{"id":36111,"date":"2024-03-19T22:45:42","date_gmt":"2024-03-19T21:45:42","guid":{"rendered":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/?p=36111"},"modified":"2024-03-19T23:09:43","modified_gmt":"2024-03-19T22:09:43","slug":"waddah-charara%e2%80%89-les-morts-lecriture-et-la-culture-arabe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/waddah-charara%e2%80%89-les-morts-lecriture-et-la-culture-arabe\/","title":{"rendered":"Waddah Charara\u2009: les morts, l\u2019\u00e9criture et la culture arabe"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"p3\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><strong><span class=\"s1\">\u00ab\u2009L\u2019intellectuel est un argumentateur, quelqu\u2019un qui veut prouver et convaincre.\u2009\u00bb<\/span><\/strong><\/em><\/span><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">La mani\u00e8re dont Waddah Charara traite les morts semble \u00e0 premi\u00e8re vue sacril\u00e8ge. Le \u00ab<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">respect<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">\u00bb qui leur est d\u00fb, il n\u2019en a cure. Dans son dernier ouvrage, Ahwal ahl al-ghaiba<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">: khatimat al-ahzan wal-marathi (Les \u00e9tats des absents<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">: la fin des chagrins et des \u00e9l\u00e9gies), un recueil de quarante-deux textes \u00e9crits entre 1980 et 2015 \u00e0 l\u2019occasion de la mort de personnes que l\u2019auteur a connues de pr\u00e8s ou de loin, l\u2019on ne trouve en effet nulle trace de ce genre litt\u00e9raire arabe qu\u2019est le Ritha\u2019 (l\u2019\u00e9l\u00e9gie fun\u00e8bre)<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">: ni \u00e9loge du d\u00e9funt ou \u00e9num\u00e9ration de ses vertus, ni lamentations, ni rien de semblable. Au lieu de figer les morts \u2013 de les p\u00e9trifier, de les transformer en ic\u00f4nes, en h\u00e9ros ou en saints comme le font souvent ceux qui, dans le monde arabe, entreprennent d\u2019\u00e9crire sur des disparus c\u00e9l\u00e8bres au lendemain de leur disparition \u2013, Waddah Charara en trace des portraits dynamiques et vivants, de v\u00e9ritables chefs-d\u2019\u0153uvre litt\u00e9raires qui ressuscitent toute la complexit\u00e9, l\u2019ambigu\u00eft\u00e9, voire l\u2019ambivalence de la relation qu\u2019entretenait l\u2019auteur avec ces tr\u00e9pass\u00e9s. Celui qui p\u00e9n\u00e9trera dans cette galerie pour y contempler la quarantaine de portraits ex\u00e9cut\u00e9s avec une rare ma\u00eetrise \u2013 ceux de Tawfiq al-Hakim, de Jean Genet, de Dalida, de Mahmoud Darwich, de Bassam Hajjar, de Mohammed Hussein Fadlallah et de beaucoup d\u2019autres \u2013 \u00e9prouvera un intense plaisir esth\u00e9tique. Plaisir qu\u2019on n\u2019obtient pas facilement, car il est vrai que la lecture des \u00e9crits de Charara peut parfois s\u2019av\u00e9rer ardue et n\u00e9cessiter de la pers\u00e9v\u00e9rance. \u00ab<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">Mais, nous dit Spinoza, tout ce qui est beau est aussi difficile que rare.<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">\u00bb<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/waddah-charara%e2%80%89-les-morts-lecriture-et-la-culture-arabe\/%d8%ae%d8%a7%d8%aa%d9%85%d8%a9\/\" rel=\"attachment wp-att-36121\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-36121 aligncenter\" src=\"https:\/\/middleeasttransparent.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/\u062e\u0627\u062a\u0645\u0629.jpeg\" alt=\"\" width=\"397\" height=\"397\" srcset=\"https:\/\/middleeasttransparent.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/\u062e\u0627\u062a\u0645\u0629.jpeg 397w, https:\/\/middleeasttransparent.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/\u062e\u0627\u062a\u0645\u0629-300x300.jpeg 300w\" sizes=\"(max-width: 397px) 100vw, 397px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 class=\"p8\"><span class=\"s1\"><b>Peut-on voir dans ces textes \u00e9crits au lendemain d\u2019un d\u00e9c\u00e8s une sorte de critique du Ritha\u2019 (l\u2019\u00e9l\u00e9gie fun\u00e8bre), ce genre litt\u00e9raire traditionnel encore commun\u00e9ment pratiqu\u00e9 de nos jour, et qui transforme les d\u00e9funts en des demi-dieux fig\u00e9s<\/b><\/span><span class=\"s5\"><b>\u2009<\/b><\/span><span class=\"s1\"><b>?<\/b><\/span><\/h3>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">Le sous-titre du livre, \u00ab<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">la fin des chagrins et des \u00e9l\u00e9gies<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">\u00bb, exprime cela d\u2019une fa\u00e7on ironique. C\u2019est en effet une critique des mani\u00e8res conventionnelles d\u2019\u00e9crire qui sont tr\u00e8s r\u00e9pandues dans le monde arabe<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">; et malheureusement \u2013 ce jugement est peut-\u00eatre trop s\u00e9v\u00e8re \u2013, je ne vois rien d\u2019autre que ces mani\u00e8res conventionnelles.\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">Dans les articles r\u00e9unis dans ce livre, j\u2019ai tent\u00e9 de pratiquer une forme d\u2019\u00e9criture qui soit nuanc\u00e9e et contrast\u00e9e<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">: d\u00e9lier les \u00e9l\u00e9ments d\u2019une vie qui a pris fin, les lib\u00e9rer de leur repli sur eux-m\u00eames, de leur fixation en un statut fig\u00e9. Dans l\u2019acte de comprendre la vie de quelqu\u2019un au moment o\u00f9 la mort, selon l\u2019expression de Malraux, transforme celle-ci en destin, il y a quelque chose qui est le contraire d\u2019une cristallisation<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">; quelque chose qui laisse la possibilit\u00e9 de se d\u00e9tacher de ce qui est devenu une image compacte et immobile.<\/span><\/p>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">Je crois qu\u2019il y aurait dans ces articles une sorte de projet en formation, celui d\u2019une \u00e9criture qui serait romanesque, qui tiendrait compte de ce que le roman peut r\u00e9aliser<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">: permettre la coexistence d\u2019\u00e9l\u00e9ments non harmonieux, qui partent un peu dans tous les sens, sur les deux plans temporel et spatial, et qui entra\u00eenent des associations d\u2019id\u00e9es, des retours en arri\u00e8re, des anticipations. Ces paroles sont peut-\u00eatre un peu trop pr\u00e9tentieuses, mais je pense qu\u2019une pareille ambition sous-tend ces textes.\u00a0<\/span><\/p>\n<h3 class=\"p8\"><span class=\"s1\"><b>Vous n\u2019avez pas \u00e9t\u00e9 doux avec certains morts, notamment avec Mahmoud Darwich. Nous avons l\u2019impression que ce que vous avez \u00e9crit sur certaines personnes est un r\u00e8glement de compte.<\/b><\/span><\/h3>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">En effet, il s\u2019agit en quelque sorte d\u2019un r\u00e8glement de comptes dont la nature varie selon l\u2019individu en question. Dans le cas de Mahmoud Darwich, quelqu\u2019un que j\u2019ai connu personnellement, il s\u2019agit d\u2019un diff\u00e9rend profond. Je l\u2019avais d\u00e9j\u00e0 critiqu\u00e9 violemment dans un texte ant\u00e9rieur \u00e0 celui publi\u00e9 dans ce livre. En 1982, <strong>Darwich s\u2019\u00e9tait attaqu\u00e9 dans les pages du quotidien as-Safir \u00e0 un professeur de logique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 libanaise, Adel Fakhoury<\/strong>. Celui-ci avait publi\u00e9 un recueil de po\u00e9sie intitul\u00e9 <strong><em>Le Dioxyde de la douleur<\/em><\/strong>, dans lequel il exprimait son mal de vivre. Alors, du haut de son pi\u00e9destal, le po\u00e8te de la nation traita de d\u00e9faitiste ce simple professeur d\u2019universit\u00e9, un alcoolique av\u00e9r\u00e9 et inv\u00e9t\u00e9r\u00e9. Cela m\u2019a paru mesquin et r\u00e9v\u00e9lait une nullit\u00e9 totale sur les plans humain, intellectuel et po\u00e9tique<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">; j\u2019ai donc \u00e9crit \u00e0 l\u2019\u00e9poque qu\u2019apr\u00e8s les despotes militaires et leurs lois martiales, voici venu le temps du despote po\u00e9tique. En outre, je trouve que les vers de Darwich ne sont pas ceux d\u2019un po\u00e8te, mais d\u2019un rh\u00e9teur. C\u2019est un orateur qui harangue les foules, qui pr\u00e9voit les r\u00e9sonances de son vers, qui suscite ces r\u00e9sonances. Je pense qu\u2019en g\u00e9n\u00e9ral \u2013 et il y a bien s\u00fbr des exceptions \u2013, la po\u00e9sie arabe contemporaine ressemble \u00e0 ce qu\u2019est un p\u00e9plum au cin\u00e9ma.<\/span><\/p>\n<h3 class=\"p8\"><span class=\"s1\"><b>Certains de vos \u00e9crits portant sur la culture et la litt\u00e9rature, et surtout un grand nombre des articles rassembl\u00e9s dans ce nouveau livre, insinuent que la production culturelle dans le monde arabe est en g\u00e9n\u00e9ral de pi\u00e8tre qualit\u00e9\u2026 Qu\u2019est-ce qui explique cet \u00e9tat de choses<\/b><\/span><span class=\"s5\"><b>\u2009<\/b><\/span><span class=\"s1\"><b>?<\/b><\/span><\/h3>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">En effet, j\u2019ai r\u00e9dig\u00e9 en 1972 une th\u00e8se de doctorat intitul\u00e9e La Question de l\u2019histoire dans la pens\u00e9e arabe moderne, et dans laquelle je crois avoir mis la main sur quelque chose que je n\u2019ai malheureusement pas d\u00e9velopp\u00e9 par la suite. Dans cette th\u00e8se, j\u2019ai trouv\u00e9 que, depuis pr\u00e8s de deux si\u00e8cles, les discours des intellectuels arabes sur ce qu\u2019ils appellent la r\u00e9gression de leurs soci\u00e9t\u00e9s, ainsi que sur la possibilit\u00e9 d\u2019une renaissance de celles-ci, n\u2019atteignent par leur objet. Je demeure aujourd\u2019hui proche de cette vision des choses<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">: presque \u00e0 chaque fois que le discours arabe (qu\u2019il soit historique, politique, litt\u00e9raire ou autre) essaie de saisir un objet, ou plut\u00f4t une forme, ce discours-l\u00e0 se bloque. J\u2019appelle \u00ab<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">forme<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">\u00bb un ensemble ou un syst\u00e8me presque autosuffisant de relations internes \u00e0 une \u0153uvre<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">; une \u0153uvre pourrait \u00eatre un livre, une pi\u00e8ce de musique, un \u00e9v\u00e9nement historique, une institution, etc. Donc, \u00e0 chaque fois que ce discours devrait saisir une forme dans ce sens-l\u00e0 \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire reconna\u00eetre une autonomie de logique et de fonctionnement \u00e0 cette forme \u2013, il dissout son objet dans tout autre chose<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">: dans des sentiments et des croyances. Ainsi, lorsque le discours historique s\u2019occupe de l\u2019islam, il ne l\u2019envisage pas sous l\u2019aspect d\u2019un objet historique dot\u00e9 d\u2019une certaine autonomie et ayant des relations \u00e0 un contexte, \u00e0 un avant et un apr\u00e8s, mais il le consid\u00e8re comme une force incr\u00e9\u00e9e, une \u00e9vidence ou un objet de foi.\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">Je pense que cette incapacit\u00e9 \u00e0 saisir l\u2019objet est en m\u00eame temps \u2013 ce qui peut sembler paradoxal \u2013 une volont\u00e9 ou un d\u00e9sir d\u2019\u00e9chapper \u00e0 ce qui est per\u00e7u comme un carcan, c\u2019est-\u00e0-dire la forme, avec ses r\u00e8gles et ses limites. Et je crois que ce refus est \u00e9galement rep\u00e9rable dans le roman arabe. L\u2019essentiel dans un roman, c\u2019est d\u2019enclencher une trame qui, en un sens, ne renvoie qu\u2019\u00e0 elle-m\u00eame. Un roman se nourrit bien s\u00fbr de son contexte, mais il demeure une forme qui fonctionne selon un r\u00e9gime d\u2019autor\u00e9f\u00e9rence. Cette contrainte de logique interne, on la retrouve ne serait-ce que dans l\u2019\u00e9l\u00e9ment du ton. Alors, si tu commences un roman \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une \u00e9pop\u00e9e, et tu introduis ensuite des \u00e9l\u00e9ments picaresques, et puis apr\u00e8s des fanfaronnades, non seulement tu d\u00e9routeras le lecteur, mais tu perdras toi-m\u00eame le fil.<\/span><\/p>\n<h3 class=\"p8\"><span class=\"s1\"><b>Vous distinguez l\u2019\u00e9crivain de l\u2019intellectuel. Pouvez-vous expliquer en quoi consiste cette diff\u00e9rence<\/b><\/span><span class=\"s5\"><b>\u2009<\/b><\/span><span class=\"s1\"><b>?<\/b><\/span><\/h3>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">C\u2019est en fait une reprise de la distinction de Barthes entre l\u2019\u00e9crivain et l\u2019\u00e9crivant. L\u2019\u00e9crivain, c\u2019est celui par qui la langue devient probl\u00e9matique. Il ne cherche pas \u00e0 convaincre et n\u2019est donc pas m\u00fb par une volont\u00e9 argumentative<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">; il se laisse entra\u00eener par le mouvement m\u00eame de l\u2019\u00e9criture, un mouvement qui creuse et qui lui fait d\u00e9couvrir un objet autre que celui intellectuellement et intentionnellement vis\u00e9. \u00c9crire, c\u2019est donner naissance \u00e0 une forme. Quant \u00e0 l\u2019intellectuel, il est essentiellement un argumentateur, quelqu\u2019un qui veut prouver et convaincre. Ce qu\u2019il dit \u00e9puise son \u00ab<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">dire<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">\u00bb, selon le terme employ\u00e9 par certains linguistes. Il n\u2019y a nulle distance entre, d\u2019une part, la virtualit\u00e9 de ce qu\u2019il dit et d\u2019autre part, ce qu\u2019il dit effectivement, ce qu\u2019il montre et expose. Dans des soci\u00e9t\u00e9s comme les n\u00f4tres, l\u2019intellectuel est un agent au double sens du terme. C\u2019est d\u2019abord quelqu\u2019un qui agit, qui veut agir<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">; mais c\u2019est aussi un agent au sens de d\u00e9l\u00e9gu\u00e9, de repr\u00e9sentant d\u2019un parti ou d\u2019une id\u00e9ologie, un pr\u00e9pos\u00e9 \u00e0 l\u2019explication, \u00e0 l\u2019enjolivement, \u00e0 la fixation des objets. Il fige les objets, qui ne sont plus alors susceptibles d\u2019\u00e9voluer, de se transformer, de se diff\u00e9rencier et donc de susciter une multiplicit\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tations.<\/span><\/p>\n<h3 class=\"p8\"><span class=\"s1\"><b>Vous consid\u00e9rez-vous comme un \u00e9crivain ou comme un intellectuel<\/b><\/span><span class=\"s5\"><b>\u2009<\/b><\/span><span class=\"s1\"><b>?<\/b><\/span><\/h3>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">Quand certains affirment qu\u2019ils ne comprennent pas ce que j\u2019\u00e9cris, je me dis alors que je suis peut-\u00eatre un \u00e9crivain. Mais ce que je suis v\u00e9ritablement, j\u2019en laisse aux autres le jugement.<\/span><\/p>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\"><b>BIBLIOGRAPHIE<\/b><\/span><\/p>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p8\"><span class=\"s1\">Ahwal ahl al-ghaiba<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">: khatimat al-ahzan wal-marathi (Les \u00e9tats des absents<\/span><span class=\"s5\">\u2009<\/span><span class=\"s1\">: la fin des chagrins et des \u00e9l\u00e9gies) de Waddah Charara, \u00e9ditions Riad el-Rayyes, 2018, 384 p.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lorientlejour.com\/article\/1147465\/waddah-charara-les-morts-lecriture-et-la-culture-arabe.html\"><strong>OLJ<\/strong><\/a><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Publi\u00e9 sur Shaffaf le\u00a0 9 Dec , 2018<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u2009L\u2019intellectuel est un argumentateur, quelqu\u2019un qui veut prouver et convaincre.\u2009\u00bb &nbsp; &nbsp; La mani\u00e8re dont Waddah Charara traite les morts semble \u00e0 premi\u00e8re vue sacril\u00e8ge. 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