Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Walid Sinno

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      Recent
      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      30 décembre 2025

      La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?

      23 décembre 2025

      Au Liban, une réforme cruciale pour sortir enfin de la crise

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Categories»à la une»Le Liban puni par l’Arabie saoudite

    Le Liban puni par l’Arabie saoudite

    2
    By Sibylle Rizk on 1 novembre 2021 à la une

    Riyad a décidé de couper les ponts avec Beyrouth, au prétexte qu’un ministre libanais avait critiqué son intervention militaire au Yémen, ce qui fragilise un peu plus le gouvernement de Mikati et un pays exsangue.

     

    PROCHE-ORIENT                   La stabilisation politique relative du Liban aura été de courte durée. Un peu plus d’un mois après son entrée en fonction, qui a mis fin à treize mois de vacance à la tête de l’exécutif, le gouvernement de Najib Mikati est déjà en crise et fait face à une nouvelle tempête, laquelle ne fait qu’aggraver l’effondrement en cours de ce pays depuis deux ans. Le coup est venu d’Arabie saoudite, qui a annoncé l’arrêt de toutes ses importations en provenance du pays du Cèdre, le rappel de son ambassadeur à Beyrouth, et a donné quarante-huit heures à l’ambassadeur du Liban à Riyad pour quitter le royaume. Bahrein lui a emboîté le pas, puis le Koweit, suivis des Émirats arabes unis, mais Oman et le Qatar sont restés sur la réserve.

    Une sanction justifiée officiellement par les propos critiques sur l’intervention saoudienne au ­Yémen, tenus par le ministre libanais de l’Information, Georges Cordahi, avant la formation du gouvernement, dans une émission de la chaîne qatarie al-Jazeera et reprise il y a quelques jours sur les réseaux sociaux. Cordahi, une vedette qui a fait notamment carrière sur la chaîne saoudienne MBC, avait jugé « absurde » la guerre du Yémen, estimant que les houtistes « se défend(ai)ent » contre des puissances étrangères, à savoir la coalition menée par l’Arabie saoudite. Les houtistes étant soutenus par Téhéran et le Hezbollah, son allié chiite au ­Liban, la position du ministre a immédiatement déclenché des campagnes partisanes et communautaires, selon les lignes de clivages régionales qui se répercutent directement sur la scène politique libanaise.

    D’un côté, le Hezbollah a salué la position « courageuse » du ministre et accusé l’Arabie d’« ingérence ». De l’autre, le chef chrétien des Forces libanaises, Samir Geagea, allié de Riyad, se pose en chef de file de l’axe anti-iranien au Liban. Son parti a officialisé le choix de la confrontation ouverte avec le Hezbollah, avec qui il a précédemment formé des gouvernements d’union nationale, en justifiant le recours aux armes lors des « incidents » de Tayyouné le 14 octobre, qui ont fait sept morts, dont une civile et six hommes armés d’Amal et du Hezbollah. Entre les deux sont à peine entendues les voix remettant en cause les fondements du système politique libanais lui-même, qui fait du pays une arène ouverte à tous les vents. Les conflits régionaux s’y déroulent par procuration, le pays du Cèdre n’ayant pas d’État en mesure de définir des relations étrangères fondées sur des intérêts stratégiques nationaux. C’est ainsi que le demi-million de ressortissants obligés de travailler dans le Golfe, faute d’emplois au Liban, se retrouvent otages de politiques de représailles.

    L’ambassadeur saoudien à Beyrouth les a rassurés dans un tweet, affirmant qu’ils ne seraient pas inquiétés. Tandis que ce qui reste du tissu productif libanais, laminé par une crise sans précédent qui s’est traduit par une chute du PIB de plus de 40 % en deux ans (lire ci-dessous), subit la fermeture du marché saoudien, l’une des principales destinations des maigres exportations libanaises.

    Pour la plupart des observateurs, il est évident que les propos de Cordahi ne sont qu’un prétexte à la rupture diplomatique avec le Liban décidée par Riyad. Ce qui se joue tient surtout à l’évolution de la relation entre Téhéran et Riyad, qui sont engagés dans des pourparlers bilatéraux, tandis qu’en parallèle se déroulent les discussions avec Washington sur le nucléaire iranien.

    « Le durcissement saoudien envers le Liban n’est pas nouveau. Il remonte à 2017 et la séquestration du premier ministre, Saad Hariri, accusé de mollesse face au Hezbollah. La radicalisation récente s’inscrit dans le cadre du bras de fer avec l’Iran, la frustration saoudienne due à l’absence d’avancées bilatérales, et une crainte exacerbée face aux discussions multilatérales menées par les États-Unis », analyse un diplomate. Face à ces logiques qui le dépassent, le premier ministre, Najib Mikati, fait pâle figure. Les appels à sa démission se multiplient dans les rangs pro Vsaoudiens. Mais, à l’inverse, le Hezbollah menace de faire tomber le gouvernement par la démission de ses ministres si Georges Cordahi est sanctionné. Les menaces des mêmes ministres du Hezbollah, qui réclament la révocation du juge chargé de l’enquête sur l’explosion du 4 août 2020 dans le port de Beyrouth, pèsent déjà sur le Conseil des ministres, qui ne se réunit plus. Paris et Washington servent pour l’instant de bouclier à Mikati. Avec la présence médiatisée d’un diplomate américain à Beyrouth à une réunion ministérielle de crise dès samedi. Et la rencontre prévue entre Emmanuel Macron et Mikati ce lundi en marge du sommet de la COP26.

    LE FIGARO
    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleReconquête et union sacrée
    Next Article Der Libanon ist kein iranischer Briefkasten am Mittelmeer
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    2 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Khalil Hitti
    Khalil Hitti
    4 années il y a

    Liban puni par le « Liban » terro-officiel, plutôt, qui le prend en otage et agresse territoire et civils saoudiens à partir de sa plateforme criminelle implantée sur le territoire libanais.
    Le retard incroyable mis par l’Arabie saoudite à répliquer aux agressions terro-officielles « libanaises » reste une énigme.

    0
    Répondre
    Francis E.Wadih
    Francis E.Wadih
    4 années il y a

    Le Liban puni par les Libanais .

    0
    Répondre
    Flux Articles récents en anglais
    • Talk and Plot: Teheran Double Game with the Sharaa Regime 6 janvier 2026 Shaffaf Exclusive
    • When “law enforcement” looks like piracy: The Maduro seizure, Türkiye’s caution, and the “precedent” problem 5 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • The Financial Stabilization and Deposits Repayment Act: A Controversial Step in Lebanon’s Crisis Management 5 janvier 2026 Samara Azzi
    • Why Ankara Sees Israels’s Latest Moves As A Strategic Challenge 1 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • Writing Off the State’s Debt to BDL Is Not Reform — It Is Amnesty by Another Name 28 décembre 2025 Walid Sinno
    Flux Articles récents en arabe
    • بدلاً من معالجة مشكلة النفايات: حملات على قرارات صيدا وعلى حساب الناس وصحتهم 9 janvier 2026 وفيق هواري
    • ( شاهد الفيديو) الحاكم للرأي العام:  استرداد الأموال المختلسة، وأصول المركزي، سيوفر السيولة لسداد حقوق المودعين 8 janvier 2026 الشفّاف
    • رسالة مفتوحة من المخرج الإيراني “محسن مخملباف” إلى “رضا بهلوي” 8 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • البنوك اللبنانية: أعذارُكم لم تَعُد مقبولة! 8 janvier 2026 وليد سنّو
    • نتائج تدخل بيونغيانغ في الحرب الأوكرانية 7 janvier 2026 د. عبدالله المدني
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Nord Dach dans «En Syrie, il y a des meurtres et des kidnappings d’Alaouites tous les jours», alerte Fabrice Balanche
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz