{"id":4380,"date":"2015-09-08T20:00:14","date_gmt":"2015-09-08T19:00:14","guid":{"rendered":"http:\/\/middleeasttransparent.com\/news\/?p=4380"},"modified":"2024-09-28T16:27:54","modified_gmt":"2024-09-28T15:27:54","slug":"hommage-a-palmyre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/hommage-a-palmyre\/","title":{"rendered":"Hommage \u00e0 Palmyre"},"content":{"rendered":"<h3 class=\"article-standfirst read-left-padding\">Cible de Daech, la cit\u00e9 antique fut au\u00a0croisement des influences de la\u00a0M\u00e9diterran\u00e9e gr\u00e9co-romaine et\u00a0de la M\u00e9sopotamie parthe, des cultures de la Syrie des s\u00e9dentaires et du monde des nomades du d\u00e9sert. C\u2019est ce\u00a0t\u00e9moignage civilisationnel riche et\u00a0complexe qui dispara\u00eet dans une\u00a0quasi-indiff\u00e9rence.<\/h3>\n<div class=\"article-body read-left-padding\">\n<p>\u00abPerle du d\u00e9sert\u00bb, \u00abVenise des sables\u00bb, les images les plus flatteuses ne semblent pas suffire \u00e0 rendre compte de la splendeur de Palmyre. Car ce qui frappe d\u2019abord, c\u2019est la beaut\u00e9 incomparable du lieu : une vaste oasis \u00e9tal\u00e9e au pied des cha\u00eenons montagneux qui barrent l\u2019horizon \u00e0 l\u2019ouest, une pierre calcaire fragile aux couleurs changeantes selon les heures du jour. Mais Palmyre offre aussi un t\u00e9moignage irrempla\u00e7able de la vie d\u2019une oasis au carrefour des influences de la M\u00e9diterran\u00e9e gr\u00e9co-romaine et de la M\u00e9sopotamie parthe, des cultures de la Syrie des s\u00e9dentaires et du monde des nomades du d\u00e9sert. C\u2019est cela qui, sous nos yeux, dispara\u00eet dans la quasi-indiff\u00e9rence des responsables politiques occidentaux dont l\u2019inaction et les reculades depuis plus de quatre\u00a0ans ont largement conduit au d\u00e9sastre actuel.<\/p>\n<p>Si le nom de Tadmor (nom arabe actuel) appara\u00eet d\u00e8s le XX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle avant notre \u00e8re et sporadiquement au\u00a0XVIII<sup>e<\/sup> puis au XII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, l\u2019arch\u00e9ologie n\u2019a pratiquement rien retrouv\u00e9 de cette p\u00e9riode ancienne de la ville. Cependant, les prospections allemandes des ann\u00e9es\u00a02000 ont permis de mettre en \u00e9vidence l\u2019importance de la ville hell\u00e9nistique (III<sup>e<\/sup>-I<sup>er<\/sup> s.\u00a0av. notre \u00e8re) alors que seul \u00e9merge au-dessus du sol le quartier romain, celui qui fait l\u2019admiration des visiteurs depuis la red\u00e9couverte du site par les voyageurs anglais d\u2019Alep en 1691.<\/p>\n<p>Pour l\u2019historien, Palmyre entre dans son champ de vision avec un peu de nettet\u00e9 \u00e0 partir de 41\u00a0av. notre \u00e8re. Marc Antoine lance alors les l\u00e9gions romaines contre la ville pour y faire du butin. Sans succ\u00e8s car les Palmyr\u00e9niens, pr\u00e9venus, ont fui vers l\u2019est. Mais du moins apprend-on \u00e0 cette occasion deux choses : que la ville est d\u00e9j\u00e0 riche, et\u00a0qu\u2019elle ne fait pas partie de la province romaine de Syrie. Mais d\u00e9j\u00e0 commence \u00e0 se r\u00e9pandre dans la ville l\u2019habitude grecque de graver dans la pierre certains textes officiels et l\u2019usage m\u00eame du grec appara\u00eet avant la fin du I<sup>er<\/sup>\u00a0si\u00e8cle av. notre \u00e8re. Entre\u00a012 et 17 ap. notre \u00e8re sans doute, en tout cas avant\u00a019, elle\u00a0est annex\u00e9e par Rome et devient une ville de la province romaine de Syrie. On en poss\u00e8de de multiples preuves, notamment la pr\u00e9sence d\u2019une garnison romaine, d\u2019un poste de douane romain avec des publicains, et l\u2019\u00e9rection d\u2019une statue \u00e0 l\u2019empereur Tib\u00e8re entour\u00e9 de ses deux fils en 19. Peu \u00e0 peu, elle adopte les institutions d\u2019une cit\u00e9 de la partie orientale de l\u2019Empire romain, avec un conseil et des magistrats \u00e9lus annuellement, et le grec se r\u00e9pand : les textes officiels de la cit\u00e9 sont grav\u00e9s en grec sur les monuments publics, la version aram\u00e9enne n\u2019\u00e9tant qu\u2019une traduction souvent abr\u00e9g\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019entr\u00e9e de Palmyre dans l\u2019Empire romain co\u00efncide avec la d\u00e9cision des Palmyr\u00e9niens de construire un nouveau quartier selon les canons esth\u00e9tiques du monde gr\u00e9co-romain. Commence alors \u00e0 s\u2019\u00e9laborer un vaste plan d\u2019urbanisme sur la rive nord du <em>wadi <\/em>qui la traverse alors que le quartier ancien occupait la rive sud. C\u2019est la \u00abville romaine\u00bb avec ses rues \u00e0 colonnades, son arc, ses \u00e9difices nouveaux (agora, th\u00e9\u00e2tre, salle du conseil, thermes), dont la construction s\u2019\u00e9tale jusqu\u2019au milieu du III<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle. Mais d\u00e8s les premi\u00e8res ann\u00e9es de l\u2019annexion, les Palmyr\u00e9niens entreprennent aussi de moderniser l\u2019allure de leurs sanctuaires, et du plus fameux d\u2019entre eux, celui du dieu majeur de la cit\u00e9, B\u00eal.<\/p>\n<p>C\u2019est que la ville s\u2019enrichit rapidement. Bien loin de la p\u00e9naliser, l\u2019annexion par Rome lui permet de jouer pleinement le r\u00f4le qui est le sien depuis sans doute d\u00e9j\u00e0 longtemps : l\u2019interm\u00e9diaire oblig\u00e9 des marchands qui veulent commercer avec la M\u00e9sopotamie et les r\u00e9gions situ\u00e9es au-del\u00e0. Les Palmyr\u00e9niens ne sont pas eux-m\u00eames des marchands pour la plupart, mais des entrepreneurs de transport, des organisateurs de caravanes. Ils connaissent les routes, n\u00e9gocient avec les tribus, et surtout poss\u00e8dent les chameaux indispensables. De plus, ils peuvent compter sur des relais, sous forme de comptoirs, dans plusieurs villes de M\u00e9sopotamie, S\u00e9leucie du Tigre, Babylone, Volog\u00e9sias, et jusqu\u2019au bord du golfe Persique (ou arabo-persique), \u00e0 Spasinou Charax. La fortune de Palmyre provient de l\u00e0, et non pas de quelconques p\u00e9ages qu\u2019elle pr\u00e9l\u00e8verait sur les marchandises. D\u2019ailleurs, les caravanes charg\u00e9es \u00e0 destination de l\u2019ouest ne traversent pas Palmyre mais campent dans les caravans\u00e9rails dispos\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cart de la ville, pour des raisons d\u2019hygi\u00e8ne d\u2019abord, mais aussi pour \u00e9viter d\u2019avoir \u00e0 payer les taxes de l\u2019octroi municipal.<\/p>\n<p>La ville prosp\u00e8re donc, et para\u00eet digne \u00e0 l\u2019Empereur Hadrien de recevoir sa visite en 130. Une belle inscription du temple de Baalshamin raconte comment un notable local a pay\u00e9 tous les frais du s\u00e9jour imp\u00e9rial et de sa suite, et, en plus, a fait embellir le temple de Baalshamin. La ville s\u2019en trouve honor\u00e9e au point de porter d\u00e9sormais le titre de Hadrian\u00e8 Palmyra. Mais son statut de ville de la province de Syrie ne change pas. Vers 212-214 sans doute, elle b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une promotion juridique en devenant \u00abcolonie romaine\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire, en se voyant reconna\u00eetre le m\u00eame statut que la ville de Rome, ce qui la dispense de payer le tribut. La ville adapte ses institutions publiques \u00e0 son nouveau statut, mais reste, naturellement, plus que jamais dans l\u2019Empire.<\/p>\n<p>Ville romaine sur le plan politico-juridique, Palmyre n\u2019en conserve pas moins une culture originale o\u00f9 se m\u00ealent les influences de toutes sortes. Le panth\u00e9on est \u00e0 lui seul une belle illustration de ce cosmopolitisme. On trouve \u00e0 la t\u00eate de ce panth\u00e9on le dieu B\u00eal, nomm\u00e9 B\u00f4l \u00e0 l\u2019origine, mais assimil\u00e9 assez vite au dieu m\u00e9sopotamien B\u00eal ; son nom primitif se retrouve dans les noms de ses acolytes, Aglib\u00f4l et Iarhib\u00f4l. Son sanctuaire se dresse \u00e0 l\u2019est de la ville, en bordure de l\u2019oasis. Si le d\u00e9cor gr\u00e9co-romain saute aux yeux (notamment les colonnades), l\u2019organisation int\u00e9rieure du temple est des plus traditionnelles, avec l\u2019entr\u00e9e sur le long c\u00f4t\u00e9 ouest, les rang\u00e9es de merlons sur le toit ou les hautes niches destin\u00e9es \u00e0 recevoir les statues divines. Son inauguration officielle, le 6\u00a0f\u00e9vrier\u00a032, ne doit pas masquer que la construction des portiques se prolonge jusque sous Hadrien.<\/p>\n<p>Baalshamin, le grand dieu des Syriens s\u00e9dentaires, occupe un espace bien plus r\u00e9duit au nord de la ville, mais, l\u00e0 encore, on observe la m\u00eame juxtaposition entre d\u00e9cor gr\u00e9co-romain (les colonnes de fa\u00e7ade) et un int\u00e9rieur \u00e0 ciel ouvert o\u00f9 le dieu tr\u00f4ne sous un dais.<\/p>\n<p>A l\u2019ouest de la ville se situe le temple d\u2019Allat, la grande d\u00e9esse des Arabes nomades, longtemps repr\u00e9sent\u00e9e sous les traits de l\u2019Atargatis syrienne, mais assimil\u00e9e aussi \u00e0 Ath\u00e9na dont une image finit par tr\u00f4ner dans le sanctuaire.<\/p>\n<p>Le long de la grand-rue est-ouest enfin, le temple de Nabu abrite, en plus du dieu scribe m\u00e9sopotamien, d\u2019autres divinit\u00e9s originaires de la m\u00eame r\u00e9gion. Inventaire bien incomplet mais qui montre bien la vari\u00e9t\u00e9 des populations de l\u2019oasis.<\/p>\n<p>Ville s\u00e9mitique, Palmyre voit n\u00e9anmoins ses \u00e9lites politiques et \u00e9conomiques adopter sans h\u00e9sitation les coutumes gr\u00e9co-romaines, le gymnase et les thermes, l\u2019usage du grec, le port de la toge, du moins dans certaines circonstances, alors que dans d\u2019autres (les f\u00eates religieuses, les banquets) triomphe le costume des gens du d\u00e9sert avec tunique et pantalon brod\u00e9s. Les portraits des d\u00e9funts qui peuplent les nombreux tombeaux collectifs t\u00e9moignent de cette vari\u00e9t\u00e9 des costumes masculins alors que les femmes sont uniform\u00e9ment fid\u00e8les au costume traditionnel, avec voile et accumulation de bijoux.<\/p>\n<p>Lorsque la Syrie affronte les invasions perses au milieu du III<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, c\u2019est de Palmyre que surgit un notable, Odainath, s\u00e9nateur romain qui coordonne les efforts, et parvient \u00e0 vaincre les Perses. Apr\u00e8s son assassinat dans des conditions obscures (en\u00a0267 ou 268), sa veuve, Z\u00e9nobie &#8211; qui n\u2019est pas reine de Palmyre mais porte le titre de reine car son \u00e9poux s\u2019\u00e9tait proclam\u00e9 \u00abroi des rois\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire roi des Perses &#8211; tente de faire reconna\u00eetre son fils, Wahballath, comme empereur de Rome, mais le refus du nouvel empereur proclam\u00e9 en Occident, Aur\u00e9lien, conduit \u00e0 une guerre civile o\u00f9 Z\u00e9nobie a le dessous. Z\u00e9nobie est captur\u00e9e en 272, mais la ville n\u2019est pas d\u00e9truite, m\u00eame apr\u00e8s une nouvelle r\u00e9volte en 273. Cependant, la belle \u00e9poque du commerce palmyr\u00e9nien est finie. Lors de la paix de 298, les Perses imposent aux Romains de concentrer tout le commerce entre les deux Empires \u00e0 Nisibe, en Haute-M\u00e9sopotamie. Palmyre survit comme une ville modeste dont la position strat\u00e9gique reste appr\u00e9ci\u00e9e : Diocl\u00e9tien \u00e0 la fin du\u00a0III<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, Justinien au VI<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, les conqu\u00e9rants arabes \u00e0 plusieurs reprises (encore au XIII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle) ne cessent de la fortifier. Mais le site est devenu quasi d\u00e9sert lors de la visite des marchands anglais. Au d\u00e9but du mandat fran\u00e7ais, le village a retrouv\u00e9 un peu de vigueur mais il tient tout entier dans l\u2019enceinte du temple de B\u00eal.<\/p>\n<p>Redevenue une grande \u00e9tape, apr\u00e8s la construction d\u2019une route directe de Damas vers la vall\u00e9e de l\u2019Euphrate dans les ann\u00e9es\u00a080, Palmyre avait vu revenir les touristes, pr\u00e8s de\u00a0150 000 avant la guerre. Quel avenir pour une ville d\u00e9sormais priv\u00e9e de son principal atout ? Car la destruction syst\u00e9matique par Daech des \u00e9difices les plus spectaculaires &#8211; apr\u00e8s les temples de Baalshamin et de B\u00eal, on a appris, le 4\u00a0septembre, celle des tombeaux-tours de Jamblique et d\u2019Elahbel &#8211; et le pillage de tout ce qui peut l\u2019\u00eatre, de quoi vivront les habitants de Palmyre ? Car la production de dattes, de grenades et d\u2019olives n\u2019est qu\u2019un appoint pour la plupart des habitants, attach\u00e9s \u00e0 leur patrimoine. Apr\u00e8s la joie de voir abattue la toute puissance du bourreau de Damas, gageons que la tyrannie de Daech, avec ses massacres mis en sc\u00e8ne et la destruction syst\u00e9matique des ressources les plus s\u00fbres de Palmyre, doit plonger les Palmyr\u00e9niens dans un d\u00e9sarroi infini. Quand les d\u00e9livrerons-nous enfin ?<\/p>\n<p>(1) Auteur avec Annie Sartre-Fauriat de <em>Palmyre, la cit\u00e9 des caravanes<\/em> (Gallimard- D\u00e9couvertes, 2008) et de <em>Z\u00e9nobie, de Palmyre \u00e0\u00a0Rome<\/em> (Perrin,\u00a02014).<\/p>\n<p><strong><span class=\"authors\"> <span class=\"author\"> Par Maurice Sartre Professeur \u00e9m\u00e9rite d\u2019histoire ancienne \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Fran\u00e7ois-Rabelais (Tours), membre senior de l\u2019Institut universitaire de France (1). <\/span> <\/span><\/strong><\/div>\n<div class=\"article-body read-left-padding\"><\/div>\n<div class=\"article-body read-left-padding\"><a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/monde\/2015\/09\/08\/hommage-a-palmyre_1378233\">Lib\u00e9ration<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cible de Daech, la cit\u00e9 antique fut au\u00a0croisement des influences de la\u00a0M\u00e9diterran\u00e9e gr\u00e9co-romaine et\u00a0de la M\u00e9sopotamie parthe, des cultures de la Syrie des s\u00e9dentaires et du monde des nomades du d\u00e9sert. C\u2019est ce\u00a0t\u00e9moignage civilisationnel riche et\u00a0complexe qui dispara\u00eet dans une\u00a0quasi-indiff\u00e9rence. \u00abPerle du d\u00e9sert\u00bb, \u00abVenise des sables\u00bb, les images les plus flatteuses ne semblent pas suffire<\/p>\n","protected":false},"author":123,"featured_media":4381,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[25],"tags":[],"class_list":{"0":"post-4380","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-decryptages"},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4380","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/123"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4380"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4380\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4381"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4380"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4380"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4380"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}