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    Annexion de la Cisjordanie : l’avertissement de l’Égypte et des Émirats arabes unis

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    By Georges Malbrunot on 22 septembre 2025 à la une

     

    Le Caire et Abu Dhabi ont averti qu’une annexion de la Cisjordanie mettrait en péril leurs accords de paix avec Israël.

    Les pays arabes soutiennent le plan franco-saoudien pour la création d’un État palestinien, élaboré ces derniers mois en parallèle de la reconnaissance ce lundi à l’ONU de la Palestine, mais certains sont très inquiets des représailles israéliennes qui menacent d’en découler, alors que la guerre à Gaza ne connaît pas de répit. « L’inquiétude a été clairement exprimée par les présidents égyptien al-Sissi et émirien Mohammed Ben Zayed. Nous sommes à minuit moins cinq », s’alarme un diplomate français, qui travaille depuis des mois sur le dossier.

     

    Premier pays à avoir conclu la paix en 1979 avec Israël, l’Égypte, fron‐ talière de la bande de Gaza, est au premier chef concernée par la guerre menée depuis deux ans par l’État hébreu en représailles à l’attaque terroriste du Hamas, qui avait tué plus de 1 200 Israéliens. Alors que plus de 65 000 Gazaouis ont péri depuis lors, Le Caire redoute un afflux massif de Palestiniens dans le désert du Sinaï, qui borde Gaza.

    Le raïs al-Sissi a un cauchemar : qu’une fois les deux millions de ‐ Gazaouis rassemblés dans le sud de la bande de Gaza – le but de l’actuelle offensive militaire israélienne contre la principale ville de l’enclave – un bombardement israélien sur le passage frontalier de Rafah avec l’Égypte pousse, sous la pression de Tsahal, des centaines de milliers de Gazaouis dans le Sinaï égyptien. « Le président al-Sissi a déclaré qu’à ce moment-là, le traité de paix avec Israël serait mis en péril », rappelle le diplomate précité.

    Parmi les réfugiés fuyant alors la bande de Gaza pourraient figurer des militants islamistes du Hamas, membres de la branche palestinienne des Frères musulmans, la bête noire du pouvoir égyptien. Celui-ci a éradiqué la maison mère frériste depuis que le maréchal al-Sissi a pris le pouvoir en 2013. Pour conjurer un tel scénario, l’Égypte aurait renforcé sa présence militaire dans le Sinaï. Estimant qu’il s’agit d’une violation des accords de paix de 1979, l’État hébreu s’en est inquiété auprès des États-Unis, selon des médias israéliens.

    L’autre leader arabe fortement tourmenté par le jusqu’au-boutisme militaire israélien est Mohammed Ben Zayed (MBZ). Les Émirats arabes unis n’ont pas de frontière commune avec Gaza, ni avec Israël, mais ils font partie des quatre pays arabes (aux côtés de Bahreïn, du Maroc et du Soudan) qui ont signé en 2020, sous l’égide de Donald Trump, les accords d’Abraham de normalisation avec l’État hébreu.

    Jusqu’au 7 octobre 2023, la coopération israélo-émirienne fonctionnait bien. Mais depuis, la relation s’est tendue. Si Abu Dhabi s’est jusqu’à présent gardé de geler ces accords, le premier ministre israélien n’y est pas le bienvenu. La récente attaque israélienne au Qatar contre la direction politique en exil du Hamas – pourtant ennemi juré des Émirats – puis les menaces d’annexion israéliennes en représailles à une reconnaissance de la Palestine ont changé la donne à Abu Dhabi.

    L’annexion « est une ligne rouge », ont averti les dirigeants émiriens, sans dire quelles mesures ils prendraient en rétorsion. Déjà, après la décision israélienne du 20 août de valider un projet de colonie en secteur palestinien à l’est de Jérusalem, afin de couper la Cisjordanie en deux et de rendre impossible tout État palestinien, « les Émirats ont menacé de se retirer des accords d’Abraham », souligne-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron.

    « MBZ a passé un message extrêmement clair à Donald Trump, poursuit un proche du chef de l’État. S’il y a annexion par Israël de la Cisjordanie, il y aura une révision des accords d’Abraham. Or Donald Trump tient à ces accords, c’est son legs dans l’histoire du ProcheOrient. S’il y tient vraiment, il doit retenir Netanyahou. »

    Le peut-il ? Le veut-il ? « Netanyahou se moque de moi », aurait lancé Donald Trump, selon la chaîne israélienne I24News. En 2020, alors que Benyamin Netanyahou menaçait déjà d’annexer la Cisjordanie, Trump, à deux reprises, s’y était opposé, proposant à la place une normalisation émirienne avec Israël.

    De leur côté, les Émirats, comme les autres signataires des accords d’Abraham, ont-ils les moyens d’aller au-delà d’un gel symbolique des accords d’Abraham ? Abu Dhabi a déjà menacé de rabaisser son niveau de relations diplomatiques avec Israël, rapporte l’agence Reuters. Le rappel de leur ambassadeur à Tel-Aviv, qui n’a pas encore été ordonné malgré la guerre à Gaza, pourrait faire partie de la riposte émirienne, alors qu’Abou Dhabi vient d’interdire aux sociétés israéliennes de participer en novembre à un salon des industries de défense, seule véritable mesure de rétorsion prise jusque-là.

    « Je ne crois pas que les États signataires des accords d’Abraham iraient jusqu’à les annuler, car Israël a les moyens de les en dissuader », confie au Figaro une source sécuritaire française, familière du Golfe. Selon cette source, « la fourniture à ces États du logiciel espion Pegasus a été depuis bientôt dix ans au cœur de la diplomatie israélienne à leur égard. Les services de renseignements israéliens ont investi les appareils sécuritaires locaux, qui sont aujourd’hui largement dépendants d’eux, dans la mesure où l’utilisation de Pegasus revient à mettre ses écoutes sur un cloud géré par les services israéliens, qui accumulent ainsi une masse de dossiers sur leurs clients arabes, et les tiennent possiblement par le chantage ».

    Dans le plan franco-saoudien, la reconnaissance de la Palestine va de pair avec le désarmement du Hamas, auquel celui-ci s’oppose, et qui ne pourra intervenir qu’une fois un cessez-le-feu conclu entre Israël et le mouvement islamiste. Même si ce but n’est pas encore atteint, la France et la Grande-Bretagne œuvrent, en lien avec l’Égypte et la ‐ Jordanie, à l’après-Hamas à Gaza.

    Plusieurs centaines de policiers palestiniens sont en formation en Égypte et en Jordanie en vue de ce désarmement qu’à Paris on n’estime possible que par des « forces locales », même si, par la suite, des forces étrangères, arabes probablement, venaient en appoint administrer Gaza. Il s’agit de forces de sécurité affiliées à l’Autorité palestinienne, qui sont restées à Gaza après l’expulsion de celle-ci en 2007 par le Hamas.

    À Paris, on estime que la démilitarisation du Hamas – autre pilier du plan franco-saoudien au même titre qu’une architecture régionale de sécurité en extension des accords d’Abraham – n’est plus un objectif lointain. Selon les estimations israéliennes, la formation intégriste manque d’explosifs et n’aurait plus que 10 000 armes de poing. Les rangs de sa branche militaire – 25 000 membres avant le 7 Octobre – ont certes été reconstitués, mais au terme d’un recrutement de plus de 10 000 jeunes inexpérimentés, venus remplacer les 10 000 à 15 000 cadres, tués par Israël, depuis deux ans.

    « Nous sommes à un moment de bascule, insiste-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron : Soit nous sommes collectivement capables d’aller vers la solution des deux États, soit nous allons vers plus de drames » au Moyen-Orient.

     

    LE FIGARO

     

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