Close Menu
    Facebook Instagram LinkedIn
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Facebook Instagram LinkedIn
    Middle East Transparent
    • Accueil
    • Categories
      1. A la une
      2. Actualités
      3. Opinions
      4. Magazine
      Featured
      à la une Shaffaf Exclusive

      Réunion tendue du cabinet : différend entre le Premier ministre et le chef d’état-major des armées, qui a menacé de démissionner !

      Recent
      3 mars 2026

      Réunion tendue du cabinet : différend entre le Premier ministre et le chef d’état-major des armées, qui a menacé de démissionner !

      27 février 2026

      En Arabie saoudite, le retour au réalisme de « MBS », contraint d’en rabattre sur ses projets pharaoniques

      18 février 2026

      À Benghazi, quinze ans après, les espoirs déçus de la révolution libyenne

    • Contactez nous
    • Archives
    • Inscription
    • العربية (Arabe)
    • English (Anglais)
    • Français
    Middle East Transparent
    You are at:Home»Un deus ex machina qui tarde à venir !

    Un deus ex machina qui tarde à venir !

    0
    By Bechir oubary on 23 avril 2007 Non classé

    Après plus de deux ans d’effervescence et de convulsions continues, les passions se sont quelque peu assagies. Les Libanais semblent résignés à l’idée qu’ils doivent s’installer durablement dans la crise et commencent à sombrer dans l’apathie typique de ceux dont l’âme a été définitivement brisée par les malheurs.

    Leurs chefs communautaires ont beau continuer à proférer leurs invectives et les perroquets à les répéter en écho, ils n’en ont plus cure. Bien sûr, des « spécialistes » en tout genre sont toujours disponibles pour déverser quotidiennement leurs analyses logorrhéiques sur les infimes méandres de la crise et les moyens d’en sortir, mais le « charme » semble définitivement rompu et le désenchantement est total.

    Longtemps ils ont rêvé du « tribunal » comme d’un messie qui viendrait rétablir la justice sur une terre engorgée du sang des crimes restés impunis, voire d’une expédition punitive qui déracinerait à la faveur d’un hypothétique « Chapitre Sept » et une fois pour toutes les sources du mal, mais l’attente s’est petit à petit transformée en lassitude, et l’angoisse a fini par supplanter l’espérance.

    Pendant un moment, ils ont aussi caressé l’espoir qu’un « dialogue civilisé » entre leurs chefs de clans permettrait de reconstruire un semblant de consensus redistribuant les miettes d’un pouvoir étatique exsangue, mais c’était sans compter avec l’ampleur des phobies et des haines irréductibles.

    L’affaire est donc entendue. Les acteurs locaux redécouvrent leur impuissance après avoir innocemment cru que les foules pouvaient, par leur ampleur et par l’intensité de leurs incantations, balayer leurs adversaires. Les vociférations d’un Nasrallah, les invectives d’un Joumblatt, la mine éplorée d’un Hariri, la satisfaction sotte d’un Aoun et la forfanterie d’un Geagea n’impressionnent plus aujourd’hui que leurs proches fidèles.

    Les Libanais semblent maintenant boucher les oreilles pour ne plus avoir à entendre ces platitudes nauséabondes. Ils vaquent ailleurs à leurs occupations, un ailleurs de plus en plus lointain et attendent qu’un nouvel épisode de leur histoire chaotique soit une nouvelle fois écrit par les puissances tutélaires.

    Les acteurs régionaux, répartis désormais dans deux camps antagonistes, découvrent chaque jour les limites de leur propre impotence. Partagés entre une lutte panislamique éternelle et sans issue, d’un côté, et la tentation d’une reddition palliative à une paix impossible, de l’autre, ces deux camps occupent le terrain en se livrant à des gesticulations oiseuses qui ne servent qu’à remuer du vent.

    En dernier recours, il reste la seule véritable grande puissance. Embourbée jusqu’au cou dans un conflit qui tourne au cauchemar par l’accumulation d’erreurs d’une administration d’une rare idiotie, elle est loin de pouvoir imposer ses conditions aux despotismes locaux. Bien au contraire, ces derniers s’en retrouvent ragaillardis et redoublent de véhémence comme pour prouver à posteriori à leurs victimes que leurs politiques criminelles se sont avérées payantes.

    Les Grecs anciens avaient recours au subterfuge théâtral d’un deus ex machina pour dénouer les crises les plus inextricables. Depuis ces temps glorieux, les dieux ont cessé d’intervenir dans la vie des hommes.

    Les Libanais, de leur côté, ont appris à ne plus croire aux miracles. Et pourtant, ils continuent à espérer l’intervention d’un deus ex machina salvateur. C’est, peut-être, le seul moyen qui leur reste pour conjurer les malheurs à venir.

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link
    Previous ArticleHassan Nasrallah et la théorie des jeux
    Next Article Naïm Kassem, le rejeton de Torquemada

    Comments are closed.

    Flux Articles récents en anglais
    • Scoop: French plan to end Lebanon war includes recognition of Israel 15 mars 2026 Axios
    • Iran Alone 13 mars 2026 General Yoav Gallant
    • A Farewell to a Mind That Spoke with History: In memory of Prof. Dr. İlber Ortaylı 13 mars 2026 Yusuf Kanli
    • Lebanon’s failure to disarm Hezbollah keeps doing greater damage 13 mars 2026 Hussain Abdul-Hussain
    • Mojtaba Khamenei: From silent heir to Supreme Leader 12 mars 2026 Yusuf Kanli
    Flux Articles récents en arabe
    • “الحرس الثوري” لم يضع وقته في لبنان… 16 mars 2026 خيرالله خيرالله
    • كيف أصبحت إيران شيعية سنة 1501؟ 15 mars 2026 يان ريشار
    • كيف تحول التيار الرسمي للقوميين العرب إلى معادين للعروبة؟ 14 mars 2026 حسين الوادعي
    • تقييم متشائم: بأُمرة “الحرس” مباشرةً، 30 الف مقاتل في حزب الله ومعركة طويلة 13 mars 2026 خاص بالشفاف
    • 500 ألف دولار شهريا لنبيه برّي لدعم نفوذ إيران في بيروت 12 mars 2026 إيران إنترناشينال
    19 septembre 2013

    Réflexion sur la Syrie (à Mgr Dagens)

    12 octobre 2022

    Putain, c’est compliqué d’être libanais

    24 octobre 2022

    Pourquoi je ne vais pas à Beyrouth

    10 janvier 2025

    D’un aounisme l’autre: lettre ouverte à Michel Aoun, ancien président de la République

    21 mars 2009

    L’AYATOPAPE

    Commentaires récents
    • SK_Azzi dans Au cœur de Paris, l’opaque machine à cash de l’élite libanaise
    • Saoud el Mawla dans La liberté comme dette — et comme devoir trahi par les gouvernants
    • Samara Azzi dans La « Gap Law »: pourquoi la précipitation, et pourquoi les Français ?
    • Rabbi Dr Elie Abadie M.D. dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    • Fathi el Yafi dans Le Grand Hôtel Abysse sert toujours des repas en 2025
    Soutenez-nous
    © 2026 Middle East Transparent

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.