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    Dopage dans l’athlétisme : la troublante mort d’un responsable russe

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    By Le Monde on 24 février 2016 Sport international

     Par Yann Bouchez

    Voilà une mort fort embarrassante. De celles qui posent de nombreuses questions. Dimanche 14 février, Nikita Kamaïev, ancien directeur exécutif de l’Agence antidopage russe (Rusada), est mort, à 52 ans. Il revenait d’une sortie de ski de fond près de la datcha de sa mère, en périphérie de Moscou. L’homme, plutôt sportif puisqu’il affectionnait les sorties à vélo en Espagne, où il possédait une résidence secondaire, aurait succombé à une crise cardiaque. C’est en tout cas ce qu’a annoncé la Rusada dans un communiqué, repris par les médias russes. « Nous regrettons profondément sa mort », a simplement réagi le ministre des sports, Vitali Moutko.

    La disparition de M. Kamaïev, numéro deux de la Rusada de 2011 à décembre 2015, succède à celle d’un autre responsable de l’agence il y a moins de trois semaines. L’ancien patron de la Rusada, Viatcheslav Sinev, est mort le 3 février – la cause de sa mort n’a pas été rendue publique. Des disparitions troublantes alors que l’athlétisme russe est depuis plusieurs mois en pleine tourmente.

    Lire:   En Russie, le dopage d’Etat n’est pas mort

    Le 9 novembre, un rapport de la commission indépendante de l’Agence mondiale antidopage (AMA) a décrit par le menu l’existence d’un dopage d’Etat en Russie : trafic et destruction des échantillons, implication des services secrets, pratiques dopantes généralisées ou encore athlètes rançonnés par leurs entraîneurs… « Concernant la destruction des échantillons, je ne vois rien de probant dans le rapport mais seulement des déclarations étayées par aucune preuve, avait réagi Nikita Kamaïev, le même jour. Même chose pour les accusations de pots-de-vin payés par les sportifs. Toutes ces accusations sont infondées. » Le 13 novembre, la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) décidait de suspendre la Fédération russe (ARAF) de toute compétition, sans durée déterminée. La Rusada, elle, avait perdu son accréditation de l’Agence mondiale antidopage (AMA), tout comme le laboratoire antidopage de Moscou.

    Lire aussi :   Dopage dans l’athlétisme : la Fédération russe suspendue

    Au même moment, une commission d’inspection de l’IAAF a été mise en place, afin d’évaluer les avancées de la Russie, et de vérifier si le pays répond aux critères fixés pour sa réintégration au sein de l’IAAF. Son président, le Norvégien Runne Andersen, remettra son premier rapport d’étape lors du conseil de l’IAAF, prévu les 10 et 11 mars à Monaco. Avec un enjeu énorme à la clé : la participation, ou non, des athlètes russes aux jeux de Rio. Mi-décembre, les quatre dirigeants de la Rusada, dont Nikita Kamaïev, ont dû quitter leur poste.

    « J’ai des informations qui n’ont jamais été publiées »

    Si l’ancien numéro deux de l’Agence russe a dans un premier temps publiquement dénoncé des accusations « infondées », les intentions de M. Kamaïev auraient changé par la suite. Le 21 février, le journaliste britannique David Walsh, connu notamment pour ses enquêtes sur le dopage et les turpitudes de Lance Armstrong, a publié un long article dans le Sunday Times dans lequel il explique que M. Kamaïev envisageait d’écrire un livre. Dans un e-mail adressé à M. Walsh début décembre, le Russe explique : « Je veux écrire un livre sur la véritable histoire de la pharmacologie du sport et le dopage en Russie depuis 1987, lorsque j’étais jeune scientifique dans un laboratoire secret à l’Institut de médecine du sport de l’URSS. […]. J’ai des informations qui n’ont jamais été publiées. Je cherche un coauteur pour travailler sur ce livre… Etes-vous intéressé ? »

    Au journaliste qui lui demandait s’il était prêt à être « 100 % honnête » et à « révéler tout ce qu’[il]avait appris depuis 1987 », M. Kamaïev avait répondu positivement, ajoutant : « Mes archives personnelles contiennent des documents (…) concernant le développement de produits dopants et de la médecine dans le sport, des correspondances avec la communauté antidopage, le ministère des sports, le CIO [Comité international olympique], le CNO [Comité national olympique], l’AMA, entre autres. »

    « Je pense que Kamaïev a d’abord été dans le déni juste après le rapport du 9 novembre, confie David Walsh au Monde quand il s’agit d’expliquer ce revirement. Mais quand il a compris qu’il allait perdre son boulot à la Rusada et que l’avenir se ferait sans lui, il s’est dit : “Pourquoi je porterai toute la responsabilité de cela ?” C’est à mon avis la raison pour laquelle il voulait écrire ce qu’il appelait la véritable histoire du dopage. »

    « Il envisageait de publier un livre très révélateur »

    Nikita Kamaïev avait fait comprendre au journaliste que les informations qu’il sortirait seraient encore plus lourdes que celles du documentaire de la chaîne allemande ARD, fin 2014, à l’origine du scandale qui a ébranlé l’IAAF. « Il aurait pu nous raconter les pressions exercées par le ministère des sports, explicite David Walsh. Que ce serait-il passé si Kamaïev avait dit que tout ce qu’il faisait à la Rusada était décidé au ministère des sports ? » Sachant que Vitali Moutko, le ministre des sports, est aussi le président du comité d’organisation de la Coupe du monde 2018 en Russie, il est aisé de comprendre que le séisme aurait été énorme.

    Prudemment, M. Walsh ajoute : « Il faut faire attention et ne pas dire que la mort de M. Kamaïev est suspecte. Il est peut-être mort de causes naturelles. Mais il faut bien comprendre qu’il envisageait de publier un livre très révélateur. » Avec la mort de M. Kamaïev, les possibilités de révélations s’amenuisent sensiblement. A la date du 14 février, M. Kamaïev n’avait pas eu l’occasion d’envoyer le moindre document au journaliste britannique.

    Lire aussi notre décryptage:   Dopage dans l’athlétisme : tout comprendre au scandale qui touche la Russie

    LE MONDE 

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