Les États-Unis s’apprêtent à célébrer à Davos un moment singulier : le 250ᵉ anniversaire de la Déclaration d’indépendance. Le monde observera alors le président Trump à la loupe, jusque dans le décor inattendu de la Freie Evangelische Gemeinde, petite église anglicane fondée en 1880, choisie pour accueillir la délégation présidentielle.
Journalistes, analystes et guetteurs d’intentions auront beau scruter cette accélération soudaine et frénétique de l’actualité — depuis l’opération réussie contre Maduro jusqu’au point de bascule perceptible à Téhéran — la question demeurera entière : pourquoi la pomme de la tyrannie tombe-t-elle toujours ?
Sous le poids de dettes devenues insoutenables ?
Par la soif qui gagne Téhéran ? Par la drogue qui ronge les rues d’Amérique ?
Par la pourriture socialiste qui a miné Caracas jusqu’à la racine ?
Par le vent irrépressible des réformes libérales en Argentine ?
Ou par l’appétit assumé de Trump et Milei, décidés à croquer cette pomme à pleines dents pour en faire un verger de nations libres et souveraines ?
Chaque cause, prise isolément, éclaire une part de vérité. Mais leur convergence invisible en constitue l’essence organique : celle d’une chute qui n’est pas accidentelle, mais historique.
Aura raison celui qui dira que Trump, Musk et Milei ont déclenché ce raz-de-marée libertarien par une clarté visionnaire qui les dépasse eux-mêmes ; que les peuples s’éveillent non par caprice, mais parce que l’Histoire l’exige.
Ces provocateurs, adorateurs du risque, ces décideurs de l’instant, ne sont pas l’origine du mouvement : ils en sont les instruments. Les éclats visibles d’une dynamique plus profonde, par laquelle l’Histoire juge qu’il est temps de dire stop.
Stop au chagrin des mères endeuillées.
Stop aux cris de liberté étouffés des femmes trahies par des élites à morale sélective.
Stop à l’amnésie confortable du monde civilisé.
