Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Hélène Sallon

      En Arabie saoudite, le retour au réalisme de « MBS », contraint d’en rabattre sur ses projets pharaoniques

      Recent
      27 février 2026

      En Arabie saoudite, le retour au réalisme de « MBS », contraint d’en rabattre sur ses projets pharaoniques

      18 février 2026

      À Benghazi, quinze ans après, les espoirs déçus de la révolution libyenne

      17 février 2026

      Dans le nord de la Syrie, le barrage de Tichrine, la forteresse qui a résisté aux remous de la guerre civile

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»When I’m Sixty-Four

    When I’m Sixty-Four

    2
    By Sarah Akel on 17 décembre 2007 Non classé

    Le processus de démolition permanente (assassinats, intimidations, pressions, …) l’a emporté sur notre capacité à entretenir l’immense espoir né au printemps 2005. Nous sommes réduits à nous engluer dans la fatalité et l’attentisme, pleurer et enterrer nos compatriotes assassinés les uns après les autres, nous contenter de nous indigner et nous lamenter sans agir. Subir ainsi c’est mourir à petits feux, but recherché par ceux qui, inlassablement depuis 1943, expriment par de lâches et viles exactions leur mécontentement de ne parvenir à anéantir notre peuple et contrôler la région.

    Le mal libanais réside en l’absence d’Etat de droit. Cette situation nourrit toutes les dérives et bénéficie à ceux qui instaurent un Etat dans l’Etat, stimulés par les influences externes. Une double identité interne qui n’a pas sa place dans une République, même parlementaire. Pour instaurer un Etat de droit, il faut un homme d’Etat à la tête de l’Etat. Un homme (ou une femme) qui, pour succéder au mandat fantomatique d’un président brillant d’impuissance et resplendissant de soumission, ait pour première ambition de sauver son pays de ces ingérences étrangères infiltrées dans toutes les couches de ses institutions – et jusqu’à la tête de son exécutif, relever la nation de ses cendres et la débarrasser de toutes ses querelles intestines, tribales, dynastiques et claniques. C’est sur ces bases-là que seront possibles le redressement économique du Liban et l’arrêt de l’exil massif des jeunes, deux facteurs vitaux pour un avenir prospère.

    L’aberration libanaise est alimentée par le fait que nous ne sommes pas en train de chercher un homme d’Etat, mais tout d’abord un Maronite, constitution bloquante oblige. Ensuite, dans les Maronites, nous cherchons un homme qui plaise à tout le monde, ce qui revient à « nommer » à la tête du pays une personne influençable et manipulable. Dans ces conditions, les ramifications lourdes de traîtrises et de corruptions diverses ont encore de beaux jours devant elles. Et, pour dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, le pays ne sortira jamais du risque de guerre, avec ses crises récurrentes, tant qu’il conservera ce système politique confessionnel. Pourquoi ne pas oser revoir la Constitution ? Pourquoi avoir peur d’une laïcisation tout en conservant traditions historiques et libertés individuelles ? Que craindre d’une élection du meilleur candidat, qu’il soit musulman, chrétien, agnostique ou athée ? Car c’est bien d’une élection dont il est question et non d’une nomination. Ne pas nous laisser manipuler une fois de plus par ceux qui veulent désigner un président tel un roi qui nomme un gouverneur dans une province, c’est marquer notre volonté de recouvrer notre souveraineté.

    Certes, on ne met pas en oeuvre de tels principes du jour au lendemain. Cela dépasse la notion d’amendement : c’est une remise en question des grandes lignes de la Constitution. C’est même, n’ayons pas peur des mots, une remise en cause de la mentalité libanaise, de l’état d’esprit de chacun et de l’égo de ceux qui aspirent au pouvoir. Mais nous n’en sommes pas là, et c’est dommage car, dans ce contexte, l’idée d’un mandat de transition n’est pas incongrue si nous voulons réellement nous donner le temps de changer les choses. Non, pour l’instant, les pressions exercées par les dictatures étrangères nous bâillonnent et nous forcent à focaliser tous nos efforts sur l’urgence à combler ce soi-disant vide institutionnel au risque de nommer ou désigner ou imposer n’importe qui pour six années de contemplation passive. Alors que nous pouvons profiter de cette période critique pour amorcer un tournant majeur dans l’histoire de notre jeune pays de 64 ans.

    rmalek@noos.fr

    * Paris

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleAu secours ! la Syrie revient
    Next Article L’Irak réclame à la France l’argent de Saddam
    2 Commentaires
    Le plus récent
    Le plus ancien Le plus populaire
    Commentaires en ligne
    Afficher tous les commentaires
    Joe Mirza
    Joe Mirza
    18 années il y a

    When I’m Sixty-Four
    Non Bélinda, 64 ans c’est jeune pour un pays, et nous devons plutôt non seulement réussir enfin à nous prendre en mains tout seuls comme des grands, mais aussi nous débarrasser de ceux qui nous empêchent d’exprimer et de réaliser nos ambitions, malgré lesquelles, tu as raison, nous déployons aux yeux du monde une lamentable incapacité à nous en sortir.

    0
    Bélinda Ibrahim
    Bélinda Ibrahim
    18 années il y a

    When I’m Sixty-Four
    A 64 ans, il est grand temps pour la République Libanaise de prendre sa retraite au bout de tant d’années passées à déployer aux yeux du monde entier sa désolante et pathétique incapacité à se gérer comme un pays autonome digne de ce nom !

    0
    Flux Articles récents en anglais
    • The Death of Khamenei and the End of an Era 2 mars 2026 karim Sadjadpour
    • When Tehran’s Anchor Falls, Will Lebanon Sink or Swim? 1 mars 2026 Samara Azzi
    • How a Call From Trump Ignited a Bitter Feud Between Two U.S. Allies 28 février 2026 NYT
    • Between fire and silence: Türkiye in the shadow of a growing regional war 28 février 2026 Yusuf Kanli
    • Trump and Iran Are Playing a Game of Chicken 26 février 2026 Dennis Ross
    Flux Articles récents en arabe
    • إزاحة الغموض عن مشهد الحرب والسلام في سوريا 2 mars 2026 أندرو جي تابلر
    • عندما يغرق قارب طهران، هل سيغرق لبنان أم سَيَنجو؟ 1 mars 2026 سمارة القزّي
    • أعرافي.. هل هو المرشد الإيراني القادم؟ 1 mars 2026 شفاف- خاص
    • أتضامَن! 1 mars 2026 محمّد حسين شمس الدين
    • غالبية الإيرانيين سعداء.. وبعض العرب يتجرّعون الهزيمة نيابةً عنهم! 1 mars 2026 حسين الوادعي
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    wpDiscuz