Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Walid Sinno

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      Recent
      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      30 décembre 2025

      La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?

      23 décembre 2025

      Au Liban, une réforme cruciale pour sortir enfin de la crise

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Les maronites errants

    Les maronites errants

    0
    By Bechir oubary on 9 août 2007 Non classé

    Depuis la fin de leur hégémonie sur l’Etat et la société, les maronites se sont lancé dans une quête folle et désespérée d’un « sauveur » capable de les unifier avant de repartir sabre au clair à la reconquête des « privilèges » historiques qui étaient à l’origine de la création du Liban.

    Caresser cet espoir ne leur paraissait nullement impossible puisqu’ils avaient réussi au moins une fois dans l’histoire récente à « engendrer » ce sauveur en la personne de Béchir Gemayel, même si l’enfantement de ce dernier ne s’est pas fait sans douleur. Pour accomplir l’unification salvatrice, celui-ci s’était trouvé « obligé » de déblayer le terrain en liquidant les adversaires qui encombraient sa marche triomphale. Mais cela relève aujourd’hui des « détails » de l’histoire.

    La tentation était forte et la tendance vers l’unicité de la représentativité au sein des communautés adverses ne pouvait que conforter les maronites dans leur désir ardent de voir apparaître ce nouveau sauveur.

    Or, ce qui était possible dans une situation d’exception ne pouvait pas nécessairement se répéter en d’autres circonstances, mais rares sont ceux qui acceptaient de se perdre dans ce type de conjecture. La « réussite » du processus d’unification par les chiites, les sunnites et les druzes apportait la preuve éclatante qu’une réédition de l’exploit par les maronites était non seulement possible, mais fortement souhaitable.

    En suivant cette voie, ils ne se sont même pas posé la question de savoir s’il existait une adéquation entre ce mode d’organisation et la spécificité de la « société maronite » et ils ne se sont pas rendu compte que la grande richesse de cette société (et de toute société, d’ailleurs) résidait justement dans sa diversité politique et culturelle. Au lieu de pérenniser leur modèle, ils ont préféré calquer bêtement le modèle diamétralement opposé qui vénérait la « pensée unique » et érigeait un culte à l’omniscient et à l’omnipotent.

    Tête baissée, ils ont donc décidé de suivre ce qui leur semblait être la « voie du salut ». Fins prêts à s’enrôler dans cette servitude volontaire, il ne leur restait plus qu’à attendre l’apparition de leur nouveau sauveur. Le premier qui leur tendait la main était forcément le bon.

    Un seul parmi les héritiers de Béchir Gemayel avait trouvé la martingale. Michel Aoun, trépignant déjà d’impatience, était le héros qui a raflé la mise. Par grappes entières, les maronites ont succombé à son « charme ». Pour beaucoup d’entre eux, il a fallu de très longues années avant qu’ils ne brisent le talisman découvrent enfin que le héros qui les avait tant subjugués n’était qu’un piteux ersatz.

    Il est facile de souligner aujourd’hui les ravages de « la guerre d’annihilation », de « la guerre de libération » et du rôle qu’elles ont joué dans l’installation pendant quinze ans de la chape syrienne sur le Liban. S’il est vrai que cette occupation ne pouvait se faire sans la caution des Etats-Unis, il est tout aussi patent que sans les délires visionnaires du Général, le « pays maronite » n’aurait jamais pu aussi facilement se laisser « pendre » par la Syrie.

    Pendant plus vingt ans, les maronites ont persisté dans leur errance. Le Général exilé pouvait après avoir déserté le champ de bataille poursuivre à loisir depuis son exil doré son œuvre de libération pendant qu’ils vivaient eux sous la botte attendant impatiemment son retour.

    Quinze ans après, le délire a repris de plus belle. Le charme opérait toujours, l’errance continuait et le pays allait de catastrophe en catastrophe. Et puis, avec les élections du Metn, un contre-miracle se produisit. Les maronites subitement réveillés de leur torpeur ont décidé de donner un premier coup de frein à l’équipée folle de leur sauveur.

    Un coup de frein ne veut pas nécessairement dire un coup d’arrêt. Le délire peut facilement reprendre et l’errance avec. Cette pause leur aura probablement servi à reprendre leur souffle avant une nouvelle descente aux enfers.

    http://heuristiques.blogspot.com/

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleDes chiffres et des lettres
    Next Article Le progressiste marocain Abdelhamid Assassi:

    Comments are closed.

    Flux Articles récents en anglais
    • Liquidity at the Core of Lebanon’s Financial Deposit Repayment Act 9 janvier 2026 Samara Azzi
    • Talk and Plot: Teheran Double Game with the Sharaa Regime 6 janvier 2026 Shaffaf Exclusive
    • When “law enforcement” looks like piracy: The Maduro seizure, Türkiye’s caution, and the “precedent” problem 5 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • The Financial Stabilization and Deposits Repayment Act: A Controversial Step in Lebanon’s Crisis Management 5 janvier 2026 Samara Azzi
    • Why Ankara Sees Israels’s Latest Moves As A Strategic Challenge 1 janvier 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • طالبت الغرب بالتدخّل، عبادي: قطع الإنترنيت في إيران مقدّمة لارتكاب “مجرزة”! 10 janvier 2026 شفاف- خاص
    • هل الجمهورية الإسلامية على وشك الانهيار؟ 9 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • بدلاً من معالجة مشكلة النفايات: حملات على قرارات صيدا وعلى حساب الناس وصحتهم 9 janvier 2026 وفيق هواري
    • ( شاهد الفيديو) الحاكم للرأي العام:  استرداد الأموال المختلسة، وأصول المركزي، سيوفر السيولة لسداد حقوق المودعين 8 janvier 2026 الشفّاف
    • رسالة مفتوحة من المخرج الإيراني “محسن مخملباف” إلى “رضا بهلوي” 8 janvier 2026 خاص بالشفاف
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.