{"id":47990,"date":"2020-06-29T18:24:59","date_gmt":"2020-06-29T17:24:59","guid":{"rendered":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/?p=47990"},"modified":"2020-06-29T18:24:59","modified_gmt":"2020-06-29T17:24:59","slug":"elizabeth-picard-entre-le-liban-et-la-syrie-chacun-ne-fait-quaggraver-les-problemes-de-lautre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/elizabeth-picard-entre-le-liban-et-la-syrie-chacun-ne-fait-quaggraver-les-problemes-de-lautre\/","title":{"rendered":"Elizabeth Picard\u00ab\u00a0Entre le Liban et la Syrie, chacun ne fait qu\u2019aggraver les probl\u00e8mes de l\u2019autre\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<div>\n<h3><span style=\"color: #0000ff;\">Tandis que la Syrie est \u00e0 l\u2019agonie apr\u00e8s neuf ans de guerre, le Liban conna\u00eet une crise \u00e9conomique in\u00e9dite. Ces pays aux relations imbriqu\u00e9es sont mutuellement frapp\u00e9s par la r\u00e9cession qu\u2019ils subissent, estime cette chercheuse<\/span><\/h3>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<div dir=\"auto\">\n<div>\n<p><em><strong>Propos Recueillis Par Laure Stephan<\/strong><\/em><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Directrice de recherche \u00e9m\u00e9rite au CNRS, Elizabeth Picard est sp\u00e9cialiste du monde arabe, et notamment du Liban et de la Syrie. Auteure de nombreux articles et livres concernant la politique de cette r\u00e9gion, elle a publi\u00e9, en\u00a02016,\u00a0<em>Liban-Syrie, intimes \u00e9trangers<\/em>\u00a0(Actes Sud).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Avec la crise financi\u00e8re au Liban, des restrictions drastiques frappent les retraits bancaires, et le dollar, jusqu\u2019alors couramment utilis\u00e9, se fait rare. En quoi cette situation affecte-t-elle la Syrie\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>A partir de 2013, lorsque le conflit en Syrie s\u2019est aggrav\u00e9 et internationalis\u00e9, de nombreux entrepreneurs syriens ont d\u00e9plac\u00e9 leurs activit\u00e9s et leurs avoirs bancaires au Liban, entra\u00eenant une nouvelle fuite de capitaux syriens vers les banques libanaises. Cet argent se retrouve aujourd\u2019hui\u00a0bloqu\u00e9, tant pour les d\u00e9posants et les entrepreneurs que pour les grands importateurs proches du r\u00e9gime. D\u00e8s lors, les sommes consid\u00e9rables n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019importation de c\u00e9r\u00e9ales, via les ports libanais de Beyrouth ou syrien de Lattaqui\u00e9, sont inaccessibles. Cette situation contribue \u00e0 \u00e9trangler le r\u00e9gime syrien, mais elle p\u00e8se aussi sur la population en d\u00e9tresse, pour laquelle l\u2019approvisionnement en bl\u00e9 est primordial.<\/p>\n<p><strong>Ce r\u00f4le de poumon financier pour la Syrie, tenu par Beyrouth, n\u2019est pas nouveau\u2026<\/strong><\/p>\n<p>A partir de la rupture de l\u2019union douani\u00e8re et mon\u00e9taire entre les deux Etats, en\u00a01950, le syst\u00e8me bancaire syrien a commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019atrophier. D\u00e8s 1960, des hommes d\u2019affaires et des particuliers syriens se sont alors mis \u00e0 placer leurs \u00e9conomies \u00e0 Beyrouth, \u00e0 y acheter des dollars ou obtenir des facilit\u00e9s de paiement. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, un tiers des grandes banques libanaises \u00e9taient ainsi dirig\u00e9es par des \u00e9migr\u00e9s syriens qui avaient fui les politiques socialistes et de nationalisation dans leur pays. Dans les ann\u00e9es 1990, un tiers des avoirs dans les banques libanaises appartenaient \u00e0 des Syriens. Depuis l\u2019arriv\u00e9e au pouvoir de Bachar Al-Assad en\u00a02000 et le processus de privatisation qu\u2019il a impuls\u00e9, la Syrie n\u2019a pas eu les moyens de d\u00e9velopper les outils financiers n\u00e9cessaires \u00e0 une \u00e9conomie lib\u00e9rale. Beyrouth est donc rest\u00e9 une place indispensable.<\/p>\n<p><strong>En quoi, \u00e0 l\u2019inverse, l\u2019agonie de l\u2019\u00e9conomie syrienne influe-t-elle sur le Liban\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>La paralysie des quelques entreprises qui ne sont pas d\u00e9truites en Syrie et les entraves aux activit\u00e9s frauduleuses des hommes du r\u00e9gime constituent une perte incontestable pour les partenaires libanais, en premier lieu pour les banques.<\/p>\n<p>Dans la reconstruction du Liban entreprise par le premier ministre Rafic Hariri apr\u00e8s la fin de la guerre civile\u00a0[1975-1990], l\u2019\u00e9conomie libanaise a \u00e9t\u00e9 hyperfinanciaris\u00e9e. Avec l\u2019\u00e9clatement de la bulle sp\u00e9culative et la fuite massive de capitaux vers des banques occidentales depuis septembre\u00a02019\u00a0[et malgr\u00e9 l\u2019interdiction des transferts \u00e0 l\u2019\u00e9tranger \u00e0 partir du mois d\u2019octobre], des Libanais mais aussi des Syriens ont perdu leurs \u00e9conomies. L\u2019argent g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par la corruption politique qui gangr\u00e8ne l\u2019un et l\u2019autre pays s\u2019est aussi probablement \u00e9vapor\u00e9. A ces probl\u00e8mes, s\u2019est ensuite ajout\u00e9e l\u2019interruption de la circulation aux postes-fronti\u00e8res, depuis la mi-mars, au pr\u00e9texte de la crise sanitaire li\u00e9e au Covid-19.<\/p>\n<p><strong>Les deux pays risquent-ils de s\u2019entra\u00eener mutuellement dans l\u2019ab\u00eeme\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Chaque pays ne fait qu\u2019aggraver les probl\u00e8mes de l\u2019autre. Outre les destructions et les morts au cours de neuf ann\u00e9es de guerre en Syrie, l\u2019afflux des r\u00e9fugi\u00e9s accro\u00eet le d\u00e9sastre socio-\u00e9conomique du Liban. Leur nombre actuel est estim\u00e9 entre 1\u00a0million et 1,5\u00a0million\u00a0[pour une population totale au Liban estim\u00e9e \u00e0 6\u00a0millions d\u2019habitants],\u00a0dont la majorit\u00e9 sont tr\u00e8s pauvres. Ils repr\u00e9sentent une lourde charge pour la gestion des ressources publiques libanaises (\u00e9coles, h\u00f4pitaux\u2026) et pour le march\u00e9 de l\u2019emploi.<\/p>\n<p>En parall\u00e8le, le fait que le Liban, min\u00e9 par la crise\u00a0financi\u00e8re, ne puisse plus servir de poumon financier ou de banque \u00e0 la Syrie ni offrir des emplois aux Syriens comme par le pass\u00e9, accentue la crise syrienne. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, 15\u00a0% de la force de travail syrienne \u00e9tait r\u00e9guli\u00e8rement employ\u00e9e au Liban, surtout dans des activit\u00e9s non qualifi\u00e9es telles que la construction ou l\u2019agriculture, mais aussi dans d\u2019autres secteurs, comme le commerce et les nouvelles technologies.<\/p>\n<p><strong>Beyrouth n\u00e9gocie avec le FMI l\u2019octroi d\u2019une aide financi\u00e8re. L\u2019une des conditions discut\u00e9es, cens\u00e9e endiguer les pertes induites par la contrebande, est le contr\u00f4le de la longue fronti\u00e8re avec la Syrie. Le Liban en est-il capable\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Cela para\u00eet peu r\u00e9aliste. La fronti\u00e8re libano-syrienne a \u00e9t\u00e9 d\u00e9limit\u00e9e au temps du mandat fran\u00e7ais\u00a0[de 1920 \u00e0 1943 au Liban, de 1920 \u00e0 1946 en Syrie]. Elle n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 aborn\u00e9e ou d\u00e9marqu\u00e9e, ni par les autorit\u00e9s fran\u00e7aises ni par les deux Etats devenus ind\u00e9pendants, et encore moins par les troupes syriennes qui ont occup\u00e9 le Liban\u00a0[d\u00e9ploy\u00e9es d\u00e8s 1976]\u00a0jusqu\u2019en\u00a02005. Apr\u00e8s leur retrait, Beyrouth s\u2019est pr\u00e9occup\u00e9 de surveiller cette fronti\u00e8re. Son inqui\u00e9tude s\u2019est accrue quand la guerre a commenc\u00e9 en Syrie, avec le risque d\u2019un d\u00e9bordement du conflit sur son sol national. Le Liban a alors cherch\u00e9, avec l\u2019aide de puissances europ\u00e9ennes \u2013 le Royaume-Uni en particulier \u2013, \u00e0 s\u00e9curiser cette fronti\u00e8re. Un contr\u00f4le relatif\u00a0a pu s\u2019instaurer le long du tron\u00e7on septentrional, mais la portion orientale, faite de montagnes et de collines compartiment\u00e9es, est presque impossible \u00e0 boucler.<\/p>\n<p>De plus, les relations sociales (liens familiaux, intermariages) et les \u00e9changes licites ou ill\u00e9gaux sont tr\u00e8s denses de part et d\u2019autre. Ces trafics s\u2019interrompront difficilement, plus encore \u00e0 un moment o\u00f9 le r\u00e9gime syrien comme l\u2019Etat libanais sont aux prises avec des difficult\u00e9s s\u00e9curitaires qui d\u00e9passent le seul contr\u00f4le de cette fronti\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Qui serait perdant si cette fronti\u00e8re \u00e9tait mieux surveill\u00e9e\u00a0? Le Hezbollah et le r\u00e9gime syrien, comme l\u2019affirment des analystes\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Les perdants seraient bien plus nombreux que ces deux acteurs. La contrebande, lorsque l\u2019on quitte les grandes routes, est souvent une \u00ab\u00a0contrebande de fourmis\u00a0\u00bb de toutes sortes de denr\u00e9es\u00a0: m\u00e9dicaments, vivres, ciment, essence, mazout\u2026 Les flux ne vont pas que du Liban vers la Syrie\u00a0; ils se font dans les deux sens, en fonction des besoins ou des p\u00e9nuries de chacun. Si le trafic s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9, c\u2019est aussi li\u00e9 au type d\u2019\u00e9conomie qui r\u00e9git le Liban et la Syrie\u00a0: c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 l\u2019hyperfinanciarisation de l\u2019\u00e9conomie libanaise au b\u00e9n\u00e9fice des \u00e9lites politiques et entrepreneuriales, et \u00e0 la lib\u00e9ralisation sauvage qui profite essentiellement \u00e0 des proches du r\u00e9gime syrien. De part et d\u2019autre de la fronti\u00e8re, \u00e9changer illicitement des produits, importer ou exporter des devises, faire passer des armes, des marchandises rares, voire trafiquer des \u00eatres humains, est une activit\u00e9 \u00e9conomique florissante dans le climat de p\u00e9nurie et de pr\u00e9dation qui pr\u00e9vaut.<\/p>\n<p><strong>Le trafic de devises, qui manquent au Liban comme en Syrie, est devenu un sujet br\u00fblant\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Des trafics de devises organis\u00e9s par des changeurs consid\u00e9r\u00e9s proches du Hezbollah\u00a0[qui soutient militairement le r\u00e9gime syrien depuis 2012]\u00a0ont \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9s. Ils ont facilit\u00e9 la contrebande vers la Syrie de dollars, dont les Syriens ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9s par la guerre, les sanctions internationales contre le r\u00e9gime et la ruine de leur \u00e9conomie. Si des proches du Hezbollah ont bien \u00e9t\u00e9 responsables de fuites de capitaux vers la Syrie, d\u2019autres fuites de capitaux, plus massives encore, ont eu lieu en direction des banques occidentales depuis l\u2019automne 2019.<\/p>\n<p><strong>Comment la loi C\u00e9sar, promulgu\u00e9e par Donald Trump et entr\u00e9e en vigueur le 17\u00a0juin, qui menace de sanctions toute entit\u00e9 apportant un \u00ab\u00a0soutien significatif\u00a0\u00bb au r\u00e9gime syrien, risque-t-elle de peser sur l\u2019\u00e9conomie des deux pays\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Penser que la loi C\u00e9sar ou les sanctions europ\u00e9ennes sont susceptibles d\u2019\u00e9trangler le r\u00e9gime\u00a0[de Bachar Al-Assad]\u00a0et de changer la donne en Syrie est pr\u00e9somptueux. Cette loi a \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9e par des Syriens \u00e9migr\u00e9s aux Etats-Unis, un peu \u00e0 l\u2019image de ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9 avec la diaspora irakienne qui avait pouss\u00e9 \u00e0 l\u2019intervention am\u00e9ricaine en Irak en\u00a02003. La loi C\u00e9sar pose des exigences globales et irr\u00e9alistes, comme la chute du r\u00e9gime, une transition politique ou le d\u00e9part des Iraniens de Syrie. Or la situation syrienne \u00e9chappe en grande partie aux acteurs occidentaux depuis plusieurs ann\u00e9es. La capacit\u00e9 de contrainte des Occidentaux est faible au regard de l\u2019investissement en Syrie des trois acteurs \u00e9trangers que sont la Russie d\u2019abord, l\u2019Iran\u00a0[tous deux soutiens du r\u00e9gime]\u00a0et la Turquie\u00a0[parrain de l\u2019insurrection].<\/p>\n<p>Il reste que cette loi a une valeur morale\u00a0: elle est fond\u00e9e sur un examen incontestable des crimes commis par le pouvoir syrien. Elle constitue aussi un signal fort adress\u00e9 aux acteurs qui seraient tent\u00e9s, \u00e0 l\u2019instar de certains Emiratis, de coop\u00e9rer avec ce r\u00e9gime voyou. Mais elle a une valeur ex\u00e9cutoire faible. Par ailleurs, elle risque aussi d\u2019entraver l\u2019acc\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9 syrienne aux produits de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9 et aux soins m\u00e9dicaux.<\/p>\n<p><strong>Cette loi freine aussi les perspectives de reconstruction en Syrie, sur laquelle misaient des Libanais de tous bords politiques pour sortir du marasme \u00e9conomique en cours depuis 2011\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Les sanctions contre les dirigeants syriens et leurs proches ont \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9es depuis 2014, et les perspectives de reconstruction du pays n\u2019ont fait que s\u2019\u00e9loigner.<\/p>\n<p>Selon les \u00e9conomistes, un march\u00e9 potentiel de 20\u00a0millions de consommateurs, prometteur dans la d\u00e9cennie 2000, a \u00e9t\u00e9 perdu pour le Liban. Syriens, Libanais et investisseurs \u00e9miratis ont commenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9sengager de projets immobiliers tels que Marota City\u00a0[un projet de luxe au sud de Damas]\u00a0en raison des sanctions, mais surtout de la crise financi\u00e8re. La situation n\u2019est pas meilleure au Liban, o\u00f9 l\u2019aide financi\u00e8re occidentale est conditionn\u00e9e \u00e0 l\u2019adoption de r\u00e9formes structurelles p\u00e9rilleuses car elles mettent en cause \u00e0 la fois la formule constitutionnelle de consensus entre \u00e9lites communautaires et une \u00e9conomie tourn\u00e9e en priorit\u00e9 vers le profit financier.<\/p>\n<\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/international\/article\/2020\/06\/26\/elizabeth-picard-entre-le-liban-et-la-syrie-chacun-ne-fait-qu-aggraver-les-problemes-de-l-autre_6044294_3210.html\">LE MONDE<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tandis que la Syrie est \u00e0 l\u2019agonie apr\u00e8s neuf ans de guerre, le Liban conna\u00eet une crise \u00e9conomique in\u00e9dite. 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