Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une L'Orient Le Jour

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      Recent
      18 janvier 2026

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      10 janvier 2026

      Pourquoi la pomme de la tyrannie tombe-t-elle toujours ?

      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Categories»à la une»Banalisation du mal politique

    Banalisation du mal politique

    0
    By Antoine Courban on 8 juin 2021 à la une

    Il en est du mal politique comme d’une tumeur. Bénigne, elle peut être un simple grain de beauté ou une verrue plus ou moins disgracieuse. Elle pourrait servir, dans ce cas, de trait distinctif ou de coquetterie cosmétique. Mais si elle évolue vers un processus malin, on ne peut en aucun cas l’ignorer en la banalisant.

     

    Négliger un processus malin au sein d’un organisme livre ce dernier au sort implacable qui l’attend ; la tumeur qu’il a lui-même engendrée finira par le tuer.

    Il en est de même du mal politique, cancer du vivre-ensemble au sein d’une cité. La politique porte en elle-même un paradoxe inattendu. Elle a beau se présenter comme une lumière, une dynamique vers un plus grand bien ; elle n’en demeure pas moins « l’incarnation hyperbolique du mal, son abcès de fixation ».

    Le Liban de 2021 illustre à merveille ce royaume des ténèbres (outer darkness), celui du mal que l’homme est capable de faire à l’homme. Quand la maladie cancéreuse arrive au stade terminal, l’organisme perd toute cohésion entre ses parties constituantes. Plus rien n’assure la cohérence de l’ensemble et le processus mortel ira inéluctablement à sa fin. Machiavel avait parfaitement compris la similitude entre le corps humain et le corps politique. Ce dernier, lui aussi, peut tomber malade et mourir. Le Liban en est au stade terminal du cancer qui le ronge depuis de longues années et qui a déjà fait tant de ravages. La tumeur-mère du Liban c’est principalement le Hezbollah et ses obligés qui, pour le compte de l’Iran, ont dépouillé l’État de sa volonté souveraine et désarticulé tous les mécanismes constitutionnels qui en assuraient un fonctionnement acceptable.

    Sans la couverture chrétienne de l’accord de Mar Mikhaël en 2006, le Hezbollah serait demeuré circonscrit au stade de milice sectaire à la solde de l’étranger et n’aurait pas acquis la stature nationale qui est la sienne et qui lui a permis de disséminer partout des métastases ou tumeurs-filles. Ce sont bien les iraniens qui affirment haut et fort qu’ils occupent le Liban, qu’ils dominent quatre capitales arabes, qu’ils disposent de la majorité parlementaire libanaise. Prétendre le contraire est au mieux un sophisme rhétorique, au pire une politique de l’autruche.

    Le 7 mai 2005, je participais à un colloque international au Palais de l’Unesco, en même temps que de grands intellectuel(le)s dont feu Samir Kassir. Ce même jour rentrait de son exil parisien le général Michel Aoun. Discutant avec Samir Kassir, je fus surpris par son enthousiasme prudent face au retour de l’homme qu’on pensait être le champion de la libération du Liban de cette hégémonie syrienne, qu’on avait peur d’appeler « occupation ». Je lui ai demandé : « Qu’est-ce que tu appréhendes ? ». Il me répondit évasivement : « La banalité du mal de Hannah Arendt ». Trois semaines plus tard, le 2 juin 2005, il est mort dans sa voiture devant son domicile. Je passais par hasard sur le trottoir d’en face.

    Samir avait compris que le totalitarisme commence par détruire tout processus constitutionnel, par instrumentaliser la loi et la justice, par terroriser la magistrature, bref par banaliser le mal, le rendre si ordinaire. Un virus peut provoquer une pandémie apocalyptique, mais il demeure un virus banal. L’occupation d’un pays par un autre peut se faire de différentes manières. Ce n’est pas le masque de l’occupant qui est important car c’est un objet banal, voire inoffensif. Au Liban, en phase terminale de son cancer, l’impunité du criminel est la pire forme de la banalisation du mal.

     

    Une large frange de la population libanaise demeure consciente qu’on lui a volé son pays. Le Liban plie sous la botte d’une caste indigne et criminelle de traîtres, autant de métastases secondaires qu’entretient la tumeur primaire. Nombreuses sont les voix, qui ne cessent de proclamer depuis le 17 octobre 2019 : Tant qu’à mourir, mourons au moins la tête haute et ne nous taisons surtout pas. Ces voix dénonceront jusqu’à leur dernier souffle la banalisation du mal politique libanais qui, aujourd’hui, s’appelle « occupation iranienne ».

    acourban@gmail.com

    *Beyrouth

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleLa laborieuse marche diplomatique pour un cessez-le-feu au Proche-Orient
    Next Article La Russie défie la France dans le Sahel
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Correction on “Inside the Bank Audi Play Article”! 28 janvier 2026 Samara Azzi
    • Federalism Is the Only Shield Lebanon and Iraq Have Left in a Nuclearizing Middle East 25 janvier 2026 Walid Sinno
    • The Panic Seeps to Dodge City 25 janvier 2026 Khalil Youssef Beidas
    • Inside the Bank Audi Play: How Public Money Became Private Profit 23 janvier 2026 Samara Azzi
    • A necessary conversation: On Cyprus, security, and the missing half of the story 22 janvier 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • الإدعاء الألماني طلب مصادرة ممتلكات لرياض سلامة وآخرين بقيمة 42 مليون دولار 29 janvier 2026 رويترز
    • مير حسين موسوي: “انتهت اللعبة” 29 janvier 2026 شفاف- خاص
    • “أبو عُمَر”: واحد إم إثنان؟ 28 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • (شاهد الفيديو ولا تضحك): “دويلة تعتقل دولة وتصادر شاحنتي سلاح مُهَرَّب من سوريا! 27 janvier 2026 إم تي في
    • لِشهرين أم لِسنتين: الانتخابات النيابية مؤجّلة حُكماً! 25 janvier 2026 كمال ريشا
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz