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    «Nous aspirons au progrès, pas à la régression» : en Irak, une proposition de loi vise à baisser l’âge du consentement de 18 à 9 ans

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    By Matteo Bianchi on 15 novembre 2024 à la une
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    L’amendement porté par la coalition de partis musulmans chiites conservateurs priverait aussi les femmes du droit au divorce, à la garde des enfants après divorce et à l’héritage
    «Les filles devraient pouvoir aller à l’école ou jouer dans une cour de récréation, au lieu d’être obligées de porter une robe de mariée», a dénoncé Sarah Sanbar chercheuse spécialisée sur l’Irak à Human Rigths Watch. En Irak, une proposition de loi qui vise à baisser l’âge légal du consentement de 18 à 9 ans. Actuellement aucune date n’a été dévoilée pour son adoption ou son vote final. Si elle est adoptée, les hommes pourraient épouser des très jeunes filles, une pratique déjà courante dans le pays, mais illégale. La mesure retirerait également aux femmes le droit au divorce, à la garde des enfants après la rupture d’un mariage ainsi qu’à l’héritage. Porté par la coalition des partis musulmans chiites conservateurs au pouvoir, l’amendement annulerait la loi 188 adoptée en 1959 et considérée comme la plus progressiste du Moyen-Orient. Cette dernière permet notamment aux femmes de divorcer.

    La coalition «n’a jamais été aussi proche» de voter pareille loi, explique le Dr Renad Mansour, chercheur au Chatham House (un institut britannique de réflexion internationale), au journal anglais The Telegraph . Des modifications de la loi 188 ont échoué en 2014 et 2017 suite aux contestations des femmes irakiennes, mais cette année, «le mouvement est plus dynamique qu’il ne l’a jamais été, principalement en raison des partis chiites» qui veulent «consolider leur pouvoir», déclare-t-il.

    Selon l’Unicef, 28% des femmes irakiennes sont mariées avant l’âge de 18 ans. Une situation pourtant illégale, mais qui profite d’une faille dans la loi 188 qui permet aux chefs religieux de célébrer des mariages. Ces derniers autorisent les jeunes filles à se marier avec l’accord de leur père. «Mon père m’a vendue au frère de l’un de ses amis. Je ne voulais pas l’épouser, il était trop vieux, violent, toujours très en colère. Mais je ne pouvais pas refuser», explique Shaima, une femme divorcée de 47 ans à La Croix. Ces noces ne sont pas reconnues par l’état et privent ces femmes de leur droit comme le fait de pouvoir accoucher dans un hôpital (impossible sans certificat de mariage). L’amendement actuellement débattu permettrait de légaliser ces unions, mais exposerait les jeunes filles à un risque de violences sexuelles et physiques, selon Human Rights Watch.

    «C’est une première dans l’histoire du pays»

    «Si ce projet passe, cela détruira encore plus la vie des femmes. Pour gagner ma liberté, j’ai dû faire des choses dont je ne peux pas parler. Je ne pourrai jamais être une personne normale», raconte Shaima. «Ils veulent absolument voter l’amendement avant même d’avoir rédigé le texte. C’est une première dans l’histoire du pays», se désole Athraa Al Hassani, avocate irakienne et directrice de l’organisation Model Iraqi Women, au quotidien. «L’Irak est un état civilisé et il ne peut en être autrement. La première femme ministre dans les pays arabes était irakienne et la première femme juge était irakienne», a-t-elle déclaré à Human Rights Watch. «Nous aspirons au progrès, pas à la régression», a-t-elle conclu.

    En août dernier, une manifestation avait eu lieu dans les rues de Bagdad après l’annonce de cette proposition de loi. En avril dernier, la coalition a rendu les relations entre les personnes de même sexe passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison.

     

    LE FIGARO

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