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    Scandale de corruption en Turquie : quel rôle joue l’influente confrérie Gülen ?

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    By Sarah Akel on 26 décembre 2013 Non classé

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters

    Après la démission mercredi de trois ministres, mis en cause dans un retentissant scandale politico-financier, Recep Tayyip Erdogan s’en est pris de façon très virulente à la confrérie du prédicateur musulman Fetullah Gülen, accusée implicitement de diriger ce complot. « Nous ne tolérerons jamais des institutions parallèles à l’Etat », a-t-il martelé en promettant d’en finir avec les « bandes qui ne pensent qu’à leur propres intérêts, sous le couvert de la religion ».

    Le spectaculaire coup de filet anticorruption qui a visé l’entourage du premier ministre islamo-conservateur illustre l’ampleur du conflit qui l’oppose désormais ouvertement à la puissante confrérie, alliée jusque-là de son gouvernement.

    Qu’est-ce que la confrérie Gülen ?

    Secte musulmane, lobby socioreligieux, cette organisation revendique plusieurs millions de sympathisants dans le monde entier. Elle est incarnée par son fondateur, Fethullah Gülen, un penseur mystique exilé aux Etats-Unis en 1999 afin échapper aux poursuites de la justice turque pour activités anti-laïques.

    Fethullah Gülen, dans sa résidence de Saylorsburg, en Pennsylvanie.
    Agé de 73 ans, cet imam est à la tête d’un puissant réseau d’écoles qui diffusent la culture turque à travers le monde, soutenu par des chaînes de télévision et le quotidien le plus vendu de Turquie, Zaman. Libéral, Fethullah Gülen prône à la fois la foi islamique et l’esprit du capitalisme.

    Les gülenistes sont souvent comparés aux jésuites, avec lesquels ils entretiennent d’excellentes relations. Entre les deux mouvements, les ressemblances sont frappantes : ils privilégient notamment tous les deux l’éducation.

    Quels sont ses liens avec l’AKP, le parti au pouvoir ?

    Bien qu’elle s’en défende, la confrérie, née dans les années 1970, prospère depuis vingt ans dans les coulisses du pouvoir politique. Officiellement apolitique, elle est soupçonnée d’avoir infiltré la bureaucratie turque, de contrôler la police et une partie de l’appareil judiciaire. Au moment de sa réélection en 2011, Erdogan avait reçu l’appui décisif de ce puissant lobby.

    Comme le relève le chercheur Bayram Balci, « l’AKP et le mouvement Gülen possèdent la même base sociale, les classes moyennes anatoliennes, moralement conservatrices mais économiquement libérales et favorables à la mondialisation ». Leur alliance depuis dix ans repose sur une opposition commune à l’armée turque et à l’appareil bureaucratique tenus par l’intelligentsia kémaliste.

    Qu’est-ce qui oppose désormais la confrérie et le gouvernement ?

    Lors des manifestations qu’a connues la Turquie au printemps, la confrérie a désapprouvé la répression menée par le gouvernement. Certains hauts responsables du pouvoir réputés proches de M. Gülen ont alors publiquement exprimé des opinions divergentes de celles du premier ministre. Ce fut le cas par exemple du président Abdullah Gül et du vice-premier ministre Bülent Arinç qui ont prôné la modération, s’opposant ainsi à la très grande fermeté de M. Erdogan.

    La dérive autoritariste du premier ministre est critiquée par la confrérie, les têtes pensantes du mouvement le jugent peu fiable. A cela s’ajoute une forte différence de tempéraments entre Recep Teyyip Erdogan et Fetullah Gülen, ce qui rend difficile le dialogue.

    Les relations se sont réellement tendues depuis plus d’un mois à cause de la volonté du gouvernement de fermer les milliers d’établissements de soutien scolaire privés du pays, les « dershane », dont le mouvement Gülen tire une part substantielle de ses revenus. C’est cette décision qui aurait conduit au déclenchement de l’opération anti-corruption diligenté par le procureur d’Istanbul Zekerya Öz, réputé proche des réseaux « gülenistes ».

    Ce divorce menace la position de M. Erdogan qui, contraint en 2015 de quitter ses fonctions, ne fait plus mystère de son intention de briguer en août 2014 le poste de chef de l’Etat, pour la première fois au suffrage universel direct.

    Le Monde

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