Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une L'Orient Le Jour

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      Recent
      18 janvier 2026

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      10 janvier 2026

      Pourquoi la pomme de la tyrannie tombe-t-elle toujours ?

      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Opinions»Honneur bafoué du chrétien

    Honneur bafoué du chrétien

    0
    By Antoine Courban on 17 juin 2019 Opinions

    On ne peut plus se cacher derrière la langue de bois du Liban-message, du Liban comme centre du dialogue entre cultures et religions, du Liban comme oasis de coexistence de groupes religieux divers.

    Il faut avoir le courage de dire clairement, haut et fort, que le vivre-ensemble des Libanais entre eux vacille aujourd’hui sur ses fondements et risque, si rien n’est fait, de voir les célébrations prochaines du centenaire du Grand Liban se transformer en funérailles solennelles de la même entité politique. Certes, la géographie libanaise ne se volatilisera pas, mais c’est le modèle libanais qui connaît une agonie avancée.

    Divers facteurs ont contribué à façonner l’idée « Liban ». Il y a eu d’abord la grande ouverture d’esprit des princes druzes de la Montagne qui ont accueilli la main-d’œuvre paysanne chrétienne, venue du Nord, sur leurs terres après la défaite des Mamelouks par les Ottomans en 1516. Il y a eu les siècles de proximité et de mixité entre les diverses communautés de la Montagne, principalement les maronites et les druzes. Il y a eu l’essor exceptionnel de la ville de Beyrouth au XIXe siècle et l’introduction de la modernité occidentale grâce à l’enseignement et le développement économique. Il y a eu la grande renaissance culturelle arabe où Syriens et Libanais chrétiens ont joué un rôle éminent. Il y a eu aussi des périodes sombres qui ont failli mettre fin au vivre-ensemble des Libanais : massacres du XIXe siècle, famine de la Grande Guerre, petites et moins petites guerres civiles etc. À chaque fois, cependant, les Libanais ont su conjurer le pire et aller vers un compromis honorable, sauvant ainsi leur société et leur mode de vie, le compromis de Taëf de 1989 étant le plus récent.

    Il est inutile de se mentir à soi-même. Il a toujours existé une sorte de « crispation » entre les communautés. La plus palpable est un certain raidissement qu’on peut observer entre musulmans, toutes variantes confondues, et chrétiens de toutes les obédiences. La société libanaise a vécu comme le dieu Janus, avec deux visages, musulman et chrétien. Les dissensions et les rivalités à l’intérieur de chaque camp ne remontaient pas beaucoup à la surface bien qu’elles soient réelles et profondes. Aujourd’hui, le Janus libanais exprime une multiplicité de visages, traduisant les identités mortifères des groupes sectaires de son identité. Il suffit d’observer un certain discours populiste chrétien et sa scandaleuse campagne de haine et de discrimination dont sont victimes les musulmans de la communauté sunnite. L’actuel ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, est devenu le champion hors pair d’un tel discours qui rappelle, parfois, son prédécesseur antisémite des régimes fascistes et/ou nazis du XXe siècle. On retiendra surtout son argument des « gènes libanais » spécifiques qui auraient façonné le vivre-ensemble en lieu et place de la bonne volonté et de l’empathie humaines.

    En assumant de tels propos, tout Libanais chrétien se désavoue lui-même, renie ses propres valeurs, bafoue son propre honneur et, surtout, détruit ce Grand Liban qui, à l’origine, a été créé pour le rassurer et lui permettre de donner le meilleur de lui-même au sein du monde arabe.

    Sans rentrer dans les présupposés racistes des amateurs du « bassilisme », on se doit de poser une embarrassante question : est-ce que les chrétiens veulent toujours du Liban de 1920 ? Est-ce qu’ils souhaitent toujours le statut de citoyens d’une patrie ou préfèrent-ils celui d’un groupe minoritaire vassal d’un protecteur puissant étranger ? Tel est l’enjeu qui se profile derrière l’inqualifiable discours de haine contre les Arabes sunnites. Il ne s’agit plus de la vieille crispation « chrétiens/musulmans », mais de quelque chose de nouveau et profondément préoccupant. En s’en prenant, avec un tel acharnement, aux Arabes et aux sunnites, les chrétiens libanais de Gebran Bassil ne font qu’exprimer, en vassaux serviles, la position irano-chiite de la Perse à l’égard du monde arabe.

    L’histoire retiendra que les chrétiens du « bassilisme » auront eux-mêmes été les fossoyeurs du Liban-message.

    acourban@gmail.com

    *Beyrouth

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleJ’appelle…
    Next Article La « Phénicie », entre réalité historique et récupération politique
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Correction on “Inside the Bank Audi Play Article”! 28 janvier 2026 Samara Azzi
    • Federalism Is the Only Shield Lebanon and Iraq Have Left in a Nuclearizing Middle East 25 janvier 2026 Walid Sinno
    • The Panic Seeps to Dodge City 25 janvier 2026 Khalil Youssef Beidas
    • Inside the Bank Audi Play: How Public Money Became Private Profit 23 janvier 2026 Samara Azzi
    • A necessary conversation: On Cyprus, security, and the missing half of the story 22 janvier 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • “أبو عُمَر”: واحد إم إثنان؟ 28 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • (شاهد الفيديو ولا تضحك): “دويلة تعتقل دولة وتصادر شاحنتي سلاح مُهَرَّب من سوريا! 27 janvier 2026 إم تي في
    • لِشهرين أم لِسنتين: الانتخابات النيابية مؤجّلة حُكماً! 25 janvier 2026 كمال ريشا
    • ثرثرة على ضفة الحركة (2): “الفلسطينيّة” و”العربيّة” 25 janvier 2026 هشام دبسي
    • الهَلَع يتسرَّب إلى دودج سيتي 25 janvier 2026 خليل يوسف بيدس
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz