Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Walid Sinno

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      Recent
      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

      30 décembre 2025

      La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?

      23 décembre 2025

      Au Liban, une réforme cruciale pour sortir enfin de la crise

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Actualités»Barack Obama peinera à rassurer ses alliés

    Barack Obama peinera à rassurer ses alliés

    0
    By Le Temps on 15 mai 2015 Actualités

     


    Une parade militaire à La Mecque. Le budget militaire annuel saoudien est estimé à 80 milliards de dollars. (Reuters)

    Face à l’Iran, les Etats arabes du Golfe veulent des garanties. Ils critiquent la « naïveté » de la politique menée par le chef de la Maison-Blanche dans la région

    Luis Lema

    Et si, demain, l’Irak envahissait le Koweït, que feraient les Etats-Unis ? Réuniraient-ils une armada pour libérer ce minuscule pays, comme ils l’avaient fait en 1991 contre Saddam Hussein ? La question peut sembler farfelue. Mais, pour les pays arabes du golfe Persique, il suffit de remplacer aujourd’hui « Irak » par « Iran » pour que ce thème revête une actualité brûlante.

    A quoi pense la grande puissance américaine ? C’est pour rassurer ses alliés dans la région (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Koweït, Oman et Bahreïn) que Barack Obama a décidé de les inviter tous à partir de ce jeudi à Camp David, dans sa résidence secondaire. L’invitation date de mars dernier : Washington venait de conclure un accord de principe avec Téhéran dans le dossier du nucléaire, qui pourrait redonner à l’Iran sa place « dans le concert des nations ». Qui pourrait surtout, craignent en fait les Etats du Golfe, alimenter ses coffres asséchés par les sanctions internationales et lui donner ainsi davantage de moyens pour mener ses guerres de proximité contre les Etats arabes sunnites.

    C’est donc dans une ambiance d’amants trompés que devrait s’ouvrir cette réunion, une première dans ce cadre. Signe du malaise : la présence exclusive pendant une journée entière du président des Etats-Unis n’a pas suffi à convaincre le souverain saoudien Salmane de rejoindre l’assemblée, après avoir laissé entendre l’inverse. A 79 ans, le monarque n’est peut-être pas très enclin aux longues promenades dans les bois de Camp David. Et ce, surtout s’il est accompagné du commun des dirigeants des autres Etats du Golfe, parmi lesquels « le serviteur des deux saintes mosquées » (c’est son titre officiel) a toujours revendiqué une place à part.

    Par ailleurs, d’autres chefs d’Etat, vieux ou malades, se sont aussi fait excuser. « Etant donné les objectifs de la réunion, et le caractère technique des discussions, ce sont les bonnes personnes qui se rendront à Camp David », nuance cependant Christian Koch, directeur du Gulf Research Center à Genève, en minimisant la portée de ces absences au plus haut niveau.

    De fait, aussi bien l’Arabie saoudite (qui sera représentée notamment par Mohamed ben Nayef, le successeur désigné du roi et réel « homme fort » du pays) que le Qatar ou le Bahreïn enverront à la réunion de Camp David des membres de la nouvelle génération. Autant de princes héritiers qui, en réalité, dictent déjà une bonne partie de la politique de ces Etats, notamment lorsqu’il s’agit de contrer les appétits supposés de l’Iran dans la région.

    Résultat : au Bahreïn, en Syrie et désormais au Yémen, où une coalition arabe a pris les armes contre l’avancée des houthistes (soupçonnés d’être épaulés par l’Iran), les Etats du Golfe ont commencé de montrer des signes d’émancipation vis-à-vis du grand parrain américain.

    « Vu d’Arabie saoudite, toute la région est en train d’imploser, à cause notamment de la grande naïveté dont fait preuve l’administration américaine vis-à-vis de l’Iran », affirme Christian Koch. Il poursuit : « Barack Obama ne pense qu’à la conclusion de l’accord sur le nucléaire [prévu le 30 juin]. Mais en attendant, il laisse faire l’Iran, sans exiger de lui le moindre geste concret, que ce soit en Syrie ou au Yémen. »

    Rassurés, les Etats du Golfe auraient voulu l’être en bonne et due forme, par le biais, rêvaient-ils, d’une alliance militaire qui aurait fonctionné sur le modèle de l’OTAN, une attaque contre l’un des membres signifiant des représailles de tous les autres. Or, pour Washington, il n’en est pas question. D’abord parce que la région est trop mouvante, mais surtout parce que ce privilège est réservé au seul Etat d’Israël. Le Congrès et les lobbies pro-israéliens veillent.

    Ce sont ces réticences américaines à tout engagement écrit qui expliqueraient notamment l’absence du roi Salmane. Cette « tiédeur » de Washington éclaire aussi la rapidité de l’intervention des Saoudiens au Yémen, qui s’est déroulée en partie contre la volonté des Etats-Unis.

    Une région du Golfe affranchie de la tutelle américaine ? Ce n’est pas pour demain. A Camp David, on insistera notamment sur la nécessité de collaborer dans le domaine du renseignement : les cyber­attaques menées par l’Iran effraient désormais tout autant ces pays qu’une guerre conventionnelle.

    Mais surtout, les monarchies du Golfe réclament davantage d’armes hautement technologiques. Avec un budget militaire annuel estimé à 80 milliards de dollars (six fois plus que l’Iran), l’Arabie saoudite reste l’un des meilleurs débouchés pour les armes américaines, et pour les instructeurs militaires nécessaires pour les faire fonctionner.

    Le Temps

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleLes indépendants du 14 Mars forment le Conseil national sans les partis
    Next Article Vivre-ensemble ou confiance mutuelle
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Talk and Plot: Teheran Double Game with the Sharaa Regime 6 janvier 2026 Shaffaf Exclusive
    • When “law enforcement” looks like piracy: The Maduro seizure, Türkiye’s caution, and the “precedent” problem 5 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • The Financial Stabilization and Deposits Repayment Act: A Controversial Step in Lebanon’s Crisis Management 5 janvier 2026 Samara Azzi
    • Why Ankara Sees Israels’s Latest Moves As A Strategic Challenge 1 janvier 2026 Yusuf Kanli
    • Writing Off the State’s Debt to BDL Is Not Reform — It Is Amnesty by Another Name 28 décembre 2025 Walid Sinno
    Flux Articles récents en arabe
    • بدلاً من معالجة مشكلة النفايات: حملات على قرارات صيدا وعلى حساب الناس وصحتهم 9 janvier 2026 وفيق هواري
    • ( شاهد الفيديو) الحاكم للرأي العام:  استرداد الأموال المختلسة، وأصول المركزي، سيوفر السيولة لسداد حقوق المودعين 8 janvier 2026 الشفّاف
    • رسالة مفتوحة من المخرج الإيراني “محسن مخملباف” إلى “رضا بهلوي” 8 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • البنوك اللبنانية: أعذارُكم لم تَعُد مقبولة! 8 janvier 2026 وليد سنّو
    • نتائج تدخل بيونغيانغ في الحرب الأوكرانية 7 janvier 2026 د. عبدالله المدني
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Nord Dach dans «En Syrie, il y a des meurtres et des kidnappings d’Alaouites tous les jours», alerte Fabrice Balanche
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz