{"id":42680,"date":"2019-12-05T23:27:02","date_gmt":"2019-12-05T22:27:02","guid":{"rendered":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/?p=42680"},"modified":"2019-12-05T23:33:31","modified_gmt":"2019-12-05T22:33:31","slug":"la-haute-savoie-camp-de-base-despions-russes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/la-haute-savoie-camp-de-base-despions-russes\/","title":{"rendered":"La Haute-Savoie, camp de base d\u2019espions russes"},"content":{"rendered":"<div>\n<h3><span style=\"color: #0000ff;\">Une traque men\u00e9e par plusieurs services europ\u00e9ens met en \u00e9vidence une liste de 15 noms d\u2019agents du GRU<\/span><\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La vengeance est un plat qui se mange froid, surtout dans le monde de l\u2019espionnage.\u00a0Selon les informations du\u00a0Monde,\u00a0une traque sans pr\u00e9c\u00e9dent, lanc\u00e9e, au printemps 2018, par les services de contre-espionnage <strong>britannique, fran\u00e7ais et suisse<\/strong> et leurs partenaires, notamment <strong>am\u00e9ricains<\/strong>, a permis de dresser une liste de quinze officiers du renseignement militaire russe (GRU). Ces membres d\u2019une m\u00eame unit\u00e9, sp\u00e9cialis\u00e9e dans les assassinats, ont circul\u00e9 en Europe, de <strong>2014 jusqu\u2019\u00e0 la fin 2018<\/strong>.<\/p>\n<p>Les services secrets britanniques, fran\u00e7ais et suisse, soutenus par leurs partenaires, se sont mobilis\u00e9s <strong>apr\u00e8s l\u2019attaque au Novitchok<\/strong>, un agent neurotoxique innervant, de l\u2019\u00e8re sovi\u00e9tique, le 4\u00a0mars\u00a02018, \u00e0 Salisbury, dans le sud de l\u2019Angleterre, par deux officiers du GRU, contre Sergue\u00ef Skripal, un ex-coll\u00e8gue pass\u00e9 \u00e0 l\u2019Ouest. Cette vaste chasse aux tueurs du GRU, \u00e0 laquelle la direction g\u00e9n\u00e9rale de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure (<strong>DGSI<\/strong>) a fortement contribu\u00e9, a montr\u00e9 que <strong>l\u2019ensemble de ces quinze officiers ont transit\u00e9 et r\u00e9sid\u00e9 en France pendant cette p\u00e9riode.<\/strong> Certains sont venus \u00e0 de nombreuses reprises, d\u2019autres une ou deux fois. Ils venaient de Londres, de Moscou, d\u2019Espagne ou de Suisse. La France a pu leur servir d\u2019\u00e9tape dite \u00ab\u00a0de s\u00e9curit\u00e9\u00a0\u00bb avant que ces agents, rompus aux techniques de clandestinit\u00e9, n\u2019atteignent leur destination finale.<\/p>\n<h2>Produit toxique tr\u00e8s dangereux<\/h2>\n<p>Ces quinze hommes ont tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement s\u00e9journ\u00e9 dans la m\u00eame zone, en Haute-Savoie, dans des villes, comme <strong>Annemasse, Evian ou Chamonix<\/strong>, et dans des bourgs plus isol\u00e9s. Avant cela, ils ont souvent atterri \u00e0 Roissy ou \u00e0 Lyon, une fois \u00e0 Nice, avant de passer la nuit dans un h\u00f4tel \u00e0 Cannes, et de nombreuses fois \u00e0 Gen\u00e8ve. Ils ont alors lou\u00e9 des voitures pour se rendre en Haute-Savoie. Si de nombreuses questions subsistent encore, <strong>cette r\u00e9gion frontali\u00e8re avec la Suisse<\/strong> aurait, selon le contre-espionnage fran\u00e7ais, <strong>servi de base arri\u00e8re et logistique \u00e0 ce service action du GRU<\/strong> pour des actions men\u00e9es dans toute l\u2019Europe.<\/p>\n<p>Aucune trace d\u2019op\u00e9rations de cette unit\u00e9 du GRU n\u2019a \u00e9t\u00e9, \u00e0 ce jour, d\u00e9tect\u00e9e en France. La fonction de \u00ab\u00a0camp de base\u00a0\u00bb de ce d\u00e9partement pourrait expliquer le choix des services russes de ne pas attirer l\u2019attention des autorit\u00e9s locales en op\u00e9rant sur le sol fran\u00e7ais. <strong>Ces quinze agents sont rattach\u00e9s \u00e0 l\u2019unit\u00e9 29155 du 161e\u00a0centre de formation sp\u00e9ciale du GRU.<\/strong> Cette institution formait, \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la guerre froide, les cadres des gu\u00e9rillas communistes en Asie, en Afrique ou en Am\u00e9rique centrale. Reconvertie, depuis la chute du mur de Berlin, en service d\u2019action clandestine, cette unit\u00e9 se livre d\u00e9sormais \u00e0 l\u2019assassinat, au sabotage ou \u00e0 des t\u00e2ches plus obscures comme la rel\u00e8ve des \u00ab\u00a0bo\u00eetes aux lettres mortes\u00a0\u00bb, moyen de communication des agents secrets dans le monde. Leur modus operandi, assez atypique dans le monde de l\u2019espionnage, explique la mutualisation des efforts pour traquer ces hommes.<\/p>\n<p>Car, si la tentative d\u2019empoisonnement de M. <strong>Skripal<\/strong>, en mars\u00a02018, a avort\u00e9, elle a r\u00e9sonn\u00e9, pour Londres et ses alli\u00e9s, <strong>comme un acte de guerre chimique<\/strong> et une grave provocation. Le produit toxique tr\u00e8s dangereux avait \u00e9t\u00e9 jet\u00e9 dans un parc apr\u00e8s son utilisation, ce qui a caus\u00e9, quelques semaines plus tard, la mort d\u2019une femme, et contraint \u00e0 l\u2019hospitalisation de plusieurs personnes. C\u2019est la premi\u00e8re utilisation d\u2019arme chimique en Europe depuis la seconde guerre mondiale. Une pratique, dangereuse pour le grand public, qui illustre l\u2019extr\u00eame agressivit\u00e9 de la Russie et transgresse les r\u00e8gles, pourtant tr\u00e8s souples, de l\u2019univers du secret.<\/p>\n<p><strong>Les services secrets anglais, fran\u00e7ais, suisse et leurs partenaires, seraient parvenus \u00e0 identifier ces quinze agents du GRU d\u00e8s 2018, apr\u00e8s avoir \u00ab\u00a0remont\u00e9\u00a0\u00bb tous leurs d\u00e9placements<\/strong>. Les noms de certains officiers figurant sur cette liste sont d\u00e9j\u00e0 sortis au fil d\u2019enqu\u00eates journalistiques. A l\u2019automne 2018, <strong>le site d\u2019investigation anglais\u00a0Bellingcat\u00a0et son partenaire russe\u00a0The Insider<\/strong>\u00a0avaient r\u00e9v\u00e9l\u00e9 ceux des deux auteurs de la tentative d\u2019empoisonnement au Novitchok\u00a0: Alexandre Michkine, alias Alexandre Petrov, et le colonel Anatoli Tchepiga, alias Rouslan Bachirov. Mi-f\u00e9vrier,\u00a0Bellingcat\u00a0livrait le nom d\u2019un troisi\u00e8me homme, coordonnateur de l\u2019op\u00e9ration de Salisbury, le major g\u00e9n\u00e9ral Denis Sergeev, alias Sergue\u00ef Fedotov, dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Acad\u00e9mie diplomatique militaire de Russie.<\/p>\n<p>Fedotov a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9 en Bulgarie. Il aurait dirig\u00e9, le 28\u00a0avril\u00a02015, une tentative d\u2019empoisonnement contre Emilian Gebrev, un fabricant d\u2019armes per\u00e7u comme hostile aux int\u00e9r\u00eats du Kremlin dans la r\u00e9gion. Ce dernier s\u2019\u00e9tait effondr\u00e9 lors d\u2019une r\u00e9ception, \u00e0 Sofia. Son fils et un cadre de son entreprise avaient \u00e9galement \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s. La cible et les victimes collat\u00e9rales en ont r\u00e9chapp\u00e9. Le parquet bulgare confirmait, pour sa part, les soup\u00e7ons visant\u00a0\u00ab\u00a0un agent du GRU\u00a0\u00bb, du nom de Fedotov, s\u2019\u00e9tant rendu \u00e0 trois reprises en Bulgarie au moment des faits.<\/p>\n<p>Fin novembre\u00a02019, en poursuivant leur travail sur l\u2019op\u00e9ration avort\u00e9e en Bulgarie,\u00a0Bellingcat,\u00a0The Insider\u00a0et le magazine allemand\u00a0<strong>Der Spiegel<\/strong>\u00a0ont d\u00e9couvert les alias de six autres membres de l\u2019unit\u00e9 29155\u00a0: Vladimir Popov, Nikola\u00ef Koninikhin, Ivan Lebedev, Danil Stepanov, Sergue\u00ef Pavlov et Georgy Gorshkov, charg\u00e9s de la s\u00e9curit\u00e9 et de la logistique. Ces organes de presse montraient aussi qu\u2019ils avaient particip\u00e9 \u00e0 d\u2019autres missions, notamment en\u00a02014, lors de l\u2019annexion de la Crim\u00e9e et d\u2019une campagne de d\u00e9stabilisation de la Moldavie. Vladimir Popov, lui, semble avoir codirig\u00e9, fin 2016, avec un autre agent de l\u2019unit\u00e9, Eduard Chichmakov, alias Eduard Chirokov, une op\u00e9ration contre le Mont\u00e9n\u00e9gro alors que ce pays tentait de se rapprocher de l\u2019OTAN.<\/p>\n<h2>Demande d\u2019entraide judiciaire<\/h2>\n<p>Selon l\u2019enqu\u00eate du\u00a0Monde,\u00a0l\u2019un de ces agents, Sergue\u00ef Pavlov, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9, par les services de renseignement britannique, fin 2017, sur leur sol. Son passage serait li\u00e9 \u00e0 la tentative d\u2019empoisonnement de Sergue\u00ef Skripal, en\u00a02018. Il compl\u00e9terait le trio compos\u00e9 d\u2019Alexandre Petrov, de Rouslan Bachirov et de Sergue\u00ef Fedotov. Dans l\u2019affaire Skripal, la France a fait l\u2019objet d\u2019une demande d\u2019entraide judiciaire de Londres pour retrouver deux familles fran\u00e7aises ayant occup\u00e9 la chambre d\u2019h\u00f4tel que venaient de quitter les deux auteurs de l\u2019attaque au Novitchok. Les autorit\u00e9s voulaient s\u2019assurer que leur sant\u00e9 n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 mise en danger par des restes de l\u2019agent neurotoxique. Ce qui ne fut pas le cas.<\/p>\n<p>Nos recherches, confirm\u00e9es par des sources issues du renseignement, ont permis la mise au jour des noms de cinq autres membres de l\u2019unit\u00e9 29155, figurant sur la liste des quinze tueurs du GRU. Connus par leurs seuls alias, il s\u2019agit d\u2019Alexandre Koulaguine, d\u2019Evgueni Larine, de Timour Nouzirov, de Naman Youssoupov et de Guennadi Chvets. A l\u2019instar des autres membres de cette unit\u00e9, ils ont \u00e9galement transit\u00e9 et s\u00e9journ\u00e9 en France et Haute-Savoie.<\/p>\n<p>Fedotov, le coordonnateur des op\u00e9ration de Salisbury, en\u00a02018, et de Sofia, en\u00a02015, est localis\u00e9 \u00e0 Paris, le 12\u00a0novembre\u00a02014. Il reste en France jusqu\u2019au 1er\u00a0d\u00e9cembre de la m\u00eame ann\u00e9e. En avril\u00a02016, il fait l\u2019aller-retour entre Londres et Lyon. Le 9\u00a0septembre\u00a02017, Petrov et Bachirov, les deux empoisonneurs au Novitchok de Salisbury, arrivent \u00e0 Paris en provenance de Moscou. Ils feront le chemin inverse une semaine plus tard. Entre-temps, ils sont descendus en Haute-Savoie. Les m\u00eames reviennent \u00e0 Paris, le 25\u00a0octobre\u00a02017, retournent en Haute-Savoie, avant de reprendre l\u2019avion, le 4\u00a0novembre, pour Moscou en d\u00e9collant de Gen\u00e8ve. Ils feront des trajets similaires en d\u00e9cembre\u00a02017 et janvier\u00a02018.<\/p>\n<p>Le contre-espionnage fran\u00e7ais, britannique et suisse n\u2019a pas trouv\u00e9, \u00e0 ce jour, en France, de caches de mat\u00e9riels, d\u2019armes ou pu confondre des complicit\u00e9s locales. Ils ont n\u00e9anmoins pu identifier des lieux de restauration ou de r\u00e9sidence et m\u00eame ceux de shopping, pour des v\u00eatements ou des objets plus pr\u00e9cieux. Des commer\u00e7ants, visit\u00e9s plusieurs fois par certains agents du GRU, ont fait l\u2019objet de v\u00e9rifications approfondies mais aucune preuve de compromission n\u2019a pu \u00eatre relev\u00e9e. <strong>Fin 2019, l\u2019hypoth\u00e8se\u00a0\u00ab\u00a0la plus probable\u00a0\u00bb,\u00a0retenue par un haut responsable du renseignement fran\u00e7ais, reste de consid\u00e9rer\u00a0\u00ab\u00a0la Haute-Savoie comme une base arri\u00e8re pour l\u2019ensemble des op\u00e9rations clandestines de l\u2019unit\u00e9 29155 en Europe\u00a0\u00bb<\/strong>. Facile d\u2019acc\u00e8s, frontali\u00e8re avec la Suisse, c\u2019est un lieu discret fr\u00e9quent\u00e9 par les Russes, \u00e0 l\u2019instar d\u2019une ville comme Meg\u00e8ve.<\/p>\n<p>Lors de leur s\u00e9jour en France, les membres de l\u2019unit\u00e9 29155 n\u2019auraient eu aucun contact avec d\u2019autres cellules du GRU, comme celle charg\u00e9e du cyberespionnage militaire [unit\u00e9 26165], dont les membres ont \u00e9galement transit\u00e9 en Suisse et en Haute-Savoie, \u00e0 Annemasse et \u00e0 Evian. Le contre-espionnage fran\u00e7ais avait mis en lumi\u00e8re l\u2019implication de cette autre unit\u00e9 du GRU, fin 2016 et 2017, lors d\u2019op\u00e9rations de piratage informatique visant, en Suisse, l\u2019Agence mondiale antidopage (AMA). De m\u00eame, les agents tueurs du GRU se seraient abstenus de toute communication avec les espions russes agissant sous couverture diplomatique dans les consulats ou l\u2019ambassade de Russie en France.<\/p>\n<p>Le dernier passage, en France, de membres de l\u2019unit\u00e9 29155 figurant sur la liste des quinze tueurs du GRU date de septembre\u00a02018, sept mois apr\u00e8s l\u2019affaire Skrypal. Le contre-espionnage fran\u00e7ais ne les verra plus apr\u00e8s. A la m\u00eame \u00e9poque, les noms de certains avaient, il est vrai, \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans la presse. Et surtout, des mandats d\u2019arr\u00eat europ\u00e9en ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9s, en\u00a02018, dans le cadre de l\u2019affaire Skripal contre Alexandre Petrov, Rouslan Bachirov, Sergue\u00ef Fedotov et Sergue\u00ef Pavlov.<\/p>\n<\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/international\/article\/2019\/12\/04\/la-haute-savoie-camp-de-base-d-espions-russes_6021648_3210.html\">Le Monde<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une traque men\u00e9e par plusieurs services europ\u00e9ens met en \u00e9vidence une liste de 15 noms d\u2019agents du GRU &nbsp; La vengeance est un plat qui se mange froid, surtout dans le monde de l\u2019espionnage.\u00a0Selon les informations du\u00a0Monde,\u00a0une traque sans pr\u00e9c\u00e9dent, lanc\u00e9e, au printemps 2018, par les services de contre-espionnage britannique, fran\u00e7ais et suisse et leurs<\/p>\n","protected":false},"author":533,"featured_media":42684,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":{"0":"post-42680","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-alaune-fr"},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42680","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/533"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=42680"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42680\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/42684"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=42680"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=42680"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=42680"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}