Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une L'Orient Le Jour

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      Recent
      18 janvier 2026

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      10 janvier 2026

      Pourquoi la pomme de la tyrannie tombe-t-elle toujours ?

      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Categories»à la une»Erdogan en quête de soutiens pour son offensive en Syrie

    Erdogan en quête de soutiens pour son offensive en Syrie

    0
    By Anne Andlauer on 19 juillet 2022 à la une

    Depuis deux mois, le chef de l’État turc annonce régulièrement une opération imminente contre les forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) entre Tel Rifaat et Manbij. Recep Tayyip Erdogan promet d’y établir « une zone de sécurité profonde de 30 km (…) débarrassée des terroristes ». Il avait proféré des menaces similaires – bien que moins précises – à l’automne 2021, et lancé entre-temps dans le nord de l’Irak une vaste offensive contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, dont émanent les YPG).

     

    Ces opérations successives illustrent ce qu’est devenue la stratégie d’Ankara face aux combattants kurdes : les éloigner le plus possible de sa frontière sud (plutôt que de les pourchasser en territoire turc) et les empêcher d’établir un continuum territorial à cheval sur l’Irak et la Syrie en contrôlant, côté syrien, les zones « conquises » par son armée.

    Les élites politico-militaires turques, unies derrière cette stratégie, assurent n’avoir besoin de « l’autorisation de personne » pour donner l’assaut en Syrie. Pourtant, à moins d’un accord entre Ankara et Damas – improbable à ce stade au vu de l’animosité mutuelle et de l’absence d’échanges directs -, « toutes les opérations turques en Syrie sont tributaires des Russes et des Américains et limitées par leur approbation », souligne le chercheur Salim Çevik dans une note récente de l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité (SWP). C’est particulièrement vrai de la Russie, premier allié du régime syrien et force militaire dominante dans la zone désignée par Recep Tayyip Erdogan, située à l’ouest de l’Euphrate. La Turquie doit aussi s’assurer de l’accord tacite de l’Iran, en raison de la présence de milices pro-iraniennes autour de Tel Rifaat, une région au nord d’Alep.

    Moment opportun

    Or, ni Moscou ni Téhéran n’ont jusqu’ici donné leur appui au plan de bataille du président turc. Lors d’une précédente rencontre entre diplomates des trois pays, à Nour-Soultan (Kazakhstan) mi-juin, l’envoyé spécial du Kremlin pour la Syrie, Alexander Lavrentiev, avait jugé une telle perspective « illogique et irrationnelle », estimant qu’elle créait le risque d’une « escalade des tensions et d’une nouvelle confrontation militaire dans ces régions ».

    La Russie encourage la Turquie à coopérer avec le régime de Damas, plaidant pour un retour de l’armée syrienne dans les zones aux mains des combattants kurdes. Elle pousse également ces derniers à négocier avec le régime. « Après de récentes discussions avec la Russie, nous avons accepté de laisser entrer un plus grand nombre de soldats syriens à Kobani et Manbij en plus des troupes déjà présentes à la frontière », a affirmé la semaine dernière Mazloum Abdi, commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), dont les YPG sont la principale composante.

    L’Iran, hostile à toute manœuvre qui pourrait mettre à mal son influence sur le terrain syrien, s’oppose fermement à l’offensive annoncée. À Téhéran, Recep Tayyip Erdogan espère néanmoins obtenir le feu vert de Vladimir Poutine et d’Ebrahim Raïssi pour une intervention – même d’ampleur limitée – au moment où il bat le rappel de sa base électorale. Le président turc affrontera les urnes l’an prochain sur fond de crise économique, et les opérations contre les forces kurdes (celle qui se prépare et celles qui pourraient suivre d’ici aux élections) lui apportent traditionnellement quelques points de popularité.

    La Turquie doit enfin composer avec les États-Unis, qui considèrent les YPG comme leur principal partenaire dans la lutte contre le groupe État islamique en Syrie, et rejettent avec force une nouvelle attaque turque. Recep Tayyip Erdogan a d’ailleurs un peu changé de ton depuis qu’il s’est entretenu avec son homologue américain, Joe Biden, en marge d’un sommet de l’Otan fin juin. « Comme je le dis toujours, nous pouvons intervenir une nuit sans prévenir. Mais il n’est pas besoin de se presser (…) Nous mènerons cette opération de la plus forte des manières quand le moment sera venu », déclarait-il après la rencontre.

    Reste que, justement, le président turc estime le moment opportun. « À cause de la guerre en Ukraine, la Syrie n’est plus la priorité de la Russie, et la position neutre de la Turquie entre la Russie et l’Ukraine nous confère une place spéciale. Pour la Russie sous embargo, la Turquie est la seule porte vers l’Occident. La Russie ne voudrait pas fermer cette porte à cause de l’opération en Syrie », écrit Abdulkadir Selvi, un éditorialiste proche de Recep Tayyip Erdogan, dans le journal Hürriyet. Quant aux États-Unis, poursuit l’éditorialiste, ils pourraient préférer ménager la Turquie, qui menace de bloquer l’entrée de la Suède et de la Finlande dans l’Otan. Selon lui, Ankara « ne s’attend pas à une opposition forte de l’Occident à l’opération en Syrie ».

    Le Figaro

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleDu Golfe, Joe Biden repart les mains vides
    Next Article Dignité de l’Église bafouée par les siens
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Correction on “Inside the Bank Audi Play Article”! 28 janvier 2026 Samara Azzi
    • Federalism Is the Only Shield Lebanon and Iraq Have Left in a Nuclearizing Middle East 25 janvier 2026 Walid Sinno
    • The Panic Seeps to Dodge City 25 janvier 2026 Khalil Youssef Beidas
    • Inside the Bank Audi Play: How Public Money Became Private Profit 23 janvier 2026 Samara Azzi
    • A necessary conversation: On Cyprus, security, and the missing half of the story 22 janvier 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • “أبو عُمَر”: واحد إم إثنان؟ 28 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • (شاهد الفيديو ولا تضحك): “دويلة تعتقل دولة وتصادر شاحنتي سلاح مُهَرَّب من سوريا! 27 janvier 2026 إم تي في
    • لِشهرين أم لِسنتين: الانتخابات النيابية مؤجّلة حُكماً! 25 janvier 2026 كمال ريشا
    • ثرثرة على ضفة الحركة (2): “الفلسطينيّة” و”العربيّة” 25 janvier 2026 هشام دبسي
    • الهَلَع يتسرَّب إلى دودج سيتي 25 janvier 2026 خليل يوسف بيدس
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz