femmes ont brûlé leur foulard, en criant : « Femme, vie, liberté. » Depuis, elles ont été rejointes par les étudiants à travers le pays, ainsi que par les habitants des provinces du Kurdistan et du Baloutchistan, dans un mouvement de contestation d’une ampleur et d’une durée inédites depuis l’avènement du régime révolutionnaire, en 1979.

    Malgré la mort de plus de 400 manifestants, l’arrestation de plus de 15 000 autres et une répression sanglante, notamment dans les provinces périphériques, le régime n’arrive pas à étouffer la colère populaire et le ras-le-bol de la population. Jusqu’à présent, il n’avait opté que pour la répression face à ses opposants.

    « C’est une victoire pour les manifestants », estime depuis Londres Esfandyar Batmanghelidj, à la tête d’un think-tank, qui estime cependant que « cette concession ne satisfera pas les demandes des contestataires qui sont plus profondes » que le port du voile. Face à un pouvoir incapable de se réformer au fil des ans, beaucoup d’entre eux réclament la chute du régime.

    Même si des divisions significatives ne sont pas apparues publiquement entre les responsables de la République islamique, « certains gardiens de la révolution (la très puissante unité d’élite en charge de la protection du régime) avaient critiqué la brigade de moralité pour ses comportements qui mettaient en danger la survie du régime », affirme l’universitaire et spécialiste de l’Iran, Jonathan Piron.

     

    Première concession

    Avant l’élection du président ultra conservateur Ebrahim Raissi en juin 2021, il n’était pas rare de voir des filles laisser tomber quelques instants leur foulard sur les épaules, ce qui ne leur attirait pas les foudres d’une police religieuse, devenue, en revanche, plus intrusive depuis un an et demi. Le procureur général a également annoncé que le Parlement et une autre instance dirigée par le président Raissi planchaient sur une modification de la loi sur le port du voile, sans préciser dans quel sens le texte sera modifié, d’ici quinze jours.

    Selon certaines sources parlementaires, la police pourrait cesser toute arrestation et imposer des amendes pour non-respect du voile. Ces dernières semaines, de plus en plus d’Iraniennes, des jeunes en particulier, se promènent non voilées, ni même sans un simple foulard, sans que les forces de l’ordre réagissent.

    Ces annonces interviennent alors que des appels ont été lancés pour trois journées de manifestations et de grève à partir de ce lundi. Pour Jonathan Piron, « le régime cherche à démobiliser les manifestants, mais comme il n’y a aucune brèche en son sein, il ne reculera pas fondamentalement ». Ses opposants viennent toutefois de montrer que la pression de la rue paie. Alors « que leur mouvement a connu un certain tassement ces derniers jours », selon le chercheur Farhad Khosrokhavar, il sera intéressant d’examiner l’impact de cette première concession du pouvoir sur la mobilisation.

    LE FIGARO

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleSouhaid contre un président chrétien nommé par l’Iran
    Next Article Vacance du siège présidentiel et mascarades constitutionnelles
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Correction on “Inside the Bank Audi Play Article”! 28 janvier 2026 Samara Azzi
    • Federalism Is the Only Shield Lebanon and Iraq Have Left in a Nuclearizing Middle East 25 janvier 2026 Walid Sinno
    • The Panic Seeps to Dodge City 25 janvier 2026 Khalil Youssef Beidas
    • Inside the Bank Audi Play: How Public Money Became Private Profit 23 janvier 2026 Samara Azzi
    • A necessary conversation: On Cyprus, security, and the missing half of the story 22 janvier 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • “أبو عُمَر”: واحد إم إثنان؟ 28 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • (شاهد الفيديو ولا تضحك): “دويلة تعتقل دولة وتصادر شاحنتي سلاح مُهَرَّب من سوريا! 27 janvier 2026 إم تي في
    • لِشهرين أم لِسنتين: الانتخابات النيابية مؤجّلة حُكماً! 25 janvier 2026 كمال ريشا
    • ثرثرة على ضفة الحركة (2): “الفلسطينيّة” و”العربيّة” 25 janvier 2026 هشام دبسي
    • الهَلَع يتسرَّب إلى دودج سيتي 25 janvier 2026 خليل يوسف بيدس
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz