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    En attendant César…

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    By Antoine Courban on 15 juin 2020 Actualités

    Plus la date fatidique du 17 juin approche, plus les esprits s’échauffent au Proche-Orient. Le 17 juin, c’est-à-dire dans 48 heures, le Ceasar Act (Loi César), train de sanctions américaines contre le régime syrien, entrera en vigueur. Chacun spécule, beaucoup tremblent, d’autres demeurent dubitatifs. Bref, tout le monde attend César comme dans le chef d’œuvre de Samuel Beckett « En attendant Godot ». Epopée moderne du non-sens et de l’absurde, la pièce de Beckett est un paradigme parfait du Liban en décomposition avancée, en cette veille de l’arrivée attendue de César.

     

    Sur la scène, chez Beckett, il n’y a rien. Deux vagabonds hagards, Vladimir et Estragon, sont là. Derrière eux, un arbre, un seul, unique chose matérielle sur un chemin qui ne mène nulle part si ce n’est à l’immensité du vide qui les enveloppe. Un arbre, qui pourrait être un vieux cèdre du Liban, est là par hasard. Que font nos deux SDF, métaphore du peuple libanais scindé en deux grands groupes rivaux ? Rien; ils attendent Godot. Viendra-t-il ? Peu importe ; l’essentiel est de survivre en attendant. Attendre incarne l’unique espoir qui demeure, celui que les choses pourraient changer, demain ou après-demain, voire dans un futur indéterminé, au-delà du temps et de l’espace.

    Bientôt, ils sont rejoints par deux fantômes, deux ombres, deux reflets de chacun d’entre eux : Pozzo et Lucky. Métaphore oblige, on peut voir dans Pozzo une image caricaturale du citoyen en révolte qui rêve d’un Liban civilisé comme jadis, géré par un État qu’organise la règle du droit, garante d’ordre et d’harmonie. Par contre, Lucky est le parfait barbare, hirsute et vociférant, qui démolit avec une délectation morbide les produits de la culture du civilisé. César, qu’on attend comme Godot, pourra-t-il mettre fin à l’impasse dialectique entre ces deux visages contradictoires du même Liban ? Rien n’est moins sûr.

    En attendant, l’impasse libanaise se creuse en abîme insondable. Une farce appelée « gouvernement de technocrates » se révèle être le grand méchant loup du Chaperon rouge qui se déguise en grand-maman. Mère-grand, pourquoi as-tu de si grandes dents? C’est pour mieux te manger mon enfant. Des ministères et des administrations où les institutions légales se voient remplacées par des comités de conseillers dont l’autorité repose non sur la loi, mais sur la volonté discrétionnaire du ministre de tutelle. Le poste de directeur général du ministère de l’Économie se voit offert, en cadeau d’anniversaire, à un jeune et sémillant physiothérapeute. Un réseau mafieux qui pille l’argent du peuple libanais, sous la contrainte des armes illégales, au profit des intérêts stratégiques du régime de Damas et de l’empire des mollahs.

    Au vu de cette dangereuse dérive, plusieurs intellectuels ont publié une pétition, en leur qualité de chrétiens maronites, exigeant la démission du président Michel Aoun qui n’hésite pas à outrepasser sa « compétence liée » et bloque le décret des permutations judiciaires. On peut résumer caricaturalement cette notion de droit en disant que la « compétence liée » d’un monarque constitutionnel, comme Élisabeth II par exemple, exige de la reine qu’elle signe sans discuter la sentence de sa propre condamnation à mort. Une deuxième pétition, à caractère national, a été publiée dans la foulée du texte maronite. La démission du chef de l’État est, aux yeux des signataires, une porte d’entrée vers la solution.

    Le peuple s’obstine à rejeter le système politique en place. Le président Michel Aoun s’obstine à penser qu’il est naturellement destiné, ainsi que son gendre, à occuper en despote le fauteuil présidentiel. Le Premier ministre, fleuron d’inconsistance, s’obstine à se prendre au sérieux. Le président de la Chambre entend perpétuer son rôle de Padichah du Liban. Quant au Hezbollah, il n’a de cesse de kidnapper le Liban loin de la Méditerranée, vers l’Orient de l’Euphrate, selon la terminologie iranienne. Le Grand Liban, un siècle après sa naissance, se voit dilué dans une Syrie utile, version contemporaine de l’ancienne satrapie perse de Transeuphratène.

    Au milieu de cette tragédie, le plus sage est de rappeler au chef de l’État, Michel Aoun, les propres paroles adressées par l’évêque maronite de Beyrouth à la classe dirigeante, lors de son homélie de la Saint-Maron, le 9 février dernier : « Il est plus honorable de démissionner. »

    acourban@gmail.com

    *Beyrouth

    OLJ

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