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    Gaza : les tensions grandissent entre le gouvernement israélien et l’état-major

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    By Luc Bronner on 15 août 2025 à la une

     

    Alors que l’armée a accepté une nouvelle intervention massive à Gaza, le ministre de la défense et le chef des forces armées israéliens s’opposent sur la stratégie. Le désaccord profond inquiète après la remise en question, depuis deux ans, de hauts fonctionnaires, magistrats et militaires, accusés de manquer de loyauté envers Benyamin Nétanyahou.

     

     (Jérusalem, correspondant)

    S’il fallait une preuve supplémentaire du moment critique que traverse l’Etat d’Israël, les accrochages entre le gouvernement de Benyamin Nétanyahou et le chef d’état-major de l’armée témoignent des tensions qui secouent le pays jusqu’au plus haut niveau de l’appareil militaire. Depuis une dizaine de jours, le lieutenant général Eyal Zamir, chef des forces armées, subit attaques personnelles, critiques et remises en cause de la part des membres de la coalition. Un des principaux acteurs de cette fronde est le ministre de la défense lui-même, Israel Katz, un fidèle du premier ministre israélien.

    L’escalade militaire décidée par le gouvernement dans la bande de Gaza, avec la décision d’occuper progressivement la totalité de l’enclave palestinienne, fracture le pays depuis l’annonce du cabinet de sécurité, vendredi 8 août. Une stratégie avec laquelle le chef d’état-major avait marqué son désaccord avant et pendant la réunion du cabinet. Insupportable pour les partisans de M. Nétanyahou. « Si cela ne convient pas au chef d’état-major, il devrait démissionner », avait prévenu l’entourage du premier ministre, selon les médias israéliens. Réponse abrupte d’Eyal Zamir dans un communiqué : « Nous continuerons à exprimer notre position sans crainte, de manière factuelle, indépendante et professionnelle. »

    Depuis, les escarmouches n’ont pas cessé alors même que l’officier général a annoncé qu’il suivrait les ordres du pouvoir politique. Le ministre de la défense s’en est notamment pris à des nominations de colonels – des arbitrages qui, habituellement, ne s’étalent pas sur la place publique. Un prétexte, selon la plupart des observateurs : Israel Katz cherche à affirmer son autorité et, plus encore, à affaiblir celle du chef d’état-major, coupable d’avoir proposé une ligne alternative à l’occupation. Des « délibérations menées par le chef d’état-major se sont déroulées (…) sans coordination ni accord préalable », a ainsi pointé le ministre, mardi 12 août, indiquant qu’il refusait de « discuter ou d’approuver ces nominations ». Israel Katz est revenu à la charge, mercredi, de façon plus explicite : « Après les événements du 7-Octobre, il n’y aura plus jamais d’armée sans supervision. »

    Le désaccord est profond. Deux visions s’opposent sur la poursuite de la guerre dans la bande de Gaza. Le chef d’état-major, à travers ses communications et les fuites dans la presse, a avancé quatre facteurs pour recommander de ne pas occuper complètement l’enclave : le risque pour la vingtaine d’otages vivants retenus par le Hamas ; l’état d’épuisement des troupes, notamment des réservistes ; la crainte de subir des pertes importantes en cas d’occupation de ce territoire ; et l’organisation très complexe du déplacement forcé de 1 million de Palestiniens de la ville de Gaza.

    L’officier supérieur n’a pas réussi à convaincre le gouvernement d’adopter son plan : assiéger les dernières places fortes du Hamas et procéder à des attaques ciblées. Il partait de fait avec un handicap face aux membres les plus bellicistes de la coalition de droite et d’extrême droite. Nommé au début de 2025, réputé pour sa fermeté, le chef d’état-major n’est pas parvenu, depuis le lancement, en mai, de l’opération « Chariots de Gédéon », à récupérer des otages vivants, malgré des milliers de morts supplémentaires côté palestinien (plus de 61 000, selon le ministère de la santé de Gaza). « L’objectif était de faire pression sur le Hamas pour ramener les otages. Tout ce que le Hamas avait à accomplir était de rester terré et de ne pas rendre les otages. Ce qu’ils ont fait », relève ainsi, critique, un des faucons de l’appareil militaire, l’ancien brigadier général Harel Knafo.

    L’appareil militaire israélien n’est pas homogène

    Le conflit oppose le gouvernement et l’état-major, mais les questionnements sur la stratégie, les buts de guerre et la méthode traversent aussi une armée sous tension après vingt-deux mois de mobilisation. Une scène a marqué les esprits, révélée par le journal Yedioth Ahronoth : début août, le commandant de l’armée de l’air, Tomer Bar, s’est violemment opposé au commandant de la région Sud, chargé de la bande de Gaza, l’accusant de règles d’engagement à l’origine d’un trop grand nombre de morts parmi les civils palestiniens. L’échange, houleux, avait contraint M. Zamir à intervenir pour rétablir le calme. Les bombardements, eux, n’ont pas cessé.

    L’appareil militaire israélien n’est pas homogène. Ce qui agace la coalition. « Il y a deux problèmes différents, relève ainsi Yossi Kuperwasser, ancien brigadier général, directeur du Jerusalem Institute for Strategy and Security, un think tank proche de l’armée. Le premier, c’est la politique suivie sur Gaza : l’armée a présenté une ligne d’action, le gouvernement en a retenu une autre, et l’état-major ne l’a pas bien acceptée. Le deuxième, qui, d’une certaine manière, est lié, c’est le sentiment, au sein du gouvernement, que l’état-major privilégie des commandants pas suffisamment agressifs, moins offensifs et trop modérés. »

    Dans cette logique, un des ministres d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, s’en est pris, à son tour, mercredi, au numéro un de l’armée : « Quand on voit les proches [de Zamir], on comprend pourquoi il s’oppose farouchement à notre projet de conquérir Gaza (…). S’il n’annonce pas immédiatement le remplacement de son équipe politique d’extrême gauche, j’appelle le premier ministre à procéder à son remplacement immédiat. »

    Aux yeux du gouvernement, Eyal Zamir s’est, par ailleurs, engagé dans un autre combat, populaire dans l’opinion, mais qui fragilise la coalition au pouvoir : le recrutement forcé dans l’armée des haredim (« ceux qui tremblent devant Dieu »), ces étudiants ultraorthodoxes exemptés du service militaire depuis 1948.

    Dernier recours

    Sensible en Israël, le sujet est devenu explosif avec le recours massif aux réservistes depuis le 7 octobre 2023. Or, ces dernières semaines, plusieurs insoumis ont été arrêtés, provoquant la fureur des partis ultraorthodoxes. « Les ministres du gouvernement et Nétanyahou mènent une campagne d’humiliation et d’incitation à la haine contre Zamir », s’est indigné, mercredi, l’ancien premier ministre Naftali Bennett. « Ce n’est pas à cause de Gaza ou de la politique, assure le principal concurrent de M. Nétanyahou dans les sondages. C’est parce qu’il a rempli son devoir et émis des ordres de conscription à des dizaines de milliers de jeunes hommes ultraorthodoxes. »

    La mise en cause du chef d’état-major est perçue avec d’autant plus d’inquiétude qu’elle intervient après une série d’attaques similaires, depuis deux ans, contre des hauts fonctionnaires, des magistrats, des militaires, accusés de ne pas être suffisamment loyaux avec le premier ministre. Le patron du Shin Bet, le service de renseignement intérieur, Ronen Bar, a ainsi été sèchement remercié en avril, pour avoir laissé avancer une enquête sur les liens entre le Qatar et des conseillers de M. Nétanyahou. Le 4 août, le gouvernement a congédié Gali Baharav-Miara, la procureure générale, une des gardiennes de l’Etat de droit en Israël – une décision suspendue par la Cour suprême israélienne jusqu’en septembre. Une autre cible se profile : la procureure de l’armée, la major générale Yifat Tomer-Yerushalmi, qui remplit un rôle similaire auprès de l’armée.

    Dans ce contexte, les recours apparaissent limités. A l’inverse des hommes politiques, les militaires disposent de la confiance de l’opinion publique. Eyal Zamir, en particulier, n’était pas en poste au moment de l’attaque surprise par le Hamas, le 7 octobre 2023, contrairement à son prédécesseur, Herzi Halevi. La victoire contre le Hezbollah, à l’automne 2024, puis la bataille aérienne contre l’Iran, en juin, ont renforcé la confiance dans l’armée.

    Les opposants à Benyamin Nétanyahou voient donc le lieutenant général de 59 ans comme un des derniers recours, bien qu’il ait toujours défendu, jusque-là, l’utilisation de la force. « Il doit rester et ne pas céder face aux idéologues et aux messianiques », indique, au Monde, Dan Haloutz, un de ses lointains prédécesseurs (2005-2007), tout en manifestant avec d’autres anciens pilotes de l’armée contre la poursuite de la guerre. Son nom reviendra avec force, dimanche 17 août, pour la journée de grève et de manifestation organisée par les familles des otages dans tout le pays.

    LE MONDE

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