Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une L'Orient Le Jour

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      Recent
      18 janvier 2026

      Au Liban, des transactions immobilières de l’OLP suscitent des questions

      10 janvier 2026

      Pourquoi la pomme de la tyrannie tombe-t-elle toujours ?

      2 janvier 2026

      La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Opinions»Le chemin vers la tyrannie

    Le chemin vers la tyrannie

    0
    By Antoine Courban on 7 août 2017 Opinions

    Il est urgent de marteler sans cesse que « vivre-ensemble » signifie « vivre-politiquement » et que pour cela, il est nécessaire que ce mode de vie puisse s’épanouir dans un espace régi par la logique urbaine. Or, rien n’est aussi étranger à l’homme politique que l’espace urbain. Le politicien ne réfléchit qu’en termes d’enclos et de territoires sur lesquels son pouvoir s’exerce.

    Dans un article intitulé « Ce que le Liban m’a appris », publié en 1986 par la revue Esprit, le chercheur Michel Seurat déclare : « Je ne crois pas en l’existence d’une identité libanaise; ce qui ne signifie pas que je ne crois pas au Liban […] le conflit du Liban me paraît bien montrer […] l’existence d’une société divisée, et donc l’absence d’une société civile ». Il ajoutait qu’il est « impensable d’ériger actuellement un monument au civil inconnu, car ce civil n’existe pas ». En revanche, chaque communauté « peut compter ses morts et ceux qu’elle a pu tuer chez ses adversaires, réels ou perçus comme tels ».

    En écho à Seurat, May Davie-Urbama se demande, en 2017 dans Les Cahiers de la Méditerranée, pourquoi un pays si généreusement doté par la nature n’a pas été en mesure de se construire en Etat, de « garantir la symbiose entre les communautés et créer une société civile, prémices de la Nation ». La question renvoie immédiatement à l’échec de la dynamique du 14 mars 2005 qui, en dépit de son ampleur, n’a pas été en mesure de susciter une telle intégration. L’échec, même temporaire, est celui de Beyrouth en tant qu’espace urbain et civique du vivre-ensemble.

     

    C’est un tel mécanisme qui, après 1943 selon May Davie, expliquerait l’échec de la ville de Beyrouth et de ses élites, à être la matrice du « vivre-ensemble politiquement » parce que cette ville aurait été « ruralisée » au profit des ‘açabiyya claniques des campagnes.

    L’échec du phénomène du 14 mars 2005 à se traduire politiquement résiderait dans ce paramètre. La foule du 14 mars 2005 n’a pas accouché d’un citoyen libanais mais s’est fragmentée en clans/jamâ’at. On comprend mieux le triomphe de l’idéologie du binôme Hezbollah/CPL dont la vision de l’Etat est celle d’un Etat-jamâ’a. Ce dernier n’a même pas les moyens d’être un état totalitaire ; il peut devenir tout au plus une vulgaire tyrannie. Le plus surprenant, est que cette logique mortifère est implicitement acceptée par les autres groupes en compétition qui ont tous fini par capituler sans conditions. Même les communautés éminemment citadines et urbaines, comme les musulmans sunnites et les chrétiens byzantins (grecs-orthodoxes et catholiques) ont été contaminés par la ruralisation. On a l’impression qu’ils se perçoivent et se comportent dorénavant en communautés dotées non d’une allégeance à leur espace civique traditionnel mais d’une ‘açabiyya de jamâ’a.

    La question que posent ces considérations, dans cet Orient en flammes, n’est pas celle de savoir « qui va protéger aujourd’hui les chrétiens du Liban » mais « est-ce que les chrétiens sont-ils disposés à quitter la Mutasarrifiyya du Mont-Liban afin de protéger le Grand Liban de 1920 et 1943 dont la capitale est Beyrouth».

    acourban@gmail.com

    • Beyrouth
    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleLe Yémen en voie de destruction avancée
    Next Article Héroïques Imams
    S’abonner
    Notification pour
    guest
    guest
    0 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Flux Articles récents en anglais
    • Correction on “Inside the Bank Audi Play Article”! 28 janvier 2026 Samara Azzi
    • Federalism Is the Only Shield Lebanon and Iraq Have Left in a Nuclearizing Middle East 25 janvier 2026 Walid Sinno
    • The Panic Seeps to Dodge City 25 janvier 2026 Khalil Youssef Beidas
    • Inside the Bank Audi Play: How Public Money Became Private Profit 23 janvier 2026 Samara Azzi
    • A necessary conversation: On Cyprus, security, and the missing half of the story 22 janvier 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • “أبو عُمَر”: واحد إم إثنان؟ 28 janvier 2026 خاص بالشفاف
    • (شاهد الفيديو ولا تضحك): “دويلة تعتقل دولة وتصادر شاحنتي سلاح مُهَرَّب من سوريا! 27 janvier 2026 إم تي في
    • لِشهرين أم لِسنتين: الانتخابات النيابية مؤجّلة حُكماً! 25 janvier 2026 كمال ريشا
    • ثرثرة على ضفة الحركة (2): “الفلسطينيّة” و”العربيّة” 25 janvier 2026 هشام دبسي
    • الهَلَع يتسرَّب إلى دودج سيتي 25 janvier 2026 خليل يوسف بيدس
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz