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    Nous, Israéliens, militons pour la reconnaissance par l’Europe de l’Etat de Palestine

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    By Sarah Akel on 25 décembre 2014 Non classé

    Une pétition, signée par près d’un millier de militants du camp de la paix israélien, rassemblant des écrivains (dont Amos Oz, David Grossman et moi-même), des artistes, des universitaires, des officiers supérieurs et d’ex-hauts fonctionnaires, a été récemment publiée en Israël.

    Son objectif ? Inciter les Parlements européens à adopter des résolutions reconnaissant l’Etat de Palestine dans les frontières de 1967, au côté d’Israël, afin de servir de base à la reprise de la négociation de paix aujourd’hui au point mort.

    La première motivation de cette initiative découle de notre volonté de signifier, à la frange modérée des Palestiniens, de ne pas désespérer du processus de paix et de ne pas recourir à la violence. Les actes terroristes cruels, perpétrés récemment par des kamikazes isolés, et le nihilisme belliqueux, redoublé, dont le Hamas nourrit la population de la Cisjordanie, ne pourront être enrayés que grâce à un nouvel espoir donné aux Palestiniens, affirmant que la voix des pourparlers est possible et qu’elle peut produire des résultats tangibles. Face à l’inertie absolue des Etats-Unis pour faire avancer le processus de paix, une nouvelle initiative plus déterminée des pays européens est nécessaire en faveur d’une reprise du processus de paix et d’une définition, certes, totalement théorique, de sa date d’aboutissement.

    Une deuxième motivation a pour origine la crainte grandissante, non seulement du camp de la paix, mais aussi au sein de cercles de plus en plus larges du public israélien, devant le glissement constant vers un Etat binational et le sentiment que la solution de deux Etats se referme, à la mesure de la colonisation incessante d’Israël dans les Territoires palestiniens. La défaillance des Etats-Unis, malgré toute leur puissance et leur influence, à ne serait-ce que stopper l’établissement de colonies, transforme l’Etat binational en quasi-réalité sous nos yeux, ce qui représentera une catastrophe à la fois pour les Israéliens et pour les Palestiniens. Aussi, pour l’avenir de la démocratie, les nations démocratiques d’Europe doivent-elles tenter de s’engager de manière plus décisive dans le processus de paix.

    En Israël, pour la première fois, nombre de citoyens, de gauche ou de droite, manifestent leur découragement, ce qui était inouï pendant les jours les plus difficiles à la veille de la fondation d’Israël en 1948 ou à la veille de la guerre de 1967. Ces nouvelles voix déclarent, sans hésiter, que la paix ne s’établira jamais entre nous et le monde arabe. Or, renoncer à la possibilité d’une réconciliation et d’une coexistence entre nous et les Palestiniens est gros d’une lourde menace sur l’existence de l’Etat d’Israël, et c’est la raison pour laquelle, il convient de se dresser de toutes nos forces contre cette fatalité qui anéantirait tout espoir de paix.

    Certes, même si tous les Parlements européens adoptaient une date butoir à la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 (comprenant une position européenne sans équivoque contre le droit au retour des réfugiés palestiniens), cet Etat de Palestine ne pourrait pas naître grâce à l’Europe. Cet Etat verrait le jour à la suite d’une négociation directe et soutenue avec Israël. Si, depuis les accords d’Oslo de 1993, tous les gouvernements israéliens ont proclamé leur accord de principe à la solution des deux Etats, ils se sont tous dérobés à une action claire pour sa réalisation.

    Les Palestiniens prétendent qu’ils ont dû payer le prix de l’antisémitisme meurtrier, qui s’est déchaîné en Europe au cours du XXe siècle, et qui a conduit les Juifs d’Europe à rechercher une solution plus radicale en créant un Etat juif souverain en Palestine. Certes, cet argument est, d’une certaine manière, justifié. C’est pourquoi, il est non seulement du devoir politique de l’Europe de se mêler de manière plus décisive de la reprise et du succès du processus de paix, mais il est aussi de son devoir moral de ne pas laisser les Palestiniens seuls dans leur lutte pour l’indépendance.

    Ce soutien que nous, Israéliens, donnons aux Parlements européens aux fins de reconnaissance officielle de l’Etat de Palestine au côté d’Israël ne représente pas seulement un acte moral et existentiel pour les Palestiniens et les Européens. Mais, avant tout, pour les Israéliens eux-mêmes.

    Traduit de l’hébreu par Jean-Luc Allouche.

    Avraham B. YEHOSHUA Ecrivain israélien

    Libération

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