{"id":98224,"date":"2022-08-07T11:16:33","date_gmt":"2022-08-07T10:16:33","guid":{"rendered":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/?p=98224"},"modified":"2022-08-07T11:16:33","modified_gmt":"2022-08-07T10:16:33","slug":"a-byblos-dunand-poursuit-les-fouilles-en-pleine-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/a-byblos-dunand-poursuit-les-fouilles-en-pleine-guerre\/","title":{"rendered":"\u00c0 Byblos, Dunand poursuit les fouilles en pleine guerre"},"content":{"rendered":"<header id=\"app-header\">\n<div id=\"header_main\">\n<div id=\"header_main_content\" class=\"component-grid\"><\/div>\n<\/div>\n<\/header>\n<section id=\"app_content\">\n<div id=\"article_component\" class=\"\">\n<div id=\"articleReader\">\n<article id=\"template2\" class=\"tmp\">\n<header class=\"header-article\">\n<figure>\n<div>\n<div>\n<div>\n<h2 class=\"theme theme-template\"><strong>Maurice Dunand passera un demi-si\u00e8cle au Liban, bousculant par ses m\u00e9thodes le monde de l\u2019arch\u00e9ologie pour explorer ce site antique.<\/strong><\/h2>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/figure>\n<\/header>\n<section id=\"section-article\">\n<div id=\"section-articleContent\">\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #666699;\">\u00c0 quarante kilom\u00e8tres au nord de Beyrouth, le site antique de Byblos est un mus\u00e9e \u00e0 ciel ouvert sur la M\u00e9diterran\u00e9e. \u00ab\u00a0Un voyage dans le temps \u00bb, pr\u00e9cise Tania Zaven\u00a0, arch\u00e9ologue \u00e0 la direction g\u00e9n\u00e9rale des antiquit\u00e9s du Liban, qui nous entra\u00eene entre la n\u00e9cropole royale, le th\u00e9\u00e2tre romain et les multiples temples, \u00ab\u00a0reliques de toutes les p\u00e9riodes qui s\u2019entrecroisent et s\u2019entrem\u00ealent\u00a0\u00bb devant les eaux turquoise de la mer.<\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Datant de l\u2019\u00e8re n\u00e9olithique, il y a 8\u00a0900 ans, Byblos, que l\u2019on appelle Jbeil en arabe &#8211; la petite montagne &#8211; est l\u2019une des plus anciennes villes habit\u00e9es du monde, de mani\u00e8re continue.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Lorsque les premi\u00e8res excavations ont d\u00e9marr\u00e9 dans les ann\u00e9es\u00a01860, sous le mandat ottoman, l\u2019acropole ne comptait que 29 maisons. Maurice Dunand entame ses fouilles en\u00a01926, quatre ans apr\u00e8s les travaux d\u2019un autre arch\u00e9ologue fran\u00e7ais de renom au Moyen-Orient, l\u2019\u00e9gyptologue Pierre Montet. D\u00e8s lors, les noms de Byblos et de Dunand seront indissociables. Le Fran\u00e7ais passera un demi-si\u00e8cle au Liban, bousculant par ses m\u00e9thodes le petit monde ferm\u00e9 de l\u2019arch\u00e9ologie.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">N\u00e9 en\u00a01898, ce fils de paysan savoyard, profond\u00e9ment catholique, avait d\u00e9couvert le Levant en participant en\u00a01919 \u00e0 la campagne militaire de Syrie, au lendemain de la Premi\u00e8re Guerre mondiale.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">\u00ab\u00a0C\u2019est avec \u00e9motion qu\u2019il nous parlait de son excursion \u00e0 dos de chameau en direction du djebel druze insurg\u00e9, avec des sacs remplis de pi\u00e8ces d\u2019or qu\u2019il jetait aux r\u00e9volt\u00e9s\u00a0\u00bb, se rappelle son ami Rolf A. Stucky, arch\u00e9ologue suisse qui travailla \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s au \u00adLiban.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Sa rencontre avec l\u2019Orient et ses antiquit\u00e9s sera d\u00e9cisive : de retour en France, le jeune Dunand \u00e9tudie \u00e0 l\u2019\u00c9cole du Louvre et \u00e0 l\u2019\u00c9cole pratique des hautes \u00e9tudes \u00e0 Paris, puis reprend le chemin du Levant pour se sp\u00e9cialiser \u00e0 l\u2019\u00c9cole biblique et arch\u00e9ologique de J\u00e9rusalem de\u00a01924 \u00e0\u00a01925. De l\u00e0, il participe \u00e0 de nombreuses fouilles en Syrie : dans le Hauran, au djebel druze, \u00e0 Palmyre et plus au nord dans la Dj\u00e9zir\u00e9, non loin de l\u2019Euphrate en direction de l\u2019ancienne M\u00e9sopotamie. Mais c\u2019est en creusant la terre libanaise de Byblos que sa carri\u00e8re bascule.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraphTitle\">Travail minutieux et exhaustif<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Dans les ann\u00e9es 1920-1930, les fouilles pratiqu\u00e9es, \u00e0 Mari en Syrie, Byblos et Tyr au Liban, sont \u00e0 large surface, permettant la d\u00e9couverte du site dans son extension la plus compl\u00e8te. \u00ab\u00a0Mais en m\u00eame temps, rel\u00e8ve Rolf A. Stucky, se d\u00e9veloppaient de nouvelles m\u00e9thodes de gestion de fouille.\u00a0\u00bb Dunand et ses amis sont raill\u00e9s par les modernistes. \u00ab\u00a0Vous fouillez votre site comme un chien cherchant son os\u00a0\u00bb, lan\u00e7aient leurs d\u00e9tracteurs.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">\u00ab\u00a0Maurice Dunand avait une technique de fouille un peu particuli\u00e8re, explique Tania Zaven, il faisait des lev\u00e9es de 20 centim\u00e8tres et des localisations de tout ce qu\u2019il trouvait sans rendre compte de la stratigraphie, ni faire des coupes. C\u2019\u00e9tait r\u00e9volutionnaire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Chacun des membres de ses \u00e9quipes dispose de trois pioches. L\u2019effectif ne d\u00e9passe pas les 60\u00a0ouvriers auxquels s\u2019ajoute un d\u00e9tachement de 15 tirailleurs pour garder le chantier. Maurice Dunand ne voulait pas des masses d\u2019ouvriers sur le site, contrairement \u00e0 certaines autres fouilles d\u2019Orient, comme celle de Suze en Iran.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Chaque piocheur a pr\u00e8s de lui un couffin dans lequel il jette les fragments de poteries qu\u2019il ramasse. Enfin de journ\u00e9e, ceux-ci sont tri\u00e9s et align\u00e9s sur une terrasse. L\u2019op\u00e9ration est r\u00e9p\u00e9t\u00e9e chaque jour jusqu\u2019\u00e0 parvenir au sol vierge. Tous les vestiges architecturaux de Byblos sont ainsi expos\u00e9s sur autant de plans qu\u2019il y a de lev\u00e9es, et au total, 45\u00a0000 objets \u00adseront mis au jour.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Dans ce travail minutieux et exhaustif, Maurice Dunand est \u00e9paul\u00e9 par son \u00e9pouse Mireille, une scientifique de formation \u00e0 l\u2019esprit vif, qui veille sur les publications de son mari. \u00ab\u00a0Pendant des d\u00e9cennies, elle a \u00e9t\u00e9 sa collaboratrice la plus active, se souvient Rolf A. Stucky. Mireille tenait l\u2019inventaire des d\u00e9couvertes, en r\u00e9digeait soigneusement les fiches, notant aussi bien la l\u00e9gende d\u2019une petite monnaie en bronze que le d\u00e9cor d\u2019une statue en \u00admarbre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Entre\u00a01930 et 1950, la m\u00e9thode Dunand est pl\u00e9biscit\u00e9e par nombre de ses pairs. Mais elle a un revers. Pour mener ces fouilles de grande ampleur, il faut exproprier certains habitants. Les expulsions vont commencer peu apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e de Dunand sur le site et se poursuivront jusqu\u2019en 1978. \u00c0 la fin des ann\u00e9es\u00a01920, les habitants de Byblos lanc\u00e8rent une p\u00e9tition pour conserver les objets d\u00e9couverts dans un mus\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la citadelle. En vain\u00a0!<\/p>\n<p class=\"article_element paragraphTitle\">Mal\u00e9diction ph\u00e9nicienne<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">\u00ab\u00a0C\u2019est pourquoi, nous avons tenu \u00e0 associer l\u2019histoire de ses habitants, expropri\u00e9s au cours du demi-si\u00e8cle de fouille de Maurice Dunand, \u00e0 l\u2019exposition que nous consacrons \u00e0 Byblos avec le Mus\u00e9e du Louvre au printemps prochain ici sur le site. C\u2019est une fa\u00e7on de leur rendre hommage pour les sacrifices qu\u2019ils ont consentis\u00a0\u00bb, ajoute Tania Zaven, en montrant un bouquet de Mathiola crassipholia, des fleurs end\u00e9miques de Byblos.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">En\u00a01929, Maurice Dunand a fait d\u00e9placer, pierre par pierre, le th\u00e9\u00e2tre romain, dont l\u2019emplacement \u00e9tait sur la plus ancienne porte d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la cit\u00e9. Il fit de m\u00eame pour le temple des Ob\u00e9lisques du XVIe\u00a0si\u00e8cle avant J.-C., plac\u00e9 \u00e0 l\u2019origine au-dessus du Temple en L, ainsi d\u00e9nomm\u00e9 en raison de sa forme.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Au pied de la citadelle m\u00e9di\u00e9vale, on aper\u00e7oit encore de vieilles charrettes fig\u00e9es sur une antique voie ferr\u00e9e, qui servaient \u00e0 d\u00e9blayer le site et transporter les pierres vers la mer. Byblos et son c\u00e9l\u00e8bre port en contrebas, d\u2019o\u00f9 furent export\u00e9s du vin et du bois de c\u00e8dre vers l\u2019\u00c9gypte et la Gr\u00e8ce, sont pass\u00e9s \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9. D\u00e8s le IVe\u00a0mill\u00e9naire avant J.-C., Byblos est un centre commercial actif. Ces liens avec l\u2019\u00c9gypte vont marquer l\u2019art et la culture du site.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Au milieu du IIIe\u00a0mill\u00e9naire avant J.-C., la cit\u00e9-\u00c9tat de Byblos est colonis\u00e9e par les Ph\u00e9niciens, et devient un centre religieux important. On y pratique le culte d\u2019Osiris. Dans une d\u00e9pression de 20\u00a0m\u00e8tres de profondeur, la source A\u00efn al-Malik t\u00e9moigne encore de ce pass\u00e9 glorieux. C\u2019est l\u00e0 que, selon la version de Plutarque du mythe d\u2019Osiris qui donnerait la vie dans l\u2019au-del\u00e0, Isis venait pleurer Osiris, l\u2019une des principales divinit\u00e9s du panth\u00e9on \u00e9gyptien.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Le site est c\u00e9l\u00e8bre pour son sarcophage d\u2019Ahiram, roi de Byblos pendant la p\u00e9riode ph\u00e9nicienne, qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert, dans la n\u00e9cropole o\u00f9 furent enterr\u00e9s les monarques de la cit\u00e9 antique, par Pierre Montet en\u00a01922, quatre ans seulement avant l\u2019arriv\u00e9e de Maurice Dunand. Datant de 1\u00a0000 ans avant J.-C., le sarcophage d\u2019Ahiram comporte la plus longue transcription ph\u00e9nicienne, une mal\u00e9diction envers ceux qui voudraient d\u00e9truire la tombe.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">La pi\u00e8ce est aujourd\u2019hui entrepos\u00e9e au Mus\u00e9e national de Beyrouth, avec d\u2019autres \u0153uvres d\u00e9couvertes par Maurice Dunand \u00e0 Byblos, mais aussi au temple d\u2019Echmoun, pr\u00e8s de Saida, \u00e0 60\u00a0km au sud de Beyrouth. Entre\u00a01963 et 1979, Dunand et ses \u00e9quipes y d\u00e9gag\u00e8rent le sanctuaire extra-urbain d\u2019Echmoun \u00e0 la source sacr\u00e9e Ydal.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Mais \u00e0 partir de\u00a01975, le Liban plonge dans la guerre civile. Soucieux de ne pas interrompre ses fouilles, \u00ab\u00a0chaque semaine Dunand faisait la navette entre Sa\u00efda et Byblos par bateau\u00a0\u00bb, se rem\u00e9more Rolf A. Stucky. \u00ab\u00a0Comme il \u00e9tait presque sourd, il n\u2019entendait ni les coups de fusils ni le bruit des canons, il nous racontait que l\u2019ambiance \u00e9tait plut\u00f4t calme\u00a0\u00bb, sourit son ami \u00adsuisse.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Mais \u00e0 partir de\u00a01980, la situation politique ne lui permet plus de travailler. Cette m\u00eame ann\u00e9e\u00a01980, les Dunand quittent d\u00e9finitivement leur seconde patrie pour rentrer dans la maison paternelle du village de Loisin en Haute-Savoie, o\u00f9 Mireille d\u00e9c\u00e8de en\u00a01985 et Maurice deux ans plus tard.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Avant de mourir, l\u2019arch\u00e9ologue vendit ses inestimables archives \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Gen\u00e8ve. Du Levant, Dunand avait rapport\u00e9 sa documentation, sa biblioth\u00e8que, les meubles de son bureau &#8211; y compris ses kilims &#8211; ses accessoires et ses outils de recherches. Furieuse de voir ce tr\u00e9sor pass\u00e9 en Suisse, la France accusa Maurice Dunand d\u2019ingratitude, apr\u00e8s avoir promis de l\u00e9guer ses pr\u00e9cieuses archives au centre arch\u00e9ologique de Valbonne, pr\u00e8s de Cannes.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraphTitle\">Bataillle autour de ses archives<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Mais l\u2019arch\u00e9ologue, qui avait modifi\u00e9 son testament \u00e0 la suite d\u2019un versement fran\u00e7ais promis mais jamais honor\u00e9, avait une dent contre l\u2019administration fran\u00e7aise. \u00c0 la fin des ann\u00e9es\u00a01920, Paris lui avait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 Henri Seyrig, ancien secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019\u00c9cole d\u2019Ath\u00e8nes, au poste de directeur des antiquit\u00e9s aupr\u00e8s du haut-commissaire de France pour la Syrie et le Liban, alors sous mandat fran\u00e7ais. \u00ab\u00a0Sa d\u00e9ception fut immense\u00a0\u00bb, se souvient Rolf A. Stucki, qui rel\u00e8ve toutefois que ses amiti\u00e9s p\u00e9tainistes ne l\u2019aid\u00e8rent pas, alors que le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle s\u00e9journa au Liban entre\u00a01929 et 1931.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">La bataille autour des archives de Maurice Dunand connut un nouveau d\u00e9veloppement en\u00a02010 lorsque le Liban, plus de dix ans apr\u00e8s en avoir fait la demande, parvint \u00e0 rapatrier des milliers de documents originaux stock\u00e9s \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Gen\u00e8ve, y compris son appareil photo, son compas ainsi que ses r\u00e8gles grad\u00e9es de mesure. Le pays du C\u00e8dre n\u00e9gocie encore avec la Suisse le retour des archives de Maurice Dunand \u00e0 Echmoun. Histoire de se r\u00e9approprier un pan de son riche pass\u00e9, entretenu par un amoureux de l\u2019Orient.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/histoire\/a-byblos-maurice-dunand-poursuit-les-fouilles-en-pleine-guerre-20220805\">Le Figaro<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/section>\n<\/article>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/section>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Maurice Dunand passera un demi-si\u00e8cle au Liban, bousculant par ses m\u00e9thodes le monde de l\u2019arch\u00e9ologie pour explorer ce site antique. &nbsp; &nbsp; \u00c0 quarante kilom\u00e8tres au nord de Beyrouth, le site antique de Byblos est un mus\u00e9e \u00e0 ciel ouvert sur la M\u00e9diterran\u00e9e. \u00ab\u00a0Un voyage dans le temps \u00bb, pr\u00e9cise Tania Zaven\u00a0, arch\u00e9ologue \u00e0 la<\/p>\n","protected":false},"author":34,"featured_media":98227,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[22],"tags":[],"class_list":{"0":"post-98224","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-actualites-fr"},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98224","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/34"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=98224"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98224\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/98227"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=98224"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=98224"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=98224"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}